Contraintes liées à la mise en œuvre de l’Accord : Les regards croisés de la majorité, de l’opposition et des signataires

04 Juil 2016 - 00:09
Mis à jour: 10 ans
79
Contraintes liées à la mise en œuvre de l’Accord : Les regards croisés de la majorité, de l’opposition et des signataires
« Espace Balanzan »: La conférence nationale réclamée en tambours battant
«Regards croisés sur les contraintes politiques, institutionnelles et constitutionnelles de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali», c’était le thème d’une journée de réflexion initiée par la Fondation Balanzan pour la gouvernance et la stabilité, le jeudi 30 juin dernier au CICB. C’était en présence du Président de la Fondation, Moussa Makan Camara, et du représentant de l’OIF, Boubacar Abdrahamane Issa. La journée a rassemblé des représentants de la communauté internationale, les partis politiques de la majorité et de l'opposition, les principales organisations de la société civile, les représentants des Mouvements Signataires, la CMA et la Plateforme, des personnalités et de nombreuses personnes ressources. La Fondation Balanzan entend apporter sa modeste contribution à la mise en œuvre de l'accord pour la Paix et la réconciliation au Mali. Cette journée, dont la modération était assurée par Adam Thiam, éditorialiste, a réuni des panélistes de qualité comme le Pr Ali Nouhoum Diallo, Président de la Coordination des Mouvements Démocratiques (COMODE), Nancouma Keita, Secrétaire Politique du RPM, Tiébilé Dramé, Président du PARENA, Me Harouna Toureh, Porte-Parole de la Plateforme et Mohamed Ag Mahamoud, représentant de la CMA. Ils ont tous croisé leurs regards, avec l’assistance, sur les contraintes politiques, institutionnelles et constitutionnelles liées à la mise en œuvre de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali. Dans ses mots de bienvenue, le Président de la Fondation Balanzan a indiqué que «l'Accord n'est pas plus pas moins qu'une entente politique entre des parties en conflit, négocié dans un contexte donné, donc un compromis politique. Par conséquent, il importe d'en faire une gestion politique». «Gérer politiquement l'Accord suppose la construction continue d'un consensus et l'élargissement progressif de la base de ce consensus. Ceci est d'autant plus nécessaire parce que l'Accord dépasse largement le cadre d’un simple programme de gouvernement et constitue un instrument politique qui engage l'avenir du pays. En tant que tel, l'Accord va donc nécessairement au-delà d'une législature et sa gestion ne saurait s'accommoder de postures politiques classiques», a-t-il déclaré. C’est pourquoi il a souligné l’importance de transcender les clivages et de gérer de manière véritablement inclusive la mise en œuvre de l'accord. Dans ce sens, il a mis l’accent sur la nécessité de prendre en compte ses aspects exogènes, en s'interrogeant sur la stratégie à adopter contre les ennemis de la paix, autant que ses aspects endogènes, notamment en répondant à la demande d'inclusivité exprimée par les partis politiques de l'opposition et en assurant une meilleure intégration de Mouvements  comme la COMPIS 15. L’ancien Ambassadeur a aussi invité les parties signataires à chercher l'adhésion des populations, des acteurs politiques et des leaders d'opinion pour élargir la base de cet instrument politique. Selon lui, cet approfondissement est un défi pour les parties signataires, et devrait consister, en premier lieu, en une consultation de l'ensemble des Institutions de la République, principalement l'Assemblée Nationale. Il a aussi relevé que la Conférence d'entente nationale que prévoit l’Accord permettra un débat approfondi entre les différentes composantes de la Nation sur les causes profondes du conflit, afin de dégager les éléments d'une solution devant permettre au Mali de transcender la douloureuse épreuve infligée à son peuple. Selon lui, cette conférence sera le lieu idéal pour l'élaboration d'une Charte pour la Paix, l'Unité et la Réconciliation nationale, sur une base consensuelle. Youssouf Diallo  

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (79)

User
WISKY
WISKY 10 ans
Finalement il faut reconnaître que du travail a été fait et continu d'être fait par le gouvernement pour le retour de la paix. Cette entente permet de mettre fin aux blocages qu'a connu le processus de mise en place des accords de paix.
ALPHA16
ALPHA16 10 ans
Il est plus facile de faire la guerre que de faire la paix et la recherche de la paix demande des sacrifices que nous sommes obligés de les faire car nous voulons cette paix. Avec l'installation des autorités intermédiaires l'administration malienne sera présente au nord et le peuple malien sera le plus heureux cela sera une grande victoire que le gouvernement aura fait pour la conquête du nord.
BEATRICE
BEATRICE 10 ans
Le représentant de l’OIF Boubacar Abdrahamane Issa, en déclarant que les responsables de l’organisation attachent une très grande importance à tous les efforts engagés au Mali et dans toute la région saharienne pour enraciner davantage la paix et la stabilité, la sécurité en particulier à travers la mise en œuvre de l’accord de paix. Le volet sécuritaire est le vrai problème du peuple malien et pour cela nous demandons aux partis signataires des accords de paix l'entente.
ADJA CAMARA
ADJA CAMARA 10 ans
Mamadou DABO de “Zénith Balé” avait dit concernant les accords de paix de : “brûler les timbres du désaccord”. Mais est ce que cela est possible si les personnes qui sont contre l’accord de paix comme Tiébilé dramé et soumaïla cissé ne sont pas objectives? Rien ne peut être parfait sur cette terre. Concernant l’accord de paix; mieux vaut avoir un accord qui n’est pas parfait et qu’on peut s’atteler à en corriger les failles que de ne rien avoir. Mais si on doit le faire passer comme le pire des accords et en calomnier les initiateurs juste pour vouloir augmenter sa côte de popularité; qu’est ce le gouvernement peut donc faire si ce n’est les ignorer.
LAKOUILLE
LAKOUILLE 10 ans
Nous devons savoir que la Fondation Balazan avec l'organisation d'une journée de réflexion entend apporter sa contribution à la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali est vraiment salutaire et je pense que tout le peuple malien doit fait autant afin que nous regardons tous dans la même direction qui est le retour de la paix.
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (136)
  • Nfp (63)
  • Citoyen du monde (38)
  • Kankan (33)
  • Coulibaly Yacouba (22)