Allocution liminaire du sous-secrétaire d’État Jacob Helberg devant la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants sur la promotion de la sécurité nationale par la diplomatie commerciale

26 Fév 2026 - 07:51
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Allocution liminaire du sous-secrétaire d’État Jacob Helberg devant la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants sur la promotion de la sécurité nationale par la diplomatie commerciale
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Allocution liminaire du sous-secrétaire d’État Jacob Helberg devant la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants sur la promotion de la sécurité nationale par la diplomatie commerciale

Département d’État des États-Unis
Jacob Helberg, sous-secrétaire d’État aux Affaires économiques (E)
Le 24 février 2026
Allocution

Monsieur le Président Mast, Monsieur le Commissaire Meeks, Mesdames et Messieurs les membres de la Commission :

Je ne suis pas venu aujourd’hui pour débattre de statistiques commerciales ni pour vous présenter des tableaux de conformité. Je suis venu vous parler de la survie nationale.

Je vous remercie de l’opportunité qui m’est donnée de témoigner. Je m’appelle Jacob Helberg et je suis le sous-secrétaire d’État aux Affaires économiques du président Donald Trump, sous l’autorité du secrétaire d’État Marco Rubio.

Le pays qui contrôle les fondements industriels de l’intelligence artificielle dirigera ce siècle. Celui qui ne les contrôle pas dépendra de ceux qui les contrôlent.

C’est pourquoi les États-Unis ont mis en place la Pax Silica : une coalition de sécurité économique pour le siècle de l’IA, conçue pour sécuriser les infrastructures de chaîne d’approvisionnement qui sous-tendent la puissance nationale. Nous avons constitué cette coalition avec le Japon, la Corée du Sud, Singapour, Israël, les Émirats arabes unis, le Royaume-Uni, l’Australie et le Qatar ainsi qu’avec des partenaires essentiels comme les Pays-Bas et Taïwan. La semaine dernière encore, nous avons accueilli l’Inde au sein de cette initiative.

Nous entrons dans une ère économique qui redistribuera les richesses et la puissance, favorisant les pays capables de se développer et de s’étendre sans dépendre de points de passage stratégiques hostiles. Lors de la première révolution industrielle, les pays nouvellement industrialisés ont pris une longueur d’avance, ce que les historiens ont appelée « la grande divergence ». L’économie mondiale se trouve aujourd’hui à l’aube d’une divergence comparable, portée par l’intelligence artificielle.

Les chiffres illustrent clairement la tendance : les membres de la Pax Silica connaissent une croissance trois fois supérieure à celle de leurs homologues du G7, avec une croissance moyenne du PIB de 3 à 4 % depuis le lancement de ChatGPT, contre environ 1 % pour les pays du G7. La Chine a placé la révolution de l’IA au cœur de son nouveau plan quinquennal, renforçant ainsi l’innovation sur son territoire tout en augmentant sa part de marché à l’étranger.

Le leadership technologique américain exige la sécurité des chaînes d’approvisionnement. La Pax Silica constitue notre stratégie, et nous avons rapidement mis en œuvre les principes adoptés en décembre dernier. Nos efforts se concentrent sur deux axes : l’exécution et l’alignement.

Premièrement : l’exécution.

Commençons par les artères du commerce mondial : la logistique. Dans son discours d’investiture, le président Trump a clairement indiqué que le contrôle par la Chine du canal de Panama était totalement inacceptable au regard de notre sécurité nationale. Je suis heureux d’annoncer que le mois dernier, la Cour suprême du Panama a invalidé ce contrôle, ouvrant la voie à un rachat par BlackRock. Faisant fond sur ce succès, j’ai demandé à mon bureau de procéder à un examen stratégique de tous les corridors logistiques ayant fait l’objet précédemment d’une participation du département d’État, notamment le corridor de Lobito et le corridor de Luzon. Nous collaborerons avec les partenaires de la Pax Silica afin d’étendre et de moderniser ces corridors en associant les technologies nouvelles aux infrastructures existantes en vue d’offrir rapidité, capacité d’expansion et certitude aux fournisseurs, de Tokyo à Tel-Aviv, en passant par Singapour et San Francisco.

Ensuite, le muscle : la production industrielle. La capacité industrielle n’est pas une question de nostalgie, c’est le muscle de la souveraineté. Grâce au secrétaire au Commerce Lutnick, au secrétaire au Trésor Bessent et à l’ambassadeur Greer, l’Amérique se réindustrialise. Mon bureau est un multiplicateur de force, facilitant des partenariats avec les plus grandes entreprises industrielles du monde et orientant la diplomatie économique vers des projets miniers évolutifs aux États-Unis et dans les pays alliés.

Enfin, la cognition de la fabrication moderne : les infrastructures d’IA de cœur et de périphérie. Le Programme américain d’exportation de l’IA est un effort coordonné de l’ensemble du gouvernement visant à partager les avantages de l’IA américaine dans le monde entier. En collaboration avec le Bureau de la politique scientifique et technologique de la Maison-Blanche (OSTP), le département du Commerce et la banque EXIM, nous développons ce programme afin de répondre à l’explosion de la demande d’infrastructures d’IA de cœur fiables. La semaine dernière, nous avons lancé un service de conciergerie destiné à fournir aux membres de la Pax Silica un appui consultatif pour l’adoption des technologies américaines. Conscients que la plupart des pays interagissent avec l’IA en périphérie — par le biais des smartphones plutôt que par des centres de données coûteux — nous avons également lancé un processus concurrentiel afin d’octroyer jusqu’à 200 millions de dollars d’aide extérieure pour des appareils sécurisés et peu coûteux fonctionnant à partir de l’écosystème logiciel américain.

Deuxièmement : l’alignement.

La Pax Silica approfondira la coordination dans trois domaines : la protection des infrastructures critiques et des technologies sensibles ; l’alignement des incitations commerciales et des pratiques antidumping ; et la promotion d’une approche favorable à l’innovation dans le domaine de l’IA.

Plus tôt ce mois-ci, le vice-président Vance et l’ambassadeur Greer ont présenté les contours d’une zone commerciale préférentielle pour les minerais lors de la Ministérielle sur les minerais critiques, ce qui représente un effort majeur en matière de coordination des mesures antidumping et des incitations commerciales.

La semaine dernière, nous avons signé la Déclaration conjointe États-Unis–Inde sur les opportunités offertes par l’IA, un plan en faveur de l’innovation qui s’oppose aux efforts déployés par d’autres payss pour transformer la « gouvernance mondiale » en un instrument de contrôle et d’extraction de richesses au détriment des entreprises américaines.

Et hier, la plus grande entreprise d’IA des Émirats arabes unis, G42, a annoncé son intention de piloter un cadre de vision opérationnelle commune destiné à protéger les technologies américaines sensibles grâce à un suivi cryptographique et à des vérifications en temps réel. Si ce cadre s’avère concluant, il pourrait être étendu à l’ensemble de l’écosystème Pax Silica.

Nous avançons au rythme du président Trump, progressant sur tous les fronts à la fois, et nous nous attendons à voir des résultats préliminaires avant la fin de l’année civile.

Prenons ce que cette coalition a déjà accompli, là où la diplomatie traditionnelle avait échoué : le Qatar et Israël siègent désormais au sein du même cadre économique, une nouvelle voie vers la normalisation fondée non pas sur une idéologie commune, mais sur des chaînes d’approvisionnement partagées. C’est la preuve que la Pax Silica fonctionne. Sous la direction du président Trump, l’Amérique n’attend pas l’arrivée de la nouvelle divergence. Nous la façonnerons et en fixerons les conditions.

Je vous remercie. J’attends vos questions avec intérêt et me réjouis de collaborer avec vous afin de faire passer la Pax Silica d’une architecture à un avantage durable pour notre peuple.

Voir le contenu d’origine : https://www.state.gov/opening-remarks-by-under-secretary-of-state-jacob-helberg-at-the-house-committee-on-foreign-affairs-hearing-on-advancing-national-security-through-commercial-diplomacy/