Lettre ouverte portant sur des propositions de Dr Anasser Ag Rhissa suite à la synthèse de la médiation dans le cadre du Processus inter-Maliens inclusif d’Alger
Dr ANASSER AG RHISSAEXPERT TIC ET GOUVERNANCE[/caption] Dr Anasser Ag Rhissa, Expert TIC et Gouvernance Excellence Monsieur le Président de la République du Mali, Excellence Mesdames et Messieurs les représentants des partenaires du Mali, Excellences Messieurs les médiateurs pour la crise Malienne, Excellences Messieurs les facilitateurs pour la crise Malienne, Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale du Mali, Excellence Monsieur le Premier Ministre du Mali, Excellences Mesdames et Messieurs les Ministres, Excellence Monsieur le Ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale du Mali, chef de la délégation Malienne aux pourparlers inclusifs, Excellence Monsieur le Haut représentant du Président Malien dans les pourparlers inclusifs inter-Maliens, Excellence Monsieur le Ministre de la réconciliation nationale, Excellence Monsieur le Ministre de la défense et des anciens combattants du Mali, Excellence Monsieur le Ministre de la sécurité et de l’intérieur, Excellence Monsieur le ministre de la communication, de l’économie numérique et de l’information du Mali, Mesdames et Messieurs les participants aux groupes thématiques du processus d’Alger, Mesdames et Messieurs les participants aux pourparlers inclusifs inter-Maliens, Chers frères et sœurs Maliens, Dans le cadre du processus d’Alger pour une paix durable au Mali, la synthèse réalisée par l’équipe de médiation internationale, ayant pour titre « Eléments pour un accord pour la paix et la réconciliation au Mali » est de bonne qualité mais on peut regretter le fait que le sentiment national soit exprimé ou ressorte de façon insuffisante. Pour l’équité et pour favoriser la réconciliation nationale, il est important de ne pas oublier les autres régions et les autres communautés du Mali. J’ai participé à l’atelier d’information et sensibilisation, organisé par le gouvernement Malien du 17 au 18 novembre 2014, sur les pourparlers inter-maliens inclusifs d’Alger précisément sur la synthèse de la médiation et le mémorandum du gouvernement et de la délégation Malienne en réponse à cette synthèse. Félicitations au gouvernement pour l’organisation de cet atelier. Placé sous la Présidence du Premier Ministre, Moussa Mara, cet atelier a regroupé un nombre très élevé de Maliens. Les Ministres des affaires étrangères et de la décentralisation y étaient présents ainsi que des anciens ministres, des membres de partis politiques, de la société civile, de l’assemblée nationale et des religieux. Le Ministre des affaires étrangères, Abdoulaye Diop, Chef de la délégation Malienne aux pourparlers inclusifs d’Alger, a présenté le mémorandum du gouvernement et de la délégation Malienne en réponse à la synthèse de la médiation. Le Ministre de la décentralisation et de la ville, Ousmane Sy, a piloté les débats en plénière. Vous trouverez ci-dessous mes propositions en réponse à la synthèse de la médiation. J’ai proposé certaines d’entre elles comme contributions à l’atelier précédent dont les recommandations iront au gouvernement et à la médiation. Mes propositions sont :
- Dans le préambule de la synthèse de la médiation, remplacer dérives à l’origine de la marginalisation d’une composante de notre peuple par dérives à l’origine de la crise.
- La nécessité de la promotion d’un développement durable, équitable et équilibré de l’ensemble des régions du Mali tenant compte de leurs potentialités respectives.
- Par soucis d’équité, il est plus judicieux de créer une agence nationale de développement communautaire mutualisant les ressources et pouvant les répartir adéquatement entre les différentes régions du Mali en les priorisant que de créer une zone de développement des seules régions du nord. Cette agence nationale travaillera en synergie avec les agences de développement qui seront installées dans toutes les régions.
- La nécessité de la participation (gouvernance participative), d’une bonne gouvernance du développement endogène local et la création des services adaptés au contexte dans le cadre de la régionalisation. La bonne gouvernance et une gestion au mérite doivent être promues. Ainsi, les quotas devront être éliminés.
- Il n’est pas nécessaire de créer des entités intégrées ou des régions intégrées car la mutualisation de ressources, l’expression des solidarités (inter-régions, inter générations) et le partenariat entre entités ou régions suffisent pour prendre en compte cet aspect. Une approche globale, intégrant tous les niveaux (local, régional, national, international), est indispensable pour cette mutualisation et la mise en œuvre des solidarités et des partenariats.
- La protection civile doit rester exclusivement une compétence nationale.
- Remplacer les termes police territoriale par police municipale.
- Faire attention que la police municipale et la police d’Etat n’aient pas de conflits de rôles.
- Instaurer des contrôles pour éviter la transformation de la police municipale en milice.
- La nécessité de concevoir et implanter une plateforme globale résiliente de bonne gouvernance de la défense stratégique et de sécurité durable au Mali en liaison avec les travaux qui se font au niveau de la zone sahel sur les mêmes thématiques.
- Lancer un audit des projets dans toutes les régions du Mali sur les quarante dernières années.
- Comme support à la CVJR (Commission Vérité, Justice et Réconciliation), contribuer à la réconciliation entre acteurs à travers le travail et des projets communautaires.
- Afin de réparer et indemniser les victimes, lancer une commission d’enquêtes sur ce qui s’est passé les quarante dernières années.
- Pour la bonne gouvernance juridique en liaison avec les travaux de la CVJR, je propose la création de trois plateformes TIC :
- Pendant la période transitoire, lancer des projets communautaires en utilisant le fonds d’affectation spéciale qui sera mis à disposition avec l’aide des partenaires.
- Prévoir un mécanisme de suivi-évaluation et un audit de chaque projet différents de ceux de la médiation.
- La nécessité d’un observateur indépendant devant changer tous les semestres.
- Lancer un appel pour cultiver le vivre ensemble partout au Mali afin de récolter la réconciliation nationale, la sécurité et la paix durables dans l’unité. Promouvoir un réseau d’initiatives pour le vivre ensemble et la réconciliation nationale.
- Lancer des séminaires de réconciliation nationale et régionalisation dans toutes les régions du Mali.
- Après l’accord définitif de paix, organiser un forum pour un aménagement idoine du territoire avec une structuration adaptée en collectivités territoriales dans le cadre de la régionalisation et de la décentralisation poussée.
- PREAMBULE
- Titre I : PRINCIPES ET ENGAGEMENTS GENERAUX
- Titre II : QUESTIONS POLITIQUES ET INSTITUTIONNELLES
- Niveau local /régional
- Niveau national
- - La bonne gouvernance et une gestion au mérite doivent être promues. Ainsi, les quotas devront être éliminés.
- Interactions entre les niveaux
- Titre III : QUESTIONS DE SECURITE ET DE DEFENSE
- Titre IV : Développement socio-économique et culturel des régions du nord
- Titre V : Réconciliation, justice et questions humanitaires
- Titre VI : PERIODE INTERIMAIRE
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