Irak : les derniers soldats américains quittent le pays
Les dernières forces américaines quittent l'Irak avant l'échéance officielle du 30 septembre, conformément à l'accord conclu avec Bagdad en 2024. Ce retrait clôt 23 ans d'une présence commencée avec l'invasion de 2003, interrompue en 2011 puis rétablie avec la guerre contre Daesh en 2014.
L'armée américaine achève son retrait d'Irak, qui doit être officiellement terminé mercredi 30 septembre. Selon un responsable irakien cité par l'agence DPA, les forces américaines de combat et de soutien logistique ont déjà quitté le pays, même si Washington n'avait pas encore confirmé la fin complète de l'opération.
Ce départ clôt la mission de la coalition internationale contre l'organisation État islamique, selon le calendrier négocié en 2024 entre Washington et Bagdad. Environ 2 500 militaires américains étaient encore présents en Irak ces dernières années, principalement dans des fonctions de conseil, de formation et d'appui depuis la fin officielle de leur mission de combat en 2021. Le retrait s'est notamment accéléré en septembre depuis les installations du Kurdistan irakien.
Retour à la souveraineté irakienne
Il referme surtout une séquence ouverte il y a 23 ans. Les États-Unis avaient envahi l'Irak en 2003 et renversé Saddam Hussein, avant de retirer leurs forces en 2011. Ils étaient revenus à partir de 2014 à la demande de Bagdad face à l'expansion de Daesh, qui contrôlait alors de larges portions du territoire irakien.
Pour le gouvernement d'Ali al-Zaïdi, le 30 septembre doit symboliser le retour de la pleine souveraineté militaire du pays. Mais le départ américain ouvre une période délicate. Daesh conserve des cellules clandestines et, surtout, Bagdad doit désormais gérer la question des puissantes factions armées chiites, dont plusieurs entretiennent des liens étroits avec Téhéran. Leur désarmement, initialement associé au départ des forces étrangères, reste inachevé.
Le Kurdistan irakien, qui a subi de nombreuses attaques de missiles et de drones, s'inquiète également de perdre la protection américaine, notamment les capacités de défense aérienne déployées à Erbil. Le retrait ne signifie toutefois pas la fin des relations entre Washington et Bagdad : une coopération antiterroriste et sécuritaire doit se poursuivre sous de nouvelles formes.
Source: https://rtenafrique.tv/
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