Mahmoud Ag Aghaly (MNLA) : "Donnez nous l'indépendance et ce sera la fin d'Aqmi" au Mali

21 Fév 2012 - 14:19
Mis à jour: 15 ans
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[caption id="attachment_49539" align="alignleft" width="245" caption="Mahmoud Ag Aghaly, MNLA (JA)"][/caption] JA. - Ancien enseignant et commerçant, Mahmoud Ag Aghaly est président du bureau politique du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA). Ex-membre de la rébellion du 23 mai – la rébellion de 2006 menée par feu Ibrahim Ag Bahanga – il revient sur les motivations du MNLA et appelle la communauté internationale à faire pression sur le Mali pour accorder à l'Azawad son indépendance. Interview. Jeune Afrique : L'Algérie ou encore le Burkina Faso sont prêts à être médiateurs dans la crise malienne, mais au sein du MNLA, certains préfèrent une médiation européenne ou moyen-orientale. Qu'en est-il exactement ? Mahmoud Ag Aghaly (en photo ci-dessous) : Nous sommes disposés à parler avec tous les pays qui veulent aider à régler le conflit, qu'ils soient de la sous-région ou d'ailleurs. L'essentiel étant que ce soit des médiateurs qui connaissent la région et ses problèmes, et qui aident à négocier une solution définitive. C'est en ce sens que les pays voisins de l'Azawad sont les bienvenus. De son côté une délégation de politiciens veut se rendre à Kidal pour obtenir un cessez-le-feu. Ont-ils des chances de réussir ?
Cela dépend du fond des discussions. S'ils viennent pour parler des modalités de l'indépendance de l'Azawad, oui, nous pourrons discuter. Vous n'avez pas l'air d'être très intéressés par cette initiative. Parce que depuis 1957, c'est la même chose. À l'époque déjà, les Touaregs avaient dit aux Français [les colonisateurs, NDLR] qu'ils ne voulaient pas être intégrés à la république malienne. Et depuis trente ans, on discute avec le gouvernement, on signe des accords, mais ils restent sans effet. Nous avons voulu être avec Bamako, mais Bamako n'a jamais voulu de nous. Les populations du nord et du sud du Mali sont trop différentes pour composer un état ensemble, comme le Mali et le Sénégal n'étaient pas faits pour être un seul pays. C'est pour ça que nous en appelons à la communauté internationale, afin qu'ils convainquent le Mali de nous donner notre indépendance. Concrètement, quelles promesses du gouvernement malien n'ont pas été tenues ? Sur le plan sanitaire, il n'y a presque rien dans le nord, il faut faire des kilomètres pour trouver un dispensaire. L'école, c'est pareil. Ce sont des Touaregs qui mènent des initiatives pour scolariser leurs enfants puisque l'État a démissionné. Ou bien il n'y a qu'à voir depuis quelques années : l'état bitume des routes un peu partout, mais pas dans le nord. Entre les capitale régionales du nord, aucune route n'est goudronnée : de Tombouctou à Gao, de Gao à Kidal, il n'y a pas de goudron ! Mais le Mali n'est pas très riche et il y a des difficultés un peu partout dans le pays. Vous n'avez pas l'impression que prendre les armes est un peu disproportionné ? Si c'est une question de moyens, alors le Mali devrait être soulagé de nous donner l'indépendance ! Mais nous savons bien qu'au fond, ce n'est pas une question de moyens, c'est une question de gouvernance et de volonté politique. Si vous avez l'indépendance demain, comment allez-vous développez l'Azawad ? Nous pouvons développer notre tourisme en valorisant mieux notre culture. Jusqu'à maintenant, c'est le Mali qui tire profit des richesses culturelles des Touaregs. Vous comptez beaucoup aussi sur le sous-sol de la région... Merci de poser cette question, parce que beaucoup de gens, notamment dans les pays occidentaux pensent que c'est le but de notre rébellion, ce qui est totalement faux ! Pour nous, c'est une question d'identité, une question de dignité. S'il n'y avait que les richesses du sous-sol, pourquoi l'Érythrée aurait pris les armes contre l'Éthiopie ? Le Sud-Soudan contre le Soudan ? Le Timor oriental contre l'Indonésie ? Les exemples ne manquent pas sur le continent et dans le monde... En attendant, l'Union africaine, la Communauté économique des états d'Afrique de l'Ouest (Cedeao), la France... Tous condamnent l'usage de la force et appellent à des négociations avec le gouvernement malien. Est-ce que vous n'avez pas peur de vous retrouver seuls ? Dès novembre 2010, nous avons tenté de faire comprendre aux autorités maliennes et à la communauté internationale la situation catastrophique dans laquelle se trouve l'Azawad. Mais il a fallu utiliser les armes pour que tout le monde entende nos cris. Donc nous respectons la Cedeao, l'UA et la France qui sont les seuls à pouvoir faire entendre raison au Mali. Mais nous leur demandons aussi de ne pas prendre le parti du président ATT qui a échoué dans sa mission. Ils doivent être impartiaux et voir le fond du problème de l'Azawad, car nous luttons pour le bien-être des populations. Leur bien-être certes, mais il y a tout de même plus de 40 000 déplacés dans les pays voisins. Ça ne vous donne pas envie de mettre balle à terre ? Merci d'évoquer le problème des réfugiés, parce que ça nous préoccupe beaucoup et j'en profite pour remercier les pays limitrophes et les ONG qui leur apportent de l'aide. Il faut comprendre aussi que ces déplacements sont dus à l'armée malienne. Premièrement, quand ils arrivent dans une ville, il ne font pas la distinction entre civils et combattants et tirent sur tout ce qui bouge. Deuxièmement, les déserteurs qui sont retournés dans les grandes villes se sont mêlés aux manifestations de femmes pour casser et piller les biens de la communauté arabo-touarègue qui y vit. Alors que du côté du MNLA, aucun civil blessé ou tué. Même les militaires, nous les laissons partir quand on les capture. Le MNLA dément la présence d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ses côtés, notamment à Aguelhok où vous niez également que des massacres aient été commis. Mais des témoins affirment aussi que des combattants du MNLA crient « Allah Akbar » sur le terrain. Du coup, on se demande si des intérêts communs ne justifient pas des alliances ponctuelles... Je le dis et je le répète : nous n'avons rien à voir avec Aqmi, nous ne sommes pas des trafiquants de drogue, nous ne sommes pas des bandits ! Pour nous, ce sont des actes qui polluent notre territoire et qui ont perduré à cause des autorités à Bamako. Pourquoi dans des pays comme la Mauritanie ou le Niger, ils n'ont pas de place ? Ces pays ne sont pas plus riches et n'ont pas plus de moyens militaires que le Mali. Mais ici, ces gens bénéficient de soutiens très haut placé. Nous disons à la communauté internationale « donnez-nous l'indépendance et vous verrez : ce sera la fin d'Aqmi, des enlèvements d'Occidentaux et du trafic de drogue ». Propos recueillis par Malika Groga-Bada pour jeuneafrique.com - 21/02/2012  

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Commentaires (91)

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kkka 15 ans
Vous les patriotes sincères vivant en France, soyez avec nous pour mener ce combat contre ces apatrides. Nous comptons sur vous pour dénicher leur branche politique et de leur faire tout ce qu'il vous est possible de poser contre acte négatif tendant à leur affaiblissement et même au delà.
Chers maliwebiens, ce monsieur veut nier l’évidence en avançant des contre vérités absolues du type « Sur le plan sanitaire, il n’y a presque rien dans le nord, il faut faire des kilomètres pour trouver un dispensaire. L’école, c’est pareil. Ce sont des Touaregs qui mènent des initiatives pour scolariser leurs enfants puisque l’État a démissionné. Ou bien il n’y a qu’à voir depuis quelques années : l’état bitume des routes un peu partout, mais pas dans le nord. Entre les capitale régionales du nord, aucune route n’est goudronnée : de Tombouctou à Gao, de Gao à Kidal, il n’y a pas de goudron ! » Je demande tout simplement à la CPS des départements de la santé et du développement social de publier dans la presse malienne les efforts faits par le Mali de 1991 à nos jours dans les différentes régions.En réalité il ya eu entre 2002 et 2009 selon une évaluation des investissements en matière de santé 10 fois plus d’argent par hbt dans la région de Kidal compartivement au Mali globabelement. Et sur le terrain, le CSRef de kidal est le meilleur du Mali en termes d’infrastructure et équipements. Il dispose du minimum requis de médecins généralistes, sage femmes et infirmiers.Et dipose de quelques spécialistes cubains contrairement à la majorité des CSRef du pays. Les quatre districts sanitaires de kidal disposent d’infrastures adaptées et du minimu requis de personnel qualifié non spécialisé, cependant en raison de l’insécurité créee et entretenue par Mr Aghali et ces semblables le personnel réside majoritairement à kidal. Cependant chaque mois le personnel effectue des tournées pour offrir gratuitement les soins aux populations desireuses. En terme de ratio personnel de santé-population à l’exception du district de bko, les régions nord du mali ont les meilleurs ratios, car la population est peu nombreuse, la disponiblité des ressources humaines s’est améliorée avec la création des écoles de santé dans chacune des régions, la recrutement systématique des agents formés dans ces écoles sur les fonds PPTE et la priorisation des régions nord dans l’affectation des agents recrutés sdans la fonction publique.Ces efforts se sont traduits par un plus forte réduction des taux de morbidité et de mortalité maternelle et infantile notamment à Gao, comparativement à Segou(voir EDSM IV, 2006). Concernant l’école, les meilleurs tausx de scolarisation sont enregistrés encore une fois dans les régions nord du Mali, le problème c’est la deperdition scolaire liée au mode de vie nomade. Des écoles sont construites un peu partout mais sont très peu fréquentées. Des cantines scolaires entretenues par l’Etat et ses partenaires existent dans la quasi totalité des zones nomades pour éviter les déperditions scolaires. Aussi, dans certaines fractions nomades less enseignants se déplacent avec la population pour pouvoir éduquer les enfants de la à dire que ce sont les touaregs eux mêmes qui mement des initiatives pour scolariser leurs enfants il y a un pas à ne pas franchir. C’est plutôt la population de de la région de Kayes qui devraient se plaindre, car ce sont les les ressortissants de cette région à l’exterieur qui font l’essentiel des investissements sociaux en lieu et place de l’Etat. Concernat les infrastructures de communication, la route Gao- Ansongo-Labbezanga avec le pont de Wabaria est de loin un des plus investissements réalisés sous ATT. La route Niono-Goumacoura qui ira jusqu’à Tombouctou est en construction. Le barrage de taoussa et la route Gao-Bourem sont en chantier pour ne citer que ceux ci. Et cette route ira jusqu’à Kidal.Cependant tous ces chantiers souffrent et souffriront de l’insécurité, entretenue par des touarges et arabes qui s’adonnent uax trafics de tout genre, aux enlèvements du bétail, aux enlèvements de véhicules de l’Etat et des partenaires au développement, même les ambulances ne sont pas épargnées.Des assassinats sont commis lors de ces forfaits avec la complicité passive ou active des leaders des communautés touaregs e arabes qui s’érigent en defenseurs des badits appréhendés au près des plus ahautes autorités (voir l’article du journal L’indépendant: les vrais obstacles à une paix durable au nord Mali, 15/02/2012). La véritable motivation des bandits qui se reclament du « MNLA » ou autres organisations terroristes basées au nord du Mali réside dans une volonté inaltérable d’indépendance vis à vis des populations majoritairement noires du Niger et du Mali(voir l’article du journal L’Aube du 21/02/2012, Projet indépendantiste touareg). Source (Omar SHARIF, Maliweb)
PRIMO 15 ans
Qu'on le pend haut et court ce bandit
:oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: Je pense qu’il ne sert à rien de discuter avec des gens écervelés. Comment imaginer un seul instant que le Mali cédera un iota de son territoire pour des bandits qui n’ont aucune légitimité? Et croire qu’ils se soucient des réfugiés, c’est tout simplement déplacer le problème. C’est gens là font leur commerce de cette façon là. Ce sont des oisifs qui, des microbes qui ne peuvent vivre qu’au crochet d’autres. Ceux qui prétendent être leur tête pensante ont toujours été derniers à l’école. C’est en la faveur de la discrimination positive qu’ils ont pu accéder à certains postes de responsabilité. Ils sont tout simplement méprisables. :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops:
cloud 15 ans
dites moi c'est vrai cette histoire de commando armé d'explosifs qui a été intercepté à Ségou ce matin et qui sont présentement à la gendarmerie avec la population qui veut aussi les tabasser? Kelk1 à l'info?
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