Editorial : Eviter les amalgames trompeurs

13 Oct 2012 - 19:06
Mis à jour: 14 ans
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D'entre toutes les solutions privilégiant le dialogue et le langage de la paix, la France privilégie la voie de la force et veut pousser au pourrissement dans le dossier malien. En dépit des mises en garde des pays voisins du Mali, rongé au Nord par une rébellion alliée aux groupes terroristes d'Aqmi, les responsables français n'en démordent pas et veulent aller vers la solution militaire, celle en fait perçue par nombre de pays sahéliens et même au sein du Conseil de sécurité de l'ONU comme étant la plus mauvaise et un détonateur en puissance d'une période d'instabilité de longue durée au Sahel. Le président français l'a une nouvelle fois publiquement déclaré cette semaine en recevant le SG de l'ONU, lui-même berné par les fausses motivations de paix de Paris qui prétend seulement combattre le terrorisme. Et, sous couvert de pacification du nord du Mali, la France n'a d'autres objectifs que de sécuriser cette large bande sahélo-saharienne autant pour exploiter les riches gisements d'uranium du Niger que pour libérer ses otages, aux mains d'Aqmi. Cette vision étriquée des nouvelles donnes géopolitiques dans la région a déjà conduit la France à prendre la tête de file des pays occidentaux qui ont guerroyé pour éliminer Maamar Kadhafi, l'établissement de la démocratie en Libye n'étant qu'un simple alibi pour les puissances militaires qui ont déjà réduit à néant l'Irak, devenu un simple puits pétrolier. La suite de cet interventionnisme guerrier, les Libyens sont en train de la vivre : instabilité politique, guerre civile larvée, avenir incertain, poussée des groupes armés de tous acabits. Les appels au calme de l'Algérie, qui s'investit dans le rapprochement des points de vue des différentes parties maliennes afin de ramener le calme, l'ordre et la sérénité au nord du Mali, sont ainsi chahutés par les velléités belliqueuses de la France qui a tout fait pour la mise en place d'une force militaire régionale, africaine, qui attend d'être déployée au Nord-Mali avec comme mission de chasser les groupes terroristes qui l'infestent. Cet aventurisme français qui ne tient nullement compte des intérêts des pays de la région est une nouvelle fois étalé sur la place publique, avec une pression sur le SG et le Conseil de sécurité de l'ONU pour qu'ils donnent leur feu vert à une intervention au Nord-Mali. Pour l'Algérie, par contre, il est clair que le dialogue comme solution ''civilisée'' pour réconcilier les Maliens entre eux est la seule issue possible pour mettre un terme à la situation dangereuse et chaotique au nord du pays. POUR AUTANT, CETTE POSITION DE L'ALGÉRIE, VITE DÉNATURÉE ET SORTIE DE SON CONTEXTE PAR CERTAINS ANALYSTES EUROPÉENS ET AUTRES CHANCELLERIES EUROPÉENNES, RESTE PAR AILLEURS FERME PAR RAPPORT A L'INTENSIFICATION DE LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME. LA MISE AU POINT, EN QUELQUE SORTE, DU PORTE-PAROLE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES EST ON NE PEUT PLUS EXPLICITE : ALGER UTILISERA TOUS LES MOYENS POSSIBLES POUR ERADIQUER LE TERRORISME ET LES TRAFIQUANTS DE DROGUE AU NORD DU MALI, Y COMPRIS LA FORCE. LÀ-DESSUS, AUCUN DOUTE, L'ALGÉRIE RESTE FERME ET INFLEXIBLE SUR L'URGENCE DE L'ÉRADICATION DU TERRORISME ET DES GROUPES TERRORISTES QUI ONT PRIS EN OTAGE UNE PARTIE DE LA POPULATION MALIENNE. MAIS, À L'OPPOSÉ, ELLE EXPLOITERA ET ENCOURAGERA TOUTES LES VOIES DE DIALOGUE POUR RÉSOUDRE PACIFIQUEMENT CETTE CRISE AU MIEUX DES INTÉRÊTS DES PEUPLES DE LA RÉGION, DONT LES MALIENS AVEC TOUTES LEURS COMPOSANTES ETHNIQUES. UNE POSITION SIMPLE QUI TIENT AU FAIT QUE C'EST AUX PAYS DE LA REGION DE RÉSOUDRE PAR EUX-MÊMES ET PAR LA CONCERTATION, SANS INGÉRENCE ÉTRANGÈRE, LES PROBLÈMES DE LA RÉGION. par Yazid Alilat
Le Quotidien d’Oran, Algérie, édition du 13 octobre 2012
 

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Commentaires (31)

User
Hombrien
Hombrien 14 ans
en réalité les africains sont au stade de l'évolution juste après les singes, il ne faut donc pas leur demander de faire des Etats.
celui qui se tape blanche neige et sa coco
celui qui se tape blanche neige et sa coco 14 ans
c'est curieux cette affaire de singe... c'est des blancs qui ont toujours dit ke l'hom descend du singe... L'africain dit, dans spiritualité que l'hom est d'essence divine... c'est le blanc ki descend du singe, l'africain est le premier etre humain sur terre. Il est celui ki expérimenté le contact direct avec le divin...
qq
qq 14 ans
Ches Algeriens, cessez de prendre parole dans cette crise car vous ne savez meme pas qu'est que vous defendez. Selon vous, ATT etait le maillon faible de la guerre contre le terrorisme. Maintenant au moment ou on veut une solution militarie (comme vous le demandez au moment d'ATT) vous changez encore de tactique. Qu'est ce que vous voulez ? Je suis leader de la region mais je ne veux pas de forces etranges. On ne peut pas manger l'oeuf et avoir le poussin en meme temps. Vous etes contre les imperialistes et ce que vous etes entrain de faire en ce moment au Mali n'est-il pas de l'imperialisme !!! Hitler etait aussi fort mais on connait tous sa fin. Vous etes aujourd'hui plus puissant que le Mali mais demain les forces peuvent changer. Entre voisins essayons de regler les problemes au lieu de chercher toujours a destabiliser.
djeden
djeden 14 ans
Le cas Malien (pays agréssé par des B**TARDS de terroristes venant de diffrents horizons) n'est pas comparable au cas Lybien (revolte populaire). Si on est là aujourd'hui c'est à cause des accords bidons signés avec la médiation de l'Algérie. Cette guerre se fera quelque soit la position de l'Algérie. Ce n'est pas un problème de rébellion mais un problème de terrorisme. Pour la lutte contre sa rébellion,le Mali n'a jamais demandé une force étrangère.
Kassin 14 ans
La crise au nord, le fonds de commerce des apprentis dictateurs au Mali Tous les maliens se souviennent des communiqués CNRDRE difficilement lus par des soldats de la garnison de Kati, le 22 mars 2012, évoquant la guerre au nord pour justifier la violation flagrante de la constitution malienne du 25/02/2012, avec son cortège de pillage organisé de nos administrations, de nos commerces, et des biens privés des citoyens maliens. La bande des hors la loi de Kati, ont même osé tenter suspendre, notre loi fondamentale, plébiscitée par le peuple malien pour avoir un espace de liberté et de droit en Afrique. Les populations désabusées par les trahisons du régime ATT à répétition (méga corruption, abandon de l'école, chômage à ciel ouvert, gestion calamiteuse du dossier du nord...), ont été lourdement trompées par des apprentis dictateurs qui ne sont en réalité venus que pour confisquer le peu de pouvoir qui reste à Bamako et se faire la poche sans jamais combattre pour le Mali. La supercherie est tellement rodée, qu'elle implique, un richissime astrophysicien de renom (pour ne pas éveiller les soupçons sur la nouvelle "mangecratie" qui commence) et des opportunistes politiques de tout bord à mal de popularité et à la recherche permanente de gains facile, MP22, Copam, Yerewoloton (pour ne pas éveiller les soupçons sur la nouvelle dictature militaire en essayant de la colorer "politique normale"). Mais près de 7 mois après l'attaque contre la démocratie malienne arrachée de haute lutte (bloody saturday march 23 th 1991), les apprentis dictateurs ont filé 2/3 du territoire national aux islamistes sans jamais chercher après à le récupérer. Les maliens ont au contraire eu droit la pirouette de Kati consistant à: -Créer une inopportune querelle intestine dans l'armée malienne (guerre des bérets en acculant à la révolte le régiment des commandos parachutistes pour ensuite les éliminer physiquement); -Tenter de restreindre la liberté de presse et d'opinion en s'attaquant à l'intégrité physique des journalistes; -S'essayer à l'apprenti justicier en s'attaquant aux paisibles citoyens maliens au motif qu'ils ont détourné des fonds publics alors qu'eux mêmes, après le pillage du 22 mars 2012, s'adonnent nuitamment et en plein jour aux rackets de paisibles maliens à leur "Cheickpoint Charlie" de Kati et environs; -S'opposer inutilement à la Cedeao et saper tous ses efforts pour nous aider à recouvrer notre intégrité territoriale et notre souveraineté qu'ils ont laissées dans leur fuite éhontée dans les eaux du Djoliba en le jetant par dessus le pont de Wabaria à Gao; Bref tout est fait pour faire durer la crise et se maintenir inutilement au pouvoir dont ils occupent tous les ministères régaliens (défense, sécurité, administration territoriale, justice et économie) tout en ne respectant aucune autre institution de la république du Mali (notamment présidence de la république, assemblée nationale, cour constitutionnelle et cour suprême). La nouvelle pirouette des hors la loi de Kati, à travers leur ministre de l'administration territoriale, le Colonel Sinko Coulibaly, est la suspension de la révision des listes électorales pouvant permettre aux maliens d'élire leurs propres dirigeants. L'alibi est le même qu'au 22 mars, la crise au nord, alors qu'ils sont les seuls à entretenir à l'infini cette crise pour ne plus jamais accorder aux maliens, la liberté qui est la leur de choisir leur propres dirigeants. Nos partenaires américains ont vite compris supercherie et travaillent pour le faire échec dans l'intérêt supérieur du Mali. La classe politique irradiée par son irresponsabilité des vingt dernières années (consensus de non sens quand ATT et sa clique conduisaient le pays à l'abîme), se regroupe dans le FDR, pour l'essentiel, et tente de recoller les morceaux. Avec leur marche réussie en faveur d'une intervention militaire étrangère au nord, elle doit sérieusement se battre pour assurer le suivi adéquat du processus électoral au Mali dont rien ne justifie la suspension. Le fallacieux prétexte de la crise au nord, est un faux alibi comme il l'a été le 22 mars 2012, rien du nord du Mali, ne motive ceux-la mêmes qui depuis mars 2012 veulent mettre le grappin sur notre système démocratique dans leurs apéros géants de Kati. Et les apprentis dictateurs qui aiment à dire que le Mali est en guerre, je leur répond que nous sommes plutôt en fuite et en attente de soutiens étrangers et certainement pas en guerre. Nous avons cessé d'être en guerre après Aguelhoc et le massacre de nos vaillants soldats, avec en tête le Capitaine Sékou Traoré, qu'il repose en paix avec tous ses frères d'armes tombés aux champs d'honneur pour le Mali. Un Mali qui doit rester un et indivisible, DÉMOCRATIQUE et puis LAÏC pour tous ceux qui se sont sacrifiés pour ce pays. Le colonelissime Sinko Coulibaly, avatar du cabinet de Kati et Kafougouna bis de cette transition, doit savoir qu'il ne peut en
Vi.Ma
Vi.Ma 14 ans
Article lamentable! l'Algérie a exporté ses terroristes de façon à avoir la paix sur son territoire. Une négociation avec les terroristes, des tortionnaires et des trafiquants de tout gendre est-elle possible? Non! ATT a essayé et on voit le résultat tragique. L’Algérie a raté une grande occasion d' être un pays crédible et responsable, une vraie puissance régionale, sa politique est basse, obscure et irresponsable.
blanche neige
blanche neige 14 ans
que veux tu ,en cas de guerre l'Algérie craint de voir les salafistes repasser la frontière et s'installer à nouveau chez elle !! Alors bien sur qu'elle prone la discussion ! mais discute t'on avec des terroristes ?? discuter de quoi d'ailleurs ? que vous acceptiez la charia au Mali et ils vous premomettrons de ne pas faire sauter de bombes à Bamako ??
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