Le Capitaine Amadou Haya Sanogo hier face à la presse : "Nous n'avons reçu aucun soutien de la part du gouvernement de transition pour aider les forces de sécurité et de défense"

19 Sept 2012 - 10:43
Mis à jour: 14 ans
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L'ex-chef de la junte, le Capitaine Amadou Haya Sanogo a rencontré, hier mardi 18 septembre dans son quartier général, les journalistes en vue d'échanger sur les sujets brulants de l'actualité. Lors de cette rencontre, l'ex-chef de la junte  a déploré  le manque de soutien du gouvernement de transition, mis en place pour aider les forces de sécurité et de défense. Y compris le peuple Malien. [caption id="attachment_92972" align="aligncenter" width="610"] Le Capitaine Amadou Haya Sanogo face à la presse le 18 septembre 2012 (photo indépendant)[/caption] D'entrée de jeu, le Capitaine Amadou Haya Sanogo s'est dit très heureux de la tenue de cette rencontre et a salué les hommes de média qui sont des porteurs de messages venus à la source de l'information. Il a rassuré les journalistes de sa totale disponibilité pour répondre à toutes les questions relatives à la vie de la nation ou donner les informations dont ils auront besoin. Il les a invités au professionnalisme dans le traitement de leurs informations. En répondant à la question sur son silence depuis un certain temps, le Capitaine Amadou Haya Sanogo affirme qu'après avoir accepté le retour à l'ordre constitutionnel, lui et ses hommes étaient obligés de se réserver. Certes, son intervention de la semaine dernière était une obligation pour lui de mettre fin à toutes les rumeurs qui intoxiquaient le pays. " Quand je me fais rare, ce n'est pas une stratégie. Mais, je dois me faire rare pour laisser la place aux autorités mises en place afin qu'elles puissent accomplir leurs missions", a-t-il déclaré. S'agissant du déploiement des forces de sécurité et de défense au front, le Capitaine a indiqué qu'à sa qualité de président du Comité militaire de suivi de la réforme des forces de défense et de sécurité, il est de son devoir d'équiper ses hommes, de les former et de les proposer les solutions concrètes pour aider la chaine hiérarchique, qui est si solidaire, pour assister à nos forces de sécurité et de défense. De ce fait, en tant que soldat, il dit et maintient : "Si ma personne est nécessaire pour aller combattre pour libérer le Mali, je le ferais avec mes hommes. Le Capitaine est un malien comme les autres. Et en tant qu'officier, on prête le serment de sauver le pays quelque soit l'origine de la menace. Et également le Capitaine ne peut faire de ce pays ce que les Maliens veulent  que le Mali soit". En ce concerne la libération de la région du septentrion, il répondit : "On est l'a dessus. Mais je vous affirme que depuis le début des événements du 22 mars,  toutes les organisations internationales et sous-régionales ont tous exprimé leur ras-le-bol. Alors que nous n'avons reçu aucun soutien de la part des différentes organisations ni de la part du gouvernement de transition qui a été mis en place pour aider les forces de sécurité et de défense. Mais au contraire, quand les soldats n'avaient plus le moral pour aller se battre et qu'ils n'avaient plus foi en sa chaine de commandement, on l'a restauré le plus vite que possible. Ce qui était mon premier combat. Raison pour laquelle nous avons rehaussé la prime de guerre qui est passée de 6 000 à 50 000 FCFA. Voilà pourquoi nous avons plus de volontaires à Sévaré et dans les autres régions qu'à Bamako. Ils sont prêts et ont le moral. Ils ne sont plus à Savaré, ils ont fait des avancées avec la manière tout en consolidant nos acquis". A le croire, au jour d'aujourd'hui,  le moral des soldats maliens est au top.  "J'ai rarement vu les soldats maliens aussi déterminés qu'aujourd'hui", a-t-il déclaré. Pour ce qui est le blocage des armes dans les pays limitrophes,  l'ex-chef de la junte a indiqué que les blocages des matériels étaient dus à l'embargo  imposé par CEDEAO. Mais pas une semaine, le dernier problème était situé au niveau du paiement des frais de transport qui s'élevait à environ 450 000 dollars, soit environ 234 millions de FCFA. Avant de poursuivre que puisse que le CEDEAO avait bloqué le bateau qui était obligé de payer des frais. Selon Capitaine Sanogo, avant-hier, ils ont été informés que les frais ont été payés et que les matériels doivent-être débarqués. "Si on les reçoit, nous allons nous battre. Sans problème. Le Capitaine ne peut pas prendre des armes pour aller se battre pour l'acquisition des matériels. Je dis non. C'est le moment où le peuple Malien doit-être derrière son armée. Actuellement, nous avons deux missions. La première c'est le combat du Nord et ce combat nous allons le faire. Personne ne le fera à notre place. La seconde mission est qu'après la guerre au Nord, il faut qu'on ait une armée forte pour que cette crise ne se répète plus. Les deux étapes sont nécessaires. Le Capitaine seul ne peut pas faire tout cela. Mais malheureusement,  je ne vois pas le peuple Malien. Nous allons faire inchallah cette guerre et le Mali sera uni",  a-t-il laissé entendre. Enfin, concernant l'appui de la force étrangère, le Capitaine a énuméré quelques besoins. Il s'agit, entre autres, du besoin logistique, l'appui aérien et les informations sur le terrain, des gros moyens dont le Mali ne dispose pas encore. "Il y a des armes dont  nous avons besoins pour le combat de proximité, de profondeur et pour le soutien aérien. Si tous ces moyens ne sont pas disponibles au Mali, nous avons l'obligation de les demander à un pays partenaire.  Mais, il ne faudra pas qu'on nous impose des choses que nous n'avons pas besoins", a-t-il conclu.                                      B runo D SEGBEDJI

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Commentaires (66)

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tientigu
tientigu 14 ans
capitaine nous vous soutenons allez jusqu'au bout
SISSOKO VALENCIA
SISSOKO VALENCIA 14 ans
Tres cher CAPITAINE,vous avez tout notre soutien moral et toutes nos benedictions.De la part de tous les ressortissants maliens en Espagne.Que Dieu sauve le MALI.
Mamou COULIBALY
Mamou COULIBALY 14 ans
Nous vous accompagnerions avec tout le soutien moral et intellectuel dont vous auriez besoin. Cette guerre nous la gagnerions par la volonté de Dieu contre les ennemis de Dieu qui veulent faire une guerre de religion au Mali.Ils veulent faire du Mali un lieu de commerces d'otages de commerce pour la vente et le transit de leurs drogues et armes. Notre pays même à 99,9999% de musulmans restera une république laïc et démocratique éternellement indivisible. Que ceux qui veulent nous transformer en esclaves et nous mettre en burqa de deuil noir se détrompent. Nous sommes des femmes libre et on restera éternellement libre. A bas leurs complices de Bamako qui veulent nous intimider en remplissent les stades au lieu d'aller prier dans les mosquées. Honte à vous dans vos rêves de gagner le pouvoir les richesse et les petites filles si bas au lieu de suivre Dieu qui est vivant et qui n'a pas les mains coupées. Femmes de Kidal,Femmes de Gao, Femmes de Tombuctu,nous sommes avec vous votre libération est proche.
nonalinertie
nonalinertie 14 ans
VERS L’IVOIRISATION ET LA COLOMBISATION DU MALI ? 1. Etant ressortissant du Nord Mali, je ne crois pas me tromper en affirmant que je n’ai aucune crainte pour une ‘’afghanisation’’ ou une ‘’somalisation’’ du Mali (aucun nordiste n’est ou ne sera un djihadiste pur et dur : ‘’un fanatique’’ comme on aime à les présenter). Les jeunes maliens qui rejoignent ANE SARDINE, AQMI ou autre MUJAO le font uniquement pour le ventre, puisque c’est la seule activité rentable qui reste à leur portée. Il n’y a aucune idéologie derrière : ni indépendance, ni autonomie, a fortiori de Charia. Comme des initiateurs de ces mouvements d’ailleurs. Tous les actes qu’ils posent sont : i) anti religieux : vols, viols, pillages et saccages, enlèvements voire assassinats d’innocents d’une part, flagellations, amputations, lapidations, appliqués aux autres d’autre part, ou ii) anti indépendantistes : tous les investissements étrangers et l’essentiel des activités ordinaires des populations au Nord sont à l’arrêt et le resteront tant que ces bandits seront présents. 2. Cependant le vrai danger du Nord Mali est la criminalisation chronique ‘’colombisation’’ qui s’installe : consommation de drogues et trafics en tout genre pour les jeunes nordistes. Etant accros à ces activités, il sera quasiment impossible pour eux de décrocher plus tard, aucune activité n’étant aussi rentable et moins pénible. En ce moment, ce sont les jeunes nordistes qui se spécialiseront dans les trafics et la piraterie au Sud Mali, dans les pays voisins pour se réfugier tranquillement dans leur repère nord malien. 3. A entendre BLAISE COMPAORE, il semble que la CEDEAO cherche maintenant à se protéger du Mali actuel. L’armée malienne fuyant les barbus, résiste, craint les troupes de la CEDEAO à cause des exactions commises contre les civils et de l’humiliation qu’elle a fait subir aux Présidents. Si cette tendance se poursuit, devant LE SILENCE ASSOURDISSANT DE LA MAJORITE MALIENNE qui fait mine de se moquer éperdument des fermetures d’usines, d’hôtels, des entreprises, des ONG, du chômage grandissant (même EDM connait actuellement d’énormes difficultés financières), il est à prévoir une IVOIRISATION (partage du pays en deux) ET UNE CRIMINALISATION DU MALI. Pour une décennie ? Car, c’est toujours la toute petite minorité d’anarchistes, de sadomasochistes et de réactionnaires qu’on entend le plus. En attendant, le pays tout entier ne fait que s’enfoncer tous les jours, un peu plus, dans de profondeurs abyssales…
Gab
Gab 14 ans
Capitaine ne raconte pas des histoires vous êtes des lâches. Vous n avez pas de moyens pour aller au nord mais vous avez des moyens pour vous battre à Bamako. Contre vos frères d armes et vous avez dit que si la CDEAO intervenait à bamkoise ils vont faire face à des répliques fortes vous allez le faire avec quoi ? Vraiment nous avons marre de vous et de tes sbires lâches de cndre.si vous êtes incapables taisez vous et laisser les vrais militaires maliens et extérieur venir libérez notre pays. Vous en voulez au peuple malien pour ne pas vous soutenir que peut il faire pour des prédateurs militaires qui sont venus pour leurs interets personnels En six moi des pauvres bougres du cndre achètent cash des maisons à Bamako Alors vous voulez notre argent pour acheter des biens personnels? Non Vous vous compare à Degaule et autre mais vous êtes malades Vous même vous avez dit que vous échoue partout au DÉFI à l entrée de l IMIa ... Que est se qui prouve que vous aller réussir maintenant. NOUS NE VOULONS PLUS DE DISCOURS POUR LE MALI MAIS DES ACTES POSITIFS ET BÉNÉFIQUES POUR TOUT LE MALI. NOUS NOUS NE VOULONS PLUS DE MÉDIOCRES , DE VOLEURS D ANTIPATRIOTE . BARRE TOI ET LAISSE LE MALI AVANCER.
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