ATT récemment sur RFI : Les balivernes d’un apatride en cavale

03 Avr 2012 - 12:25
Mis à jour: 15 ans
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Dimanche dernier l’ex président de la république du Mali, s’est livré à un pitoyable jeu de justification sur RFI dans l’émission « Débat Africain de Alain Foka. Le même qui l’avait poussé à dévoiler ses insuffisances dans la gestion de la crise au nord du Mali. Dans sa misérable cachète ATT s’es encore une fois illustré par ses carences.  Nous vous soumettons la quintessence de ses propos. Jugez en vous-même.  Le Mali doit organiser, au mois de juin, une élection présidentielle dans un climat de guerre dans le nord du pays. Depuis le 17 janvier dernier, le Mouvement de libération de l’Azawad (MNLA) et d’autres rebelles touareg mènent une offensive visant à obtenir l’indépendance de cette région. A ceux qui accusent le président malien de ne pas vouloir mettre fin à cette rébellion qui entraverait le bon déroulement des élections et qui lui permettrait ainsi de se maintenir au pouvoir, Amadou Toumani Touré confirme l’organisation des élections et se dit «prêt à partir». Nous mettrons tout en œuvre pour que les conditions soient réunies et qu’au plus tard, le 10 juin, nous ayons un président de la République librement et démocratiquement élu. Cela fait 50 ans que le problème du Nord existe. Nos aînés l’ont géré ; nous le gérons et nos cadets continueront à le gérer. Ce problème ne finira pas demain. Par conséquent, je ne crois pas que cela soit censé de penser que la meilleure manière de rester, c’est de faire la guerre. S’il y avait à choisir entre le Mali et la guerre, je choisirai le Mali. Je suis prêt à partir ; je m’en irai et je souhaite, de tout mon cœur, que le Mali ait un président démocratiquement élu. Ce sera une victoire de la démocratie, bien plus importante que celle de la guerre. Cela me fait mal d’entendre dire que je laisse faire une guerre pour pouvoir rester au pouvoir. Rester à faire quoi ? Je suis déjà parti. Je partirai. D’abord, je respecte la constitution que j’ai faite moi-même et ensuite j’aurai une autre vie après le pouvoir. Amadou Toumani Touré considère que l’intégrité du territoire n’est pas menacée et qu’il n’y aura pas de période de transition. Il n’est dit dans aucun article de la constitution, qu’en cas de menace de l’intégrité du territoire, une période de transition est prévue. Quoi qu’il arrive sur le terrain, la mission fondamentale des forces armées est celle d’organiser les élections libres et transparentes. Ceux qui parlent de transition sont ceux qui sont pressés d’être ministres et convaincus de ne pas arriver au pouvoir par la voie des élections. Vous me parlez d’officiers qui peuvent décider de prendre le pouvoir puisque – disent-ils – je ne veux pas mettre fin à cette rébellion dans le nord du Mali. Mais qui sont-ils ? Je ne les ai jamais rencontrés. Que ce soit clair dans la tête de chacun : il y a des gens (des hommes politiques et des hommes de tous bords) qui sont déjà en train de faire leur petit chemin, parce qu’ils ne veulent pas qu’il y ait des élections et je pense que le plus mauvais service que l’on puisse rendre à notre pays, c’est de ne pas les organiser. Le nord du Mali est confronté au problème du terrorisme avec notamment la présence du groupe terroriste al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui s’y est développé pendant les dix dernières années – les dix ans de mandat du président Amadou Toumani Touré. A ceux qui l’accusent de laxisme avec le mouvement, il répond qu’il s’agit d’une menace internationale et appelle les Etats de la région à le combattre ensemble. Aqmi vient de tuer 70 jeunes Maliens. Vous pensez que nous avons été laxistes ?! Il y a deux, trois ans, nous avons perdu une trentaine de jeunes Maliens dans la guerre contre Aqmi. Vous pensez que nous avons été laxistes ?! Aqmi est une menace venue d’ailleurs ; c’est une menace internationale et c’est une organisation qui a des revendications plus lointaines qu’on ne le croit. Aqmi est internationale et interrégionale. Nous pensons que pour combattre Aqmi, un seul pays n’a pas les moyens suffisants. La guerre contre le terrorisme n’est pas seulement militaire ; c’est un problème de développement, de sécurité et de défense. La solution contre Aqmi ? Nous l’avons. Depuis 2006, j’ai demandé une conférence de chefs d’Etat et je n’ai pas réussi à l’avoir. Nous avons perdu six ans. Aqmi est une organisation internationale et transfrontalière ; la réponse doit être, par conséquent, transfrontalière. Comment font ces hommes pour vivre ? Où se rabattent-ils ? Où est-ce qu’ils mangent ? Le Mali s’est dit qu’il faut approuver un programme de cinq ans et créer une cohabitation qui ne soit pas profitable à Aqmi. Nous devons planifier et dégager des textes juridiques avec les pays de la région et occuper, avec nos armées, toute cette zone saharo-sahélienne. Les gens d’Aqmi sont en mouvement constant, allant de frontière à frontière et c’est pour cela qu’il faut que, tous ensembles, on bloque. Le Mali est partisan de tout cela. Le trafic de drogue est également un des points clefs de cette interview. Le président malien s’insurge lorsque des complicités au sein de sa propre armée sont évoquées et qu’on le soupçonne de fermer les yeux. Ce n’est pas vrai ! S’il y a des complicités, c’est au niveau du MNLA. Les 300 à 350 véhicules qui se promènent dans cette bande ont besoin de carburant ; de pneus ; d’huile ; de réparations. Tous ces narcotrafiquants ont besoin de logistique et d’alimentation. Qui les nourrit ? Où se ravitaillent-ils ? Pour quelles raisons fermerions-nous les yeux ? Nous nous battons contre un trafic transfrontalier ; nous détenons des hommes ; nous les mettons en prison… et vous pensez que nous fermons les yeux ?! C’est une accusation gratuite. Pour arriver jusqu’ici, la drogue est bien partie de quelque part. Nous, on ne plante pas de drogue dans le désert ; il n’y a pas un arbre qui pousse. Donc, d’où est-ce qu’elle vient ? La drogue est intercontinentale ; elle ne nous est pas destinée mais nous sommes une zone de passage, malgré nous. Lutter contre ce trafic exige un large dispositif qui implique plusieurs pays, plusieurs continents et plusieurs services qui ont, chacun, une part de responsabilité. Par conséquent, dire que nous fermons les yeux, c’est trop dire. Nous nous battons avec les moyens que nous avons. B DICKO

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Commentaires (50)

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hmaliba 15 ans
B Dicko si vous n'avez pas d'informations de grâce ne nous balancez pas de vieux articles.Merci. God bless Mali.
baros1er 15 ans
Trop de langage trop de linguistique prenez les armes pour libérer votre pays qui est si chère pour vous tous.
mes amis ne vous trompez pas d ennemi,l ennemie c est bien ces puchistes qui ont reneverser cet idiot att et qu ils ne peuvent pas combattre aqmi et veulent pas demissionner.LE MALI EST L UN DES PAYS LE PLUS PAUVRE DU MONDE L AVANT DERNIER SUR LE GLOBE,sans l aide de nos partenaires economique et une relation commercialle sous-regionale notre pays ne s ensortira jamais.QUANT-ON A DE L ORGUEL,ON DOIT ALLER COMBATTRE CES BANDITS ARMEES,c est honteux d etre malien.la honte est malienne.l armee malienne a ridiculee le peuple malien,j ai honte d etre malien.
"I-L'Homme : ATT Issu d'une famille de caste, le Général ATT a connu une enfance difficile. Cette origine sociale est d'une importance capitale dans une société comme le Mali qui est fortement ancré dans la tradition. En effet, beaucoup de sages au Mali pensent, eu égard à son rang social, que quelle que soit la volonté d'ATT, il ne pourra jamais faire avancer ce pays. De leur avis, les actes posés par un homme de caste sont toujours voués à l'échec : façonné par cette origine sociale qui crée chez lui un complexe d'infériorité qui explique son parcours et l'échec de sa gestion du pouvoir. Amadou Toumani Touré dit ATT fit des études normales qui le conduiront à l'École Normale Secondaire de Badalabougou (ENSEC) avant d'être incorporé dans l'armée sur conseil de feu le lieutenant colonel Kissima Dounkara dont il connaissait la femme pour avoir fait l'ENSEC ensemble. Déclaré inapte au recrutement, ATT intégra finalement l'armée grâce à l'intervention du Dr MACALOU. Après l'école interarmes de Kati (EMIA) où il fut élève officier de 1969 à 1972, ATT fut promu Lieutenant. En 1978, il devint Capitaine et suivit plusieurs formations dans les grandes écoles militaires, notamment en France. En 1984, il devient Commandant de la garde présidentielle. Sur intervention de Monsieur NOUMANZANA, opérateur économique et ressortissant de Mopti, auprès du Président Moussa TRAORE, ATT obtient le commandement du bataillon Para de Djicoroni (garde présidentielle). A la faveur d'une crise politico-sociale, ATT et certains de ses compagnons militaires mirent fin par un coup d'État à 23 années de régime du Général Moussa TRAORE. Durant 14 mois à la tête du pays, ATT organise la conférence nationale du 29 juillet au 12 août 1991 et les élections générales en 1992 (présidentielles et législatives). II-Des trahisions d'ATT à la revolution de Mars 1991 : Les observateurs de la scène politique, qui s'étonnent aujourd'hui de voir des actes d'infidélité posés par le Général ATT, ignorent que ce dernier a toujours agi ainsi depuis le régime de Moussa TRAORE. En effet, quelques mois avant la disparition tragique du président Modibo KEITA, alors détenu au camp des parachutistes de Djicoroni, le Lieutenant Colonel Kissima Dounkara avait commencé à avoir de la sympathie pour ce dernier avec qui il s'entretenait très souvent. C'est le Lieutenant ATT qui informait Moussa TRAORE, alors Président de la République, des entretiens entre Feu Modibo KEITA et Kissima DOUNKARA. Bien introduit dans la famille de Moussa TRAORE dont le fils IDI veillait sur ses intérêts auprès de son père, ATT n'hésita pas à récupérer le mouvement démocratique dont les leaders étaient en relation avec lui dans la clandestinité. L'interview accordée par Soumeylou Boubèye MAIGA dans Jeune Afrique (N°1952 du 9 au 15 juin 1998) et la reconnaissance du militantisme d'ATT par le président de l'ADEMA bien avant la révolution de mars 91, témoignent de l'existence de cette relation. C'est donc pour se faire bonne conscience que le Général envoyait à chaque fête de Tabaski un bélier au Général Moussa TRAORE alors détenu à Markala, dans la 4e région administrative du Mali, Ségou. Après le coup d'État de 1991, le Colonel Oumar DIALLO dit Burrus, qui est de la même promotion qu'ATT, fut la première victime de ce dernier. En effet, l'ambition et l'intelligence de Oumar DIALLO, qui pouvaient faire de l'ombre à ATT, suffisaient pour l'écarter, l'emprisonner et le sortir enfin de l'armée. Par ailleurs, si l'expérience transitoire du pouvoir d'ATT a permis de jeter les bases de la démocratisation de notre pays, elle a en outre permis à ATT de goûter aux délices du pouvoir. Toutes choses qui auraient entraîné chez lui les velléités de se maintenir au pouvoir en prolongeant la transition. N'eût été la persévérance du mouvement démocratique, ATT se serait maintenu au pouvoir. Et la boutade lancée à l'époque par ATT, à savoir « seul un fou désire être le président du Mali », était loin d'exprimer sa volonté de quitter le pouvoir." LISEZ L'INTEGRALITE DE ATTCRATIE LA PROMOTION D'UN HOMME ET DE SON CLAN et vous comprendrez que nous ne sommes pas là actuellement par hasard.
apsat1 15 ans
Je pense que s'il ya balivernes, c'est bien dans votre analyse. selon vous on est voué à l’échec parce que on naît dans un milieu social et pas autre chose. c'est une fatalité et on ne peut pas changer. c'est ridicule comme opinion. Pour moi, ATT reste un grand homme et un Président honorable. c'est un homme qui a ses forces et ses faiblesses. et une de ses grandes failles est justement d’être trop bon. Il cherche à éviter de tuer tant qu'on peut régler autrement. son défaut c'est d'avoir oublié qu’être Président c'est aussi prendre de grandes décisions et particulièrement de faire la guerre à ceux qui nous la déclarent. Car s'il avait ete ferme depuis le départ de la rébellion, on en serait pas là aujourd'hui. il aurait liquidé des hommes des deux cotes. Mais c'est aussi cela la réalité. c'est sa grande générosité qui l'a perdu et non une prétendue ascendance caste ou noble. Je suis une peule rouge comme on dit. Mais il est temps que nous jeunes passons à autre chose que des jugements futiles sur la réussite ou l’échec de quelque'un.
Je suis d'accord avec vous!!!!! On a d'autres chats à fouetter, que de s'occuper de la vie sociale des gens!!!
Mbafopia 15 ans
Quelle bassesse de critiquer les origines d'un homme comme ATT ou d'un homme tout court? Quel manque d'argumentation, de raison valable que de s'attaquer a cet homme qui a tout donne pour la democratie?
nbkeita 15 ans
BONJOUR TOUT LE MONDE CHERS MALIENS IL EST TEMPS DE FAIRE RECOURIR A NOS VALEURS ANCESTRALES. NOS GRANDS PÈRES ONT TOUJOURS DIT QU'UN ENFANT NATUREL PEUT BIEN COMMENCER MAIS TERMINE TOUJOURS MAL. CHERS MALIENS EST CE QUE AU MOMENT OU NOUS VOTONS NOUS TENONS COMPTE DE CES FACTEURS? CHERS MALIENS AUJOURD'HUI NOTRE MALIBA EST MALADE PAR LA FAUTE DE TRAHISON DE LA PART DE TOUS LES MALIENS CAR NOUS AVONS LAISSE NOTRE MALIBA SOUS LA MAIN DE CE PETIT MONSIEUR. 'MALI PEUT TREMBLER COMME L'EAU DE CALEBASSE MAIS NE PEUT JAMAIS ETRE RENVERSE'. CHER ADO UN PETIT MOT POUR TOI TU as UNE MEMOIRE COURTE. EN 2002 C'EST LE MALI QUI A ACCUEILLI TA MAMAN ET NON ATT. DIEU VOIT TOUT DIEU ENTEND TOUT DIEU FAIT TOUT QUE DIEU SAUVE NOTRE MALIBA A L'HONNEUR DU PROPHÈTE MOHAMED PSL.
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