Coup d’Etat du 19 novembre 1968 : Le film de l’arrestation du Président Kéïta

19 Nov 2013 - 02:20
Mis à jour: 13 ans
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[caption id="attachment_171257" align="aligncenter" width="609"]Défilé devant les troupes de l’armée le 20 janvier 1961 © maliweb.net Défilé devant les troupes de l’armée le 20 janvier 1961
© maliweb.net[/caption] "Monsieur le président, voulez-vous vous mettre à la disposition de l'armée ?" On est le 19 novembre 1968. L'homme qui bégaye cette phrase est le lieutenant Tiecoro Bagayoko. A qui s'adresse-t-il ? Au président Modibo Keita, qui, de retour d'un voyage à travers le Mali, est bloqué par un barrage à une quinzaine de kilomètres de la capitale, Bamako.     A 11h35, Modibo Keita monte dans un blindé. C'est fini. A Bamako, les militaires qui ont déjà bouclé toute la ville lui demandent une dernière fois de renoncer au socialisme et de se séparer de ses principaux collaborateurs. Réponse de Modibo Keita :     "Pas question. Ici au Mali, nous sommes dans un pays de droit et de démocratie. Nous respectons depuis l'indépendance la volonté populaire. C'est le peuple qui a opté pour le socialisme, par le congrès extraordinaire du 22 septembre 1960. Le socialisme n'est donc pas mon choix à moi tout seul. Demandez au peuple ce qu'il en pense. Quant à mes collaborateurs, jusqu'à nouvel ordre, je leur fais confiance."     Les heures passent. Tous les principaux officiers du pays et toutes les garnisons se sont ralliés aux putschistes. Alors, on entend sur les ondes de Radio-Mali : "Maliens Maliennes. L'heure de la liberté a sonné : le régime dictatorial de Modibo Keïta et de ses valets a chuté. Le comité militaire de libération assume désormais tous les pouvoirs politiques et administratifs et promet des institutions démocratiques qui seront issues d'élections libres".     Modibo est aussitôt transféré dans un camp militaire à Kati, à quelques kilomètres de Bamako, puis, très vite à Kidal, dans l'extrême nord-est du Mali. Ainsi s'achèvent les huit ans du régime du premier président du Mali, Modibo Keïta.     =========================================

19 Novembre 1968 – 19 Novembre 2013: Tristement mémorable

  Sans vouloir réveiller des chagrins ou retourner le couteau dans des plaies, il est nécessaire de rappeler le sens dramatique du 19 Novembre 1968, l’une des dates les plus sombres de notre histoire contemporaine. 19 Novembre 1968, triste symbole de la prise du pouvoir par une junte militaire poussée par la soif de régner et animée par la haine pour le peuple malien.     Pour tous ceux qui avaient subi les foudres du régime militaire de 1968 à 1991, l’évocation de cette date donne encore le frisson.     Entrée par escalade dans l’histoire de notre pays, la junte militaire d’alors avait promis, dès le lendemain du coup d’Etat, plus de libertés démocratiques et son retour immédiat et imminent dans les casernes, dans les six mois qui suivraient. La suite est connue de tous. Moussa Traoré et ses sbires vont tomber dans l’ivresse du pouvoir.     Aucune propagande, aucune distraction ne feront oublier au peuple les atrocités commises par Moussa Traoré. Après avoir envoyé dans les bagnes mouroirs, le Président Modibo Kéïta et ses compagnons, Moussa Traoré et sa junte organisent, dès 1969, une véritable descente aux enfers pour les Maliens.     Le 17 Avril 1969, une importante grève est déclenchée par les étudiants et élèves à Bamako. Le Comité Militaire répond par une répression sauvage.     Plus tard, Aberhamane Baba Touré, Bernard Sissoko, Kadari Bamba, Oumar Yattara, Mamadou Doucouré, Santigui Mangara et Monobem Ogognangaly sont accusés de : « constitution d’association illégale, offense au chef de l’Etat, diffamation des membres du gouvernement, appel au peuple à la révolte ».     Sans jugement, ils sont maintenus cinq mois dans les geôles, humiliés et torturés. C’est seulement le 11 Mars 1970 que les 7 militants du PMT sont condamnés à 18 mois d’emprisonnement. Toujours en 1969, le capitaine Diby Silas Diarra et d’autres militaires sont accusés de tentative de coup d’Etat. Beaucoup d’ente eux ont péri dans les salines de Taoudénit.     C’est le 16 Mai 1977, à 12 heures que le Président Modibo Kéïta est mort, manifestement assassiné au camp militaire de Djikoroni. Le père de l’Indépendance et Premier Président de la République du Mali, a alors été réduit au statut de simple « instituteur à la retraite » !

Boubacar Sankaré

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Commentaires (20)

User
cette journee a ete une journee de delivrance chez nous au jitumu et a sakoyiba....car au moment que modibo se promenait a l,interieur du pays nos peres et grands peres du jitumu etaient emprisonnes et humilie par les miliciens de modibo ......modibo n,a pas reflechit avant d,envoyer les millitaires tire sur des simples paysans desarmes au jitumu...heureusement qu,il a ete humilie et tue de la meme matniere que ses victimes du jitumu et de sakoyiba......tout ceux qui toucheront a un cheveux des jitumukas seront chatie de la meme maniere que le criminel assasin modibo keita qui a tue fili dabo sissoko et se compagnons amadoun et autres......tot ou tard les magistrats corrompus de la cour qui ont anule la candidature de notre leader yeah samake auront leur chhatiment ......vive le jitumu vive les jitumukas ....a bas modibo keita jusqu,a la mort....
Samassékou Mamadou
Samassékou Mamadou 13 ans
Aux vus des résultats très négatifs du régime militaire de GMT, l'inter val de temps 19nov68-19nov90 apparaît comme une longue période de punition pour peuple malien qui, naturellement regrette d'avoir plus ou moins cautionner la trahison de la plus haute personnalité du Mali indépendant son Excellence Modibo Kéïta en cette désormais obscure journée du mardi 19 novembre 1968.
kassy
kassy 13 ans
COMME QUOI LE PEUPLE EST SOUVERAIN,CAR SOUVENEZ-VOUS: 1/ à l’éclatement de la fédération du Mali,le PEUPLE s’est levé comme un seul homme exiger la libération et le retour au mali du président Modibo et compagnons. 2/ 19 novembre 1968 le peuple applaudit le CMLN. 3/ le 26 mars 1991,ce peuple est au rendez-vous de l’histoire.4/ de 1992 à 2012 le peuple est spolié de son argent et de sa terre par une élite politico-militaire qui sans vergogne met le pays à genou et l’abandonne. ET C’EST CE PEUPLE QUI A DÉCIDÉ LE CHANGEMENT EN PORTANT AU POUVOIR IBK QUI A SES YEUX EST LE BORGNE PARMI LES AVEUGLES. car tous ceux qui ont dirigé ce pays à quelque niveau que ce soit sont comptables de ce qui arrive au Mali. QUE DIEU SAUVE LE MALI. IBK , fais gaffe car tu as l’occasion de bâtir un Mali nouveau et tu n’auras aucune excuse car, bénéficiant de la légitimité nationale et internationale. QU’ALLAH t’assiste. Dure sera ta chute et ton humiliation en cas d’échec
kassy
kassy 13 ans
MODIBO KEITA A LUI AUSSI COMMIS DES CRIMES DE MEURTRES , DE DISPARITIONS ET DE TORTURES
c,est modibo qui a commence les assasinats politiques au mali en envoyant fily et ses compagnon au bagne de taoudeni les torture humilie et tue.....modibo etait le plus pir qui pouvait arrive au mali......il etait jaloux de fily a cause de sa connaisance que le bom dieu lui avait donne ......il a rase le village de sakoyiba flala ...il a envoye les millitaires tire sur des paysans desarmes au jitumu en 1968......il est mort de la meme maniere que ses victimes du jitumu et je m,en rejouis pleinement ........modibo etait la tereur rouge avec ses miliciens qui etaient devennus des demi dieux ......honte a modibo keita l,ancien petit presidente du mali de 1960 a 1968.....vive le jitumu...
Moi
Moi 13 ans
Je n’ai pas dit que Moussa est un saint, j’ai tout simplement dit qu’il faut tout dire quand on raconte quelque chose. C’est au lecteur de faire leur jugement et non leur imposé un jugement. Je vous informe que la retraite pas anticipation n’était pas une obligation et que ceux partaient à cette retraite étaient remplacés. C’est le fait de politiser l’école qui a foutu le discrédit sur l’école malienne aujourd’hui. Dire que Moussa a dévalorisé le métier des armes est pur mensonge. Ce n’est pas le système de quota qui est à la base de la situation actuelle de l’armé. Bien au contraire c’est la disparition de système qui est le problème. Au mois avec ce système ceux qui étaient recruté étaient formés, ils étaient disciplinés et avaient l’amour de leur métier et la patrie. On ne peu pas exiger la quantité et la qualité.
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