Bousculades meurtrières à Mina : Qui a failli pour mener au drame ?

04 Oct 2015 - 23:32
Mis à jour: 11 ans
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[caption id="attachment_1170292" align="aligncenter" width="730"]Au moins 310 morts dans un mouvement de foule à La Mecque Des secouristes saoudiens viennent en aide aux blessés, après le mouvement de foule meurtrier de ce jeudi 24 septembre à La Mecque.  REUTERS/Directorate of the Saudi Civil Defense/Handout[/caption] De diverses nationalités, plusieurs musulmans venus accomplir le rite de jet de pierres au Grand Satan ont péri à Jamarât, à l'entrée ouest de Mina en Arabie saoudite, localité située à 5 km à l’est de la Mecque. Alors que les raisons à l’origine de ce drame font un sujet de débats à travers le monde, maliweb.net vous livre ici dans l’anonymat, les confidences d’un Malien rescapé de Mina, non moins témoin oculaire de la scène. Bamako - 4/10/2015 - Tout serait parti, selon nos sources, du non-respect des règles préétablies par les autorités saoudiennes et auxquelles tous les pèlerins étaient tenus à se soumettre afin d’accomplir nettement leur rite. Par contre, plusieurs pèlerins ont profité de la négligence et des yeux doux des forces de l’ordre saoudiennes pour briser  les règles. Chose qui a malheureusement mené à l’irrémédiable. Nous sommes, le jeudi 24 septembre 2015. Il est 8 heures en Arabie Saoudite. Des milliers de personnes se croisent dans la vallée de Mina, dans une rue étroite de 14 mètres. D’une part, il s’agit de pèlerins en partance de la grande Mosquée de la Mecque pour Jamarât, lieu où ils comptent jeter des pierres au Grand Satan. En face, se détachent d’autres milliers de pèlerins ayant déjà accompli le rite de retour de Jamarât pour la grande Mosquée de la Mecque. Ce dernier groupe est majoritairement composé de Maliens. Cependant, nulle issue n’est pour un groupe bien conscient du danger de leur croisée pour céder le passage à l’autre. Pris de court, les forces de l’ordre saoudiennes tentent de mettre en place un cordon de sécurité dans le but de faire comprendre aux deux groupes affluant l’un vers l’autre que chacun doit mettre fin à son avancée. Erreur ! En plus de la fatigue qui ne cesse de gagner les pèlerins se plaignant depuis de la quantité et de la qualité de la restauration, beaucoup d’entre eux sont frappés par la soif et la faim. Outre la chaleur humaine qui fait grimper la température accentuée par l’arrêt de l’aération, l’oxygène se raréfie brusquement. Face à l’échec du cordon sécuritaire, rien n’indiquait l’alternative aux pèlerins à savoir s’il fallait avancer ou retourner car s’arrêter risque de durer très longtemps. Qu’il soit la première ou la seconde option, plus de communication, plus de repère, la volubilité s’installe et les pèlerins se croisent fatalement. L’espoir étant pour chaque pèlerin, de parvenir à se tirer d’affaire dans la rue pour se retrouver à l’autre bout. De la mosquée où l’on ignore ce qui se passe exactement à Mina, des pèlerins dans l’attente, se joignent aux bouts des files indiennes et y constituent une véritable force de blocage.  La confusion est à son comble. Dans l’étroite rue de Mina où les personnes s’épuisent à force de se battre sans succès, la folie est totale. Il suffit qu’un pèlerin étouffé au milieu de la foule s’effondre ou tente de sauver un proche épuisé pour se faire piétiner par des milliers d’autres en débandade dans les deux sens opposés. Dans l’espace de trente minutes,  le bilan est lourd. Quelques pèlerins ayant pu se sauver en provenance de Mina se rassemblent à la Mecque. Dans les minutes qui ont suivi, il est dénombré plus de trois cent personnes qui ne respirent plus. Des centaines de blessés sont admis aux urgences. Ainsi, contrairement à des vieilles images circulant sur le web, tous les morts et blessés de la bousculade ont été évacués. Aucune machine, aucun bulldozer n’a été utilisé pour évacuer les corps de victimes, a constaté ce témoin. En tout cas, la légèreté dont est accusé l’Etat saoudien pour n’avoir pas su contenir les pèlerins désobéissants à la règle est fondée. Et, il nous revient aussi que plusieurs pèlerins dont des Maliens en majorité, ont désobéi à la règle. Car, depuis la veille, tous les pèlerins de tous les horizons ont été avec précision, informés d’avance de l’heure exacte au cours de laquelle ils doivent effectuer sans encombre l’étape de Jamarât le lendemain matin à partir de Mouzdalifah (localité située au sud-est de Mina). Pour leur part, les Maliens étaient prévenus que de Mouzdalifah, ils devraient tous emprunter la rue Fahad et la rue Soukhoul-Arabe pour se retrouver à Mina à 10 heures locales exactement. C’est de là qu’ils iront avec d’autres à Jamarât. Par contre, dès 6 heures locales du matin, c’est-à-dire, quatre heures avant l’heure règlementaire que certains débutent l’excursion. Non seulement ils n’ont pas emprunté les rues à eux réservées, ces pèlerins maliens pour la plupart de la filière des agences de voyage, ont emprunté d’autres rues pour se rendre à Jamarât, jeter de pierres au Grand Satan pour se rabattre vers la Mecque afin d'effectuer une dernière circumambulation autour de la Kaaba. Leur raison évoquée était d’aller très tôt, effectuer ce rite et rentrer avant que le les autres pèlerins ne bondent les lieux. Malheureusement, après avoir marché près de 6 kilomètres la nuit (de Mouzdalifah où ils étaient sous des tentes à Jamarât-lieu exact où l’on jette le Satan-), ils étaient très fatigués et pris par le temps. A la Mecque, où il est l’heure (8 heures) pour le départ du groupe premier groupe, la communication s’embrase. La croisée devient inévitable car aucune mesure sécuritaire spécifique à cette croisée n’avait été prise d’avance étant donné que le scénario n’était pas dans le plan. Il faut noter que le fait de désobéir aux règles pour effectuer des différents rites  lors du pèlerinage à la Mecque est un comportement vieux et qui, à chaque année, donne du fil à retorde aux autorités saoudiennes. L’option étant pour des pèlerins craignant la mort par étouffement de se hâter à vite faire ce qu’il faut en évitant la masse. A la suite du drame, l’une des taches difficiles pour les autorités saoudiennes est de parvenir à identifier les victimes conservées dans les morgues des différents hôpitaux. Les encadreurs maliens aussi de toutes les filières, ont du mal à identifier les corps de victimes car ne connaissant pas tout le monde. Il faut souvent des jours pour que des blessés admis dans les urgences alors inconscients, se déclarent pour se faire identifier. Et, à l’heure même où nous mettons cette information en ligne, il nous est signalé que les 371 Maliens déclarés disparus font l’objet d’intenses recherches à partir de leurs pièces d’identité. Issiaka M Tamboura (maliweb.net)

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Commentaires (25)

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Diagouraga
Diagouraga 11 ans
Être menteur ne nous dit rien ,, mais quant il s agit de Dieu , toi menteur tu le payera Le journaliste , si tu es payer pour raconter des mensonges tu trouvera Dieu devant toi Que du mensonge raconter À partir de muzzalifa , tous les pèlerins quittent muzzalifa juste après la prière du matin , et non 10:00 h On complète la lapidation pour arriver à la Kaba entre 8:30 et 10:00 h Tous les médias du monde entier ont réclamé une négligence saoudienne , et mon frère malien dit que c est par manque d obéissance des maliens Pardonnent toi devant les pèlerins décédé sinon demain tu les trouvera devant toi De la Kaba a mina , le jour du Hajj il ya aucun pèlerin qui vient de Kaba pour aller lapider ,, tous les pèlerins viennent de muzzalifa , sauf les vieux, les malades et les enfant , qui continu en venant d Arafat pour aller dormir à mina , dorénavant ceux qui ont dormi à mina sont les premiers à lapidé et continu vers la Kaba , soit retourne à mina Soyons claire ,le jour de la fête il ya pas un seul pèlerin qui vient de Kaba pour mina , Le Hajj commence à un séjour d un jour à mina , et le lendemain direction Arafat , pour y passer toute la journée jusqu au tomber du soleil , après le coucher du soleil Arafat se vide , tout le monde se dirige vers muzzalifa , nous passons la nuit à muzzalifa , après la prière du matin muzzalifa se vide ,, tout les pèlerins se dirige vers Kaba pour compléter son Hajj ,, et si tu venais de la Kaba pour mina , c'est pour aller faire quoi Les saoudiens ont bloquer le passage pour que le prince saoudien fasse sa lapidation d'abord ,, et imagines si tu ferme la voie à 2.000.000 de personnes qui n ont qu une idée aller à Kaba pour compléter leur Hajj ,,, voilà la raison de la bousculade Le jour que vous seriez là-bas , vous vous donneriez raison que c est pas la faute de ni malien , ni arabe L histoire vrai ,, j vai vous raconter
pkagame
pkagame 11 ans
Donc selon cet article les maliens sont quelque part à l'origine de ce drame qui a fait pleurer le monde musulman? Si s'avère vrai donc ça serait la culmination de conséquence de l'incivisme dans lequel nos citoyens sont encrés depuis des décennies. Oui les maliens aiment le désordre et partout. Moi-même J’ai vu avec mes yeux pendant la période de Hadj comment quelques centaines de pèlerins maliens d'une même agence se bousculaient chaque jour pour les minibus qui les transportaient aller-retour entre leur hôtel et la Grande mosquée...je jure de Dieu... des personnes âgées de 50 ans ou plus en majorité... y en avait qui y se sont même blessé les pieds. Je me mettais toujours à l’ écart avec quelque uns en entente calme jusqu’au dernier minibus. Je me demandais toujours comment pouvaient-ils se comporter ainsi…. ? Où est la patience exigée au musulman ? Quand souhaite aller vite, en bon musulman ne devrait-on pas le souhaiter pour son prochain aussi… où est cet altruisme que la foi demande ? Enfin où est-elle passée l’hospitalité malienne dans tout ça ? Si c’est vrai donc les autorités saoudiennes auront appris à leur propre dépens…l’erreur d’avoir compté sur les maliens comme les autres pour la discipline et l’ordre public. Quelques heures en voiture à Bamako entre les Jakartas pourraient leur donner une idée. Oui 10 000 maliens, encadrés par des agences de voyage peu scrupuleux…qui ne se focalisent que sur leurs poches, doivent être surveillés de près.
Zin
Zin 11 ans
Le Malien rescapé qui a livré ses confidences ne nous dit pas qui il est ? de Quel groupe des deux il s'y trouvait?sa position dans les deux groupes?quels sont les fondements de ses dires ? avant de nous livrer ses questionnaires ,nous osons dire qu'il rejoint les propos du roi qui disait que c'est l'indispline des pèlerins ,ce type la qui vous parle n'est pas sincère ,il cherche à couvrir les vrais raisons du drame, il trouve à manger dans cette affaire de pèlerinage. Car il a toutes les raisons de vouloir défendre la Mecuqe sur les corps des personnes tuées. Qu'il ferme sa bouche pour qu'on pleure nos morts.
COULIBALY Yacouba
COULIBALY Yacouba 11 ans
Oui, je suis d'accord sur la version de la punition d'Allah soubhana-watalla, mais il y a des choses à revoir dans cette organisation de ce pèlerinage sans équivoque.
M. Guindeba
M. Guindeba 11 ans
Bonjour, Ne cherchons pas de bouc émissaire là ou il n'y a pas. Le problème et la solution sont tous deux d'ordre spirituel. C'est l’œuvre de Satan qu'ils croyaient lapider. Que l’Éternel Dieu vivant nous guide et nous accorde sa grâce qui mène au Salut. Amen! M. Guindeba
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