Arrestation des magistrats : que dit la loi en la matière ?
Depuis l’arrestation des Magistrats les interprétations et les commentaires vont bon train dans les radios, les colonnes des journaux, les Facultés… sur la procédure de leur arrestation, son caractère légal ou illégal et les circonstances normales ou anormales. Cette analyse juridique sera de nature à éclairer la lanterne des citoyens lambda sur les conditions d’interpellation et d’arrestation d’un magistrat telles que prévues par la loi en république du Mali.
Le Ministère de la Justice avait enregistré un certains nombre de Plainte provenant des particuliers relative à des violations de leur droit dont ces citoyens déclaraient en être victimes du fait de ceux là qui ont en charge de veiller à l’application du droit positif.
Ainsi, le département de Justice sous la houlette de Maître BATHILY a eu à saisir la Cour suprême de ces plaintes. Ainsi, la Cour Suprême après analyse et examen des plaintes, a interpellé et placé sous mandat de dépôt, le 10 décembre dernier, quatre (4) magistrats, un greffier pour » concussion, faux et usage de faux et un Clerc d’Huissier.
Il s’agit du procureur de Mopti, Fousseyni Salah Cissé, son substitut, Ouleydoukah Mohamadou, du juge d’instruction, Adama Zé Diarra et du greffier Ibrahim Kanté, du clerc d’huissier Sékou Ballo, tous de la région de Mopti ainsi que le juge d’instruction du tribunal de première instance de la commune II du District de Bamako, Abdoulaye Kamaté.
Après ces interpellations et ces arrestations, une question revient dans toutes conversations et les discutions les bureaux, dans les grins, dans les bars…, est ce que la procédure en la matière a été respectée par le Ministère de la Justice et la Cour suprême sur les circonstances d’interpellation et d’arrestations des Magistrats dans l’exercice de leur fonction qui jouissent le principe d’inamovibilité c'est-à-dire que « le juge ne doit pas être interpellé, arrêté ou déplacé dans leur fonction ».
I) AVIS JURIDIQUE :
L’indépendance du pouvoir judiciaire est garantie par la Loi Fondamentale du 25 février 1992. C'est-à-dire la séparation des pouvoirs (pouvoir Exécutive, Pouvoir Judiciaire et Pouvoir Législatif) le pouvoir judiciaire s'exerce par la Cour suprême et les autres Cours et Tribunaux, mais le Pouvoir Exécutif est et demeure le Garant de l’application de la loi et le respect des droits des citoyens. D’où la présence du pouvoir Exécutif auprès des Juridictions par le biais du Parquet.
la sphère de compétence offerte au ministère de la justice en matière de saisie
S. OUATT
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