Rentrée scolaire 2026 : Coup de balai dans les écoles
Dans les établissements scolaires, c’est le grand nettoyage (désherbage, entretien des sanitaires) et réparation de mobiliers avant la rentrée scolaire. Directions d’écoles et comités de gestion scolaire sont mobilisés pour que les élèves retrouvent un cadre sain et accueillant
À quelques jours de la rentrée scolaire, prévue le 1er octobre, les établissements publics s’activent pour préparer l’accueil des élèves. Dans les cours d’école, le nettoyage, le désherbage, l’entretien des sanitaires et la réparation du mobilier scolaire figurent parmi les principales opérations engagées. Mais, cette mobilisation des établissements se fait avec des moyens financiers et matériels limités. Dans plusieurs écoles, les directions, les comités de gestion scolaire (CGS) et la communauté mettent la main à la pâte pour que les élèves retrouvent, dès le premier jour, un environnement sain et adapté à l’apprentissage.
À Dara, dans la circonscription de Mountougoula (Cercle de Kati), la mobilisation est en cours depuis le 20 septembre dernier. Chaka Keïta, directeur de l’établissement fait savoir qu’une opération d’assainissement se tient à une semaine avant la rentrée à l’initiative de différentes associations. Il explique que cette opération intervient dans un contexte marqué par une forte pression sur les infrastructures scolaires. Dara étant un important centre scolaire de la zone, l’établissement accueille également des élèves venus des localités environnantes, notamment Farada et Koumodian. Une réalité confirmée par le directeur de l’établissement.
Cet afflux d’élèves rend difficile l’estimation définitive des effectifs avant la rentrée effective. Pour faire face à cette pression, l’établissement prévoit la construction de deux nouvelles salles de classe. Le premier responsable de cette école indique aussi que le manque de mobilier scolaire constitue également une préoccupation. Certains élèves pourraient être contraints de suivre les cours à même le sol. L’établissement dispose actuellement de six salles de classe pour le 1er cycle et de trois autres pour le second cycle. Ce qui est loin d’être suffisant pour répondre à la demande. Selon la direction scolaire, en dehors de la cantine destinée au premier cycle, l’établissement ne bénéficie pas d’un soutien direct de l’État pour satisfaire ses besoins. Face à cette situation, l’administration scolaire requiert l’intervention des autorités, afin de renforcer les infrastructures et améliorer les conditions d’accueil des élèves.
ENGAGEMENT DU CGS-Un enseignant sous anonymat affirme que sur le plan environnemental, le cadre actuel n’est pas encore totalement salubre ni adéquat pour le démarrage des cours, la cour de l’école n’ayant pas encore été désherbée. Une mobilisation communautaire est en cours. Malgré ces difficultés, l’optimisme reste de mise pour la finalisation des travaux d’ici le jour de la rentrée. La même source souligne que le Comité de gestion scolaire (CGS) est pleinement mobilisé pour effectuer le nettoyage et l’assainissement complet de l’enceinte scolaire.
Il a aussi précise que les ajustements techniques et les réparations nécessaires font l’objet d’une concertation directe entre les directeurs d’écoles, les représentants syndicaux et les membres du CGS. Enfin, le pédagogue insiste sur le fort engagement du CGS, dont l’objectif est de déployer tous les moyens nécessaires pour que l’établissement soit entièrement fonctionnel et prêt avant le démarrage des cours. Pour sa part, le directeur coordinateur de l’école Place de la République, Lansine Soumaoro, indique qu’une organisation collective a été mise en place. Les directeurs du groupe scolaire travaillent avec le CGS, afin de répartir les différentes tâches et de programmer les travaux. Ce pédagogue affirme que les premières opérations de ramassage des branches ont débuté début septembre. Il précisera que le dépoussiérage et le nettoyage approfondi des salles de classe sont prévus avant la rentrée, afin de limiter l’accumulation de poussière avant l’arrivée des élèves.
Pendant les vacances, indique-t-il, la mobilisation des élèves pour les journées de salubrité étant difficile, l’établissement doit recourir à une main-d’œuvre extérieure. En attendant les cotisations de la coopérative scolaire, témoigne-t-il, les petites réserves internes servent parfois à financer l’achat du matériel de nettoyage.
Le directeur coordinateur précise que les travaux d’entretien sont également confiés au gardien et à sa famille, ainsi qu’à des jeunes du quartier sollicités pour apporter leur aide. Faute de moyens suffisants pour leur verser une rémunération régulière, la direction leur accorde une somme symbolique.
Cette année, le vidange des latrines et la réparation des tables-bancs figurent parmi les principales priorités. Lansine Soumaoro souligne que l’objectif de cette journée d’assainissement est de permettre aux élèves de commencer l’année scolaire dans un environnement propre, hygiénique et accueillant.
Le président du CGS de l’école fondamentale de Kalaban-Coura Nord explique que le désherbage a commencé depuis le début du mois en cours. «Nous faisons également l’entretien des classes», poursuit Minkaïlou Ba avant de signaler la forte implication du CGS dans la scolarisation des enfants. «Depuis le 1er septembre, nous avons recours à un crieur public qui fait le tour des marchés du quartier pour inviter les parents à inscrire leurs enfants», fait-il savoir.
Au-delà des opérations de nettoyage, les responsables scolaires soulignent l’importance des équipements nécessaires à l’entretien quotidien des établissements. Une dotation en matériel de base, notamment des brouettes, des balais et différents outils d’entretien, permettrait de faciliter les opérations d’assainissement. Y compris un appui pour la réparation et le renouvellement du mobilier, ainsi que pour l’amélioration des infrastructures sanitaires.
Rédaction Lessor
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