Mali: des soldats mécontents de leurs chefs prennent des armes à Kati, siège de l'ex-junte (SYNTHESE)

01 Oct 2013 - 07:30
Mis à jour: 13 ans
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JunteDes soldats de l'ex-junte dirigée par le général Amadou Haya Sanogo se sont révoltés lundi dans la matinée dans leur camp à Kati pour, dit-on, exprimer leur colère et réclamer des grades supérieurs, a-t-on appris des sources.     Lundi dans la matinée, les "mutins ont défoncé les portes du SMB (service matériels bâtiments, là sont stockées les armes), avant de commencer les hostilités contre des responsables de la junte, pour avoir bloqué leur nomination au grade supérieur à titre exceptionnel, entre autres raisons", a déclaré un habitant de Kati.     Les mutins "estiment" qu'ils ont été "trahis par certains de leurs chefs notamment le général Sanogo et l'adjudant Seyba Traoré. Ces deux n'ont pas été arrêtés, mais la maison de l'adjudant a été saccagée".     Les tirs ont cessé, mais jusqu'au soir, les mutins sont sur leur garde avec les armes. Ils sont notamment au niveau du château d'eau aux alentours du siège de la junte à Kati, a précisé un journaliste local.     Dans la matinée, une source militaire avait confié à Xinhua que "Il s'agit des éléments de la garde rapprochée du capitaine Amadou Konaré et du colonel Youssouf Traoré, qui accusent le chef de cabinet du Comité de suivi des reformes d'avoir enlevé leurs noms sur la liste de nomination au grade supérieur et d'oublier superbement le capitaine Konaré pour la promotion exceptionnelle".     Cette même source avait ajouté que les mutins "sont venus avec des fusils mitrailleurs vers 10h00 et ont commencé à tirer partout. Ils ont ensuite enlevé le lieutenant-colonel Mohamed El Habib Diallo pour une destination inconnue".     Par ailleurs, aux dernières nouvelles, "le lieutenant-colonel Mohamed El Habib Diallo serait blessé par balle", a indiqué une source civile à Kati en début de soirée, ajoutant : "le militaire qui dirige cette mutinerie n'est pas encore connu".     "Pour l'instant, la révolte est clandestinement dirigée, on ne sait pas l'identité de son auteur. On ne connaît pas non plus où se trouvent le général Sanogo et l'adjudant Seyba Diarra, tout comme le capitaine Amadou Konaré et le colonel Youssouf Traoré", a précisé cette même source civile.     Un officier en service au ministère malien de la Défense, qui n'a pas souhaité de faire de commentaire sur l'affaire, s'est contenté de dire : " la situation est calme".     "Il reste à savoir comment les autorités maliennes comptent désarmer ces mutins décidés à aller jusqu'au bout ?", s'interroge un citoyen malien. Pour rappel, le 22 mars 2012, le président Amadou Toumani Touré a été renversé par un coup d'Etat militaire dirigé le capitaine Amadou Haya Sanogo, devenu général par la suite, à l'image d'autres officiers de la junte.    
Source: Agence de presse Xinhua

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Commentaires (12)

User
Emoo
Emoo 13 ans
IBK un homme de poigne, un homme de discours. Les maliens veulent vraiment sentir ta rigueur dans les actes et non dans les bla bla comme la recréation est terminée . Si une recréation est terminée c'est bien la tienne. Apres ton plan machiavélique réussi il faut maintenant montrer les résultats pour ces vieillards qui ont brave la pluie et le poids de l'âge pour aller voter pour toi avec seulement 50% de participation alors que la Guinée vient de faire aisément 80% de taux de participation. On peut appeler cela mobilisation massive... Dans tous les cas on ve veut entendre de ministres caillasses ou de mutinerie a Kati.... rappelles toi c'est de la que la fronde qui a emporte le vieux commando est parti et on ne peut te souhaiter moins....
djonkiss est un miserable marionete un traitre..
moises
moises 13 ans
On n'en finira plus jamais avec les mutinirie dans ce pays, car pour etre recompenser il faut faire une mutinerie. Quand tu regnes par les armes tu periras par les armes <> dit le grand frere Alpha Blondi...
nonalinertie
nonalinertie 13 ans
Quel intérêt y a t-il à garder des militaires se saouler la gueule ou à rançonner des gens à Bamako? Ou même à Sikasso? La sécurité de Koulouba et de la ville est assurée par des gardes, des policiers et des gendarmes. Si on peut se réjouir que AYA et ses fainéants s'entredéchirent à Kati, il faut reconnaître qu'ils troublent la quiétude des paisibles citoyens. Alors, unique solution puisqu'ils ne veulent gagner leurs galons qu'auprès de leurs femmes: les déshabiller.
nonalinertie
nonalinertie 13 ans
Qu'est ce qu'il y a de bien compliqué à dégager quelques farfelus semi armés au Gouvernorat de Kidal? Pour combien de temps va perdurer cette humiliation du Gouverneur qui est délogé de chez lui à la barbe des militaires maliens, de la MINUSMA et de SERVAL? Qu'est ce qu'on attend pour envoyer un bon contingent de policiers ''Ninjas'' pour corriger les badauds qui osent même s'attaquer aux ministres, voire aux militaires? Mais quel intérêt a la France de réveiller un MNLA qui était éliminé par ses anciens amis djihadistes? L'instrumentaliser pour acquérir les marchés du Mali par entente directe? Sinon, il est prouvé depuis belle lurette que ce n'est pas le MNLA qui servira à quelque chose dans la libération des otages français. ET LA FRANCE REGRETTERA TOT OU TARD SES ACCOINTANCES AVEC LE MNLA COMME LES USA AVEC BEN LADEN. Et comme par hasard, le MNLA rompt le cessez-le-feu, Tombouctou, et Kidal sont attaqués par des terroristes. Et des présumés coupables de rébellion ou de terrorisme sont lâchés dans la nature par le MNLA ou l’Etat malien. Et on répète les mêmes erreurs du passé. Et on continue de distinguer MNLA et AQMI et BOKO HARAM et MUJAO.… Et comme par hasard, plutôt que d’aller au front, nos bandits armés de Kati se canardent entre eux, comme d’habitude, comme pour prouver qu’ils sont toujours en complicité active ou passive avec les bandits armés du Nord, réclamant des galons ou des rançons à Bamako (les étrangers et les militaires patriotes normaux préfèrent se battent au front). Mais, au fond, qui peut se plaindre que AYA et ses hommes s’entredéchirent ? Et IBK qui a cru utiliser les putschistes et certains religieux… il est toujours dangereux de pactiser avec le diable. Ainsi, on continue comme par le passé à confondre putschistes (qui ne méritent que le mépris, la prison ou le peloton d’exécution) et armée malienne, djihadistes modérés ou non (qui ne méritent que le peloton ou la prison) avec les vrais croyants religieux. IL EST URGENT QUE LA SOCIETE CIVILE MALIENNE, L’ASSEMBLEE NATIONALE, LA JUSTICE, L'OPPOSITION NAISSANTE EN LIEN AVEC LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE COMMENCENT A ELEVER LA VOIX POUR QUE LE NOUVEAU GOUVERNEMENT DIARRHEIQUE D’IBK COMMENCE VRAIMENT A TRAVAILLER.
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