Nouveau bilan: 30 Burkinabè tués dans des violences à la frontière avec le Mali

25 Mai 2012 - 19:41
Mis à jour: 14 ans
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OUAGADOUGOU - Au moins 30 Burkinabè ont été tués dans des violences entre éleveurs peuls originaires du Burkina et agriculteurs dogons du Mali survenues cette semaine à la frontière entre les deux pays, selon un nouveau bilan fourni vendredi par les autorités régionales burkinabè. Après les recoupements, on estime le nombre de morts aujourd'hui à 30, a déclaré à l'AFP Boukaré Khalil Bara, haut responsable de la région nord du Burkina. Les premiers chiffres communiqués jeudi soir par le gouvernement burkinabè faisaient état de 25 ressortissants de ce pays tués de mardi à jeudi. Dans un communiqué publié vendredi, le gouvernement malien a déploré vivement ces affrontements qui ont fait, selon lui, des dizaines de morts et de nombreux blessés. Bamako n'a pas précisé la nationalité des victimes. Le bilan devrait s'alourdir car il y a eu d'autres affrontements dans les campements proches du village malien de Sari (centre), à quelques kilomètres de la frontière, où ont éclaté les violences, a souligné M. Bara. Plus de 1.000 personnes se sont réfugiées dans trois villages autour de la grande ville burkinabè de Ban, à 30 km de Sari, a-t-il poursuivi, indiquant que les secours d'urgence étaient en train de se mettre en place. La difficulté, c'est que nous ne pouvons pas franchir la frontière, a déploré ce responsable régional. Selon lui, les affrontements ont été causés par un problème de tracé de couloir de transhumance (pour les troupeaux des éleveurs peuls, ndlr) refusé par les agriculteurs dogons maliens. Une action en justice avait donné raison aux éleveurs, ce que les agriculteurs n'ont pas accepté, et compte tenu de la situation au Mali, les Dogons en ont profité pour régler leur compte aux Peuls, a-t-il affirmé. Il y a souvent des problèmes entre agriculteurs et éleveurs dans cette zone mais ils n'avaient jamais eu une telle ampleur, a-t-il ajouté. Depuis fin mars, le Mali est coupé de fait entre le Sud contrôlé par le pouvoir de Bamako et l'immense région nord tenue par des rebelles touareg et des islamistes armés. En vue de tenter d'apaiser la tension intercommunautaire ainsi créée, le gouvernement malien a indiqué avoir dépêché le gouverneur de la région de Mopti (centre) à Sari, pour travailler avec les autorités burkinabè à un retour au calme, à l'évaluation exacte des conséquences humaines, humanitaires et matérielles de ces violences et à la recherche de solutions. Le Mali a salué la bonne coopération du Burkina Faso dont les mesures ont permis de contenir la crise. (©AFP / 25 mai 2012 21h18)

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Commentaires (9)

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Ousmane Traore
Ousmane Traore 14 ans
VRAIMENT EN TANT QUE JOURNALISTE IL SERAIT TRES JUDICIEUX DE TIRER D'ABORD AU CLAIR AVANT DE LES DIFFUSER. COMMENT DE FASON EHONTEE VOUS VOUS PERMETTEZ DE DIRE DE TELLES CHOSES. NOUS AVONS TOUS VU A LA TELE C'ETAIT PLUTOT ENTRE MALIENS QUE CE TRISTE INCIDENT A EU LIEU , AU LIEU DE RACONTER DU N'IMPORTE QUOI.
Siraba
Siraba 14 ans
ouvrir une enquête puis commencer par sanctionner les autorités coupables. Ce pays ne s'en sortira jamais tant qu'on ne va pas sanctionner( à commencer par les juges corrompus). Sans justice véritable il n'y a pas de paix.
Galo Demmba Soh
Galo Demmba Soh 14 ans
Monsieur BAMA SABBA ! Si vos juges sont corrompus relevez les de leurs fonctions ! Mais les Peuls n'ont pas à payer injustement les décisions de votre justice !!!
BAMA SABBA
BAMA SABBA 14 ans
<> Encore une erreur de justice. C'est comme çà que les juges ont dilapidé les valeurs culturelles qui existaient entre les paysans et les eleveurs. Pourquoi, maintenant que les deux communautés s'affrontent. Parceque, les juges avaient déjà été corrompus par les eleveurs pour avoir raison. ces genres de conflits minent actuellement bcoup de villages paysans au Mali.
malien
malien 14 ans
la seul solution que moi je vois dans cette affaire c'est la justice entre les hommes. On ne pourra jamais nous débarrassé de ces problèmes sans que la justice ne soit rétablit en intégralité de ce pays; que tous soient jugés sur les fait passés et actuels.
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