Perspectives sahéliennes : Les attentes des populations confédérales pour 2026

La proximité de la 2ᵉ session du Collège des Chefs d’État de la Confédération AES, tenue à Bamako, avec la fin de l’année 2025 a permis aux dirigeants de se projeter sur l’avenir, notamment sur cette nouvelle année qui commence.

06 Jan 2026 - 10:40
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Perspectives sahéliennes : Les attentes des populations confédérales pour 2026

Cela transparaissait dans les propos du Général d’armée Abdourahmane Tiani : « Cette session, qui intervient dans un contexte mondial en pleine effervescence, marqué par des défis complexes et multiformes, est l’occasion de rappeler les enjeux de l’heure et les défis auxquels nous faisons face, afin de mieux comprendre le sens de notre combat commun et de raffermir la détermination des peuples de la Confédération AES à se battre victorieusement pour leur dignité et leur développement. Elle est aussi l’occasion de mesurer le chemin parcouru depuis un peu plus d’un an par notre Confédération, en dépit des adversités internes et externes. Enfin, elle nous permet d’envisager collectivement les perspectives qui sont les nôtres, pour progresser dans l’opérationnalisation de notre Confédération et répondre aux aspirations légitimes de nos populations.»

Il faut rappeler que la force de l’AES trouve son essence dans l’osmose entre ses leaders et les populations, depuis sa création.

Depuis 2023, l’histoire politique s’est accélérée au Sahel avec l’avènement de la Confédération des États du Sahel. Les étapes cruciales sont passées du communiqué conjoint du Mali et du Burkina Faso, le 24 août 2023, en faveur du Niger en proie à un embargo économique et à une menace d’intervention militaire de la CEDEAO, à la suite des événements du 26 juillet 2023 et de l’avènement du CNSP. Cet acte a inspiré la signature de la Charte du Liptako à Bamako, le 16 septembre suivant.

La naissance de l’Alliance des États du Sahel a immédiatement suscité l’adhésion des populations des trois pays, de Gogui à Dédougou, de Zangasso à Ayourou, de Koupéla à Kanthiari, d’Agadez à Aribinda. Cette ferveur populaire s’est prolongée avec l’avènement de la Confédération des États du Sahel (AES), le 6 juillet 2024 à Niamey. L’histoire s’accélère pour nos trois nations, et cette marche nourrit de réels espoirs de développement auprès des populations. La connexion entre leaders politiques et citoyens s’illustre aussi par la déclaration du Président Assimi Goïta, le 16 septembre 2024, lors du premier anniversaire de la Charte du Liptako-Gourma :« Nous ferons de la Confédération des États du Sahel un modèle d’intégration et de développement pour toute l’Afrique.»

Dans le même esprit, le Burkinabè Nestor Podasssé, responsable de la Confédération des Peuples de l’Alliance des États du Sahel (CP-AES), fondée en septembre 2024 par des acteurs de la société civile, déclarait à Vox Sahel : «Chaque Burkinabè, Nigérien, Malien, et tout AESien doit se demander : comment pouvons-nous soutenir cette initiative, accompagner nos dirigeants et contribuer à la libération de nos pays 

? C’est notre priorité. Ensuite, réfléchissons à ce que nous pouvons accomplir collectivement pour développer notre sous-région, notre espace AES. Il est crucial de travailler à l’intégration de nos peuples et de briser les barrières ethnicistes, régionalistes et tribalistes, ainsi que les frontières artificielles imposées par des puissances extérieures.»

Preuve que les sociétés civiles de l’espace confédéral se sont rapidement mobilisées pour accompagner le processus et se positionner comme artisans de la transformation du Sahel à travers cette nouvelle configuration géopolitique. Cela s’est illustré les 19 et 20 décembre 2025, lors du symposium des organisations de la société civile et des communautés des pays membres de l’AES, tenu au Mémorial Modibo Keïta de Bamako, en prélude à la 2ᵉ

session du Collège des Chefs d’État.

 Autour du thème : «Penser et construire l’avenir de l’AES : innovations, intégration et souveraineté», les participants ont formulé des propositions concrètes face aux défis de l’espace confédéral. Souleymane Satigui Sidibé, président de l’Institut sahélien de recherche et d’analyse pour la transformation du conflit, ancien président du Conseil national de la jeunesse du Mali, a insisté sur des priorités telles que le désenclavement de l’espace AES par un système de transport commun, ou encore la création d’une monnaie propre à l’AES.

Il est donc aisé de cerner les attentes des populations confédérales pour 2026 et au-delà. Elles s’appellent : lutte ardue pour bouter le terrorisme avec la montée en puissance de la Force unifiée; mise en œuvre des objectifs de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement ; réalisation d’infrastructures routières, ferroviaires, agricoles, énergétiques et de communication. C’est dans ce sens que le nouveau président de la Confédération, le Capitaine Ibrahim Traoré, donnait le ton le 23 décembre dernier, lors de la 2ᵉ session du Collège des Chefs d’État :« Nous allons vaincre le terrorisme, nous allons nous développer et nous allons nous affirmer. Nous allons avoir notre place dans le concert des nations.»

Alassane Souleymane

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Commentaires (4)

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Nfp
Nfp 10 mois
"" ...un contexte mondial en pleine effervescence, marqué par des défis complexes et multiformes, est l’occasion de rappeler les enjeux de l’heure et les défis auxquels nous faisons face, afin de mieux comprendre le sens de notre combat commun et de raffermir la détermination des peuples de la Confédération AES à se battre victorieusement pour leur dignité et leur développement."" Ouf ! Quand on arrive au bout d'une phrase pareille, on est déjà complètement essoufflé !! Lol ! VOILÀ UN BEL EXEMPLE-TYPE DE BLABLA AVEC UN "B" MAJUSCULE : GROSSE ENVOLÉE LYRIQUE A DEUX BALLES, QUI SE RÉSUME À UN INTERMINABLE BRASSAGE DE MOTS.........ET RIEN D'AUTRE ! Décidément, que ce soit chez nous à Ouaga ou à Niamey, "parlotte" et blabla semblent bien être la seule et unique "action" de nos bouffons en treillis !
Nfp
Nfp 10 mois
Du Pipo, ta réponse à mon post est excellente mon frère, et je partage ta vision sur l'imbécillité anti-france obsessionnelle et psychotique des Fanga, Modibbo, et autres crétins pathétiques qui vénèrent l'AES !
Du Pipo
Du Pipo 10 mois
C'est une phrase typique de ChatGPT. Comme disent les Ivoiriens, on va finir par manger discours. C'est devenu une routine. Malheureusement, il manque un supplément d'âme à ces articles rédigés par IA. En la matière, les agents de African Initiative sont des spécialistes. Visitez les posts du Pseudo Fanga, MODIBO, Samuel, Diakite tous rédigé de la même manière avec une seule et même obsession: La France responsable de tout et de son contraire en Afrique. Ces imbéciles confondant L'AES avec les 54 pays africains.
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