Au Mali, la guerre se précise

10 Nov 2012 - 12:20
Mis à jour: 14 ans
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[caption id="attachment_104122" align="aligncenter" width="610"] Le nombre de militaires au Mali pourrait passer de 3 200 à 4 000 hommes. © AFP[/caption] L'Algérie et le Burkina Faso veulent négocier le retour des groupes armés dans le giron malien. Mais les préparatifs d'une intervention militaire se précisent. De prime abord, Alger et Ouagadougou ont réussi un bon coup. Mardi soir, Ansar Dine, un des trois groupes islamistes qui font régner la terreur au nord du Mali, appliquant la charia dans son sens le plus strict, publiait un communiqué dans lequel il disait renoncer au terrorisme et lutter contre les trafics au nord du pays. Un premier pas. Sera-t-il suffisant pour éviter la reconquête militaire du nord du Mali, comme le souhaitent les deux capitales ? Rien n'est moins sûr.

Ansar Dine, le maillon faible

C'est pourtant l'objectif recherché par les Algériens et les Burkinabés qui sont fort réticents à une intervention militaire au Mali. Pour l'éviter, ils disent vouloir ramener par la négociation les groupes armés - ou certains d'entre eux - dans le giron malien. À commencer par Ansar Dine, créé il y a moins d'un an par le Touareg Iyad ag Ghali. Ses hommes sont majoritairement des Touaregs et ag Ghali entretient des relations anciennes et suivies avec l'Algérie. Cela fait donc plusieurs mois qu'Alger, d'un côté, Ouagadougou, de l'autre, s'évertuent à couper les liens entre Ansar Dine et les djihadistes d'Aqmi (al-Qaida au Maghreb islamique) et du Mujao, un de ses bras armés au Sahara. Certaines sources affirment que, ces dernières semaines, Ansar Dine aurait récupéré des combattants d'Aqmi. Ansar Dine a toujours été le maillon faible du trio des mouvements djihadistes islamistes. Ag Ghali est un ancien du Mouvement de l'Azawad (les autonomistes touaregs du Mali), dont il s'est détaché l'an passé après avoir échoué à en prendre la tête. Il a donc lancé son propre groupe. Les uns et les autres divergent cependant : autant le Mouvement national de libération de l'Azawad s'affirme laïque, autant Ansar Dine, à Kidal - son fief à l'extrême nord du Mali -, a coupé des mains et des pieds apparemment sans plus d'état d'âme que le Mujao à Tombouctou et à Gao. Ce qui n'est pas sans poser de question sur le "ralliement" d'Iyad ag Ghali. Si son mouvement a annoncé renoncer au terrorisme, il n'a pas précisé son intention de mettre fin aux châtiments corporels infligés aux habitants. Rien non plus sur le retour des autorités de Bamako dans le nord du pays.

L'aide logistique de la France

Poussé par le Burkina Faso et l'Algérie, qui ne veulent pas voir débarquer des troupes étrangères dans la région, Ansar Dine est-il seulement utilisé pour gagner du temps ou veut-il vraiment éviter la guerre ? Car, parallèlement, les préparatifs d'une intervention militaire se précisent. Réuni à Bamako ces derniers jours, un groupe d'experts militaires et civils de la région a proposé d'augmenter le nombre de troupes sur le terrain de 3 200 à 4 000 hommes et d'y inclure éventuellement des troupes étrangères si les chefs d'État de la région le souhaitaient. Concrètement, les 3 200 hommes qui seront envoyés par les pays de la Cedeao (Communauté des États de l'Afrique de l'Ouest) pourraient recevoir le renfort de soldats venus d'États africains hors Cedeao, tel le Tchad. Quant aux Occidentaux, aucun pays ne veut, jusqu'alors, envoyer de troupes au sol. La France, les États-Unis et l'Allemagne ont fait savoir qu'ils apporteraient une aide logistique. Déjà, des Occidentaux forment des soldats de la région, en particulier des Maliens dont l'armée était en débandade l'hiver passé et qui doit être la première à reconquérir son pays. On observe des mouvements inhabituels de matériels militaires arrivant sur l'aéroport de N'Djaména, au Tchad. Pourrait-il y avoir des bombardements des refuges des djihadistes d'Aqmi et du Mujao dans le Sahara au nord du Mali ? Les Maliens le souhaitent pour récupérer le nord de leur pays et éradiquer les trafics de drogue (haschich venu du Maroc et cocaïne d'Amérique latine). Mais qui va s'y risquer ? Il va probablement être possible de récupérer les villes comme Tombouctou et Gao, mais chasser les djihadistes du Sahara risque de s'avérer plus compliqué. Le Point.fr - Publié le 10/11/2012 à 12:50

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Commentaires (13)

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Dafantiou laméni oyé ka ibolo chou iyéré yenla
Dafantiou laméni oyé ka ibolo chou iyéré yenla 14 ans
Si nous écoutons ces deux pays là nous ne nous débarrasserons jamais de ce problème des voyous touaregs car c'est là où ils se cachent où tout se prépare contre le Mali par la lâcheté de cette fusion. C'est par ces deux pays où tous les documents historiques sortent par ces hommes de main pour rejoindre les instigateurs. Si vous ratez cette occasion de mater ces imbéciles même le bon dieu nous en voudrons de cette étroitesse d'esprit. Bon entendeur salut!
abdoulhamidtelly
abdoulhamidtelly 14 ans
que sont devenu les fuyards gamou et autre qui etaient au niger monsieur le jnliste cet homme que vs avez poste cache en un etage nira pas au nord dans le sable pour preciser la guerre vos info ne st pas credible
Taba
Taba 14 ans
Une coalition bien soudee ! Le Burkina-Faso et l’Algerie ont montre amplement qu’ils ne defendaient pas les interets Maliens. L’un protege le MNLA et l’autre, Ancar Dine. Pour nous, leurs actions vont conduire a perenniser les conflits armes au Nord du Mali .En effet, ces deux organisations ont laisse entendre qu’elles ne couperont jamais leurs liens ni avec AQMI, ni avec MUJAO .Ce que nous allons observer ,c’est un jeu perfide. Aux heures critiques,( combats violents pouvant conduire a une deroute, ou bombardements bien cibles ,sans issue), le MNLA et Ancar Dine vont recuperer les salafistes et les djehadistes de MUJAO et AQMI pour les proteger contre une mort certaine et les lacher ensuite aux combats aux moments opportuns. Deja , certains de ces combattants rejoignent Ancar Dine pour se cacher. La demarche du MNLA et d’Ancar Dine est jonchee de mensonges et de fourberies. Ce que les partenaires doivent savoir c’est que les responsables Maliens qui tratent avec ces rebelles Touaregues depuis maintenant 50 ans, les connaissent bien. Ils ignorent l’importance de tenir parole. Ce groupe de rebelles sont bel et bien des specialistes de la rebellion.Les grands chefs en tirent des fortunes incalculables et un statut social. Il serait tristement regretable que ceux qui viennent de les connaitre, au lieu de preter une oreille attentive aux propos des Maliens, s’evertuent au contraire a imposer leurs idees tant soit peu saugrenues aux decideurs Maliens. Les resultats de ces soi-disant negociations sera de perenniser les conflits armes au Sahara ,d’exposer la vie des soldats a des dangers continuels et de faire planer les risques d’actes terroristes sur plusieurs pays europeens et africains. Est-il pensable qu’un groupuscule de 2000 a 3000 rebelles Touaregues, si l’on fait abstraction de leurs « esclaves », veuille creer un Etat sur les vestiges de civilations millenaires ,revivifiees par un clan immortel de djelis. L’armee Malienne n’a pas encore ete consultee.Acceptera-t-elle de collaborer avec ces faux rejetons, ces perfides qui ne font que de preter de faux serments au cours des ans ? Les Francais savent qu’en temps de guerre c’est le Patriotisme qui prevaut. En realite, le Mali a besoin, en ces moments tragiques ,non d’un democrate, mais d’un grand patriote pour remettre le territoire national dans ses frontieres. Bien attendu , quand la paix reviendra, la democratie suivra son cours.Cependant ,les classes politiques du Mali , toutes confondues, ont dit oui au retour a l’ordre constitutionnel, a l’organisation des elections des que possible .Quant au principe de negociation ,le probleme a besoin d’etre approfondi . Il se peut que les dirigeants du MNLA et d’Ancar Dine soient sous pression de leurs clans respectifs pour epargner les populations touaregues de l’atrocite d’une guerre. Dans ce cas , qu’ils deposent les armes et se mettent a la disposition de l’armee Malienne. Ce dont le Plan d’intervention a besoin , c’est davantage une equipe bien soudee qu’un largerassemblement truffe de perfides et malade de dissentions interieures.
1FILSDUMALIBA
1FILSDUMALIBA 14 ans
Negocier et apres un temps d'accalmie que les personnes malades nous recreent les memes scenarios plus pres de 50 ans. Non. Merci frere kassin pour ta bonne analyse. Quand nous sortirons de cette crise j'espere que le peuple aura bien sa lecon pour que plus jamais pareille ne se reproduise. A jamais.
malidengnouma
malidengnouma 14 ans
Comment pouvez vous dialoguer avec des criminels qui ont egorges nos enfants a AGUELOk?ILS doivent se rendre ,deposer les ARMES,etre juges . Tout le MONDE FAIT FACE AU MALI ACTUELLEMENT.AUX MALIENS DE SAVOIR FAIRE. APRES CHAQUE DIALOGUE,3-4 ANS APRES CES BANDITS SE REGROUPENT ET FONT PIR
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