Le Niger engage un travail national sur l'écriture de son histoire

Le Niger a lancé un projet national consacré à l'écriture de son histoire générale. Un comité ad hoc a été officiellement installé à Niamey afin de collecter, croiser et structurer les sources orales, écrites et archéologiques, dans l'objectif de mieux transmettre la mémoire historique du pays.

30 Déc 2025 - 14:47
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Le Niger engage un travail national sur l'écriture de son histoire

À Niamey, le Premier ministre et ministre de l'Économie et des Finances, Ali Mahaman Lamine Zeine, a procédé à l'installation officielle d'un comité ad hoc chargé de l'écriture de l'histoire générale du Niger. La cérémonie se tient le 26 décembre, en présence de membres du Conseil national pour la Sauvegarde de la Patrie, de représentants du gouvernement et de plusieurs autres officiels.

Selon le chef du gouvernement, cette initiative vise à restituer aux Nigériens une connaissance structurée et documentée de leur passé. Il a souligné que l'enseignement de l'histoire joue un rôle central dans la compréhension du patrimoine commun et dans le renforcement du sentiment d'unité nationale. La connaissance de cette mémoire collective, a-t-il affirmé, contribue à légitimer l'engagement pour la souveraineté et à nourrir une dynamique nationale tournée vers l'avenir.

Le Premier ministre a rappelé que l'espace nigérien a été, au fil des siècles, le berceau de grands ensembles politiques et culturels, tels que le Kanem-Bornou, l'empire Songhaï, le sultanat de Damagaram ou encore les États haoussa. Cette histoire longue et complexe, marquée par des échanges, des résistances et des savoirs multiples, demeure cependant peu connue du grand public, en particulier des jeunes générations.

Il a également reconnu que des travaux universitaires existent depuis plusieurs décennies, mais que leur diffusion reste limitée. Ce déficit de vulgarisation contribue, selon lui, à une forme de rupture mémorielle. Il a comparé un peuple privé de son histoire à un individu ayant perdu la mémoire, soulignant l'importance de transmettre ce patrimoine immatériel.

Pour répondre à cet enjeu, le comité est appelé à collecter rapidement les données issues des sources orales, notamment auprès des anciens, des généalogistes et des griots, tout en les confrontant aux sources écrites et archéologiques. D'après Ali Mahaman Lamine Zeine, les autorités traditionnelles, les dirigeants religieux et les artistes devront également être consultés afin de produire un récit historique cohérent, fédérateur et au plus proche de la réalité vécue.

Le Premier ministre a insisté sur le caractère scientifique du travail attendu et sur la nécessité d'aboutir à un résultat rigoureux et solide. Il a assuré que ce projet, présenté comme une œuvre nationale inclusive, bénéficierait du soutien total de l'État et s'inscrit dans une volonté affirmée de compréhension du passé, de revitalisation du patriotisme et de préparation de l'avenir du pays.

Source: https://rtenafrique.tv/

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Commentaires (3)

User
Dart
Dart 10 mois
franchement pas une priorité évidemment mais c'est un classique des dictatures, aller fouiller l'histoire afin de la transformer et en faire un instrument de propagande pour s'autojustifier (soyez juste attentif aux conclusions qui en sortiront, vous verrez ;), ce sera exactement ce que je dis )... le vieux stratagème trop grillé pour qui a un cerveau...
Kinguiranke
Kinguiranke 10 mois
Bravo au grand peuple Nigerien et gloire au grand peuple de l'AES!
LeGoupil33
LeGoupil33 10 mois
Super, on va pouvoir enfin parler de l'esclavage africian et transsaharien. Un emanière de remettre les choses en ordre.
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