Cheick Modibo Diarra, dans les décombres de l’oubli !

06 Sept 2013 - 13:53
Mis à jour: 13 ans
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[caption id="attachment_159033" align="alignleft" width="300"]CHEICK MODIBO DIARRA CHEICK MODIBO DIARRA[/caption] Une chose aura marqué les esprits à la fin de la transition : l’ignorance dont les autorités de la transition ont fait montré à l’endroit de Dr Cheick Modibo Diarra, pourtant premier à occuper le poste de premier ministre de la transition au lendemain du coup d’Etat du 22 mars.     En effet, même s’il a été ignoré à la fin de cette transition, Cheick Modibo Diarra a bien pris part à cette transition qui vient de connaitre son épilogue avec la prestation de serment d’Ibrahim Boubacar Keita. Pour rappel, c’est le 17 avril 2012 que Cheick Modibo Diarra a été nommé premier ministre après le coup d’Etat ayant renversé le régime d’Amadou Toumani Touré.     Sa nomination découle du protocole d’accord cadre, et visait à octroyer la gestion du gouvernement de la transition à un homme consensuel. Le choix fait sur lui, n’a pas suscité de contestations en son temps. Ce qui ne sera pas le cas pour son premier gouvernement, qui sera fortement critiqué par la classe politique malienne, estimant elle, d’être lésée dans sa formation.     Ce qui conduira  cette classe politique à demander sa démission et la formation d’un gouvernement d’union nationale.     A la surprise générale, Cheick Modibo Diarra est reconduit à son poste de premier ministre car bénéficiant du soutien des putschistes de Kati et de son statut de ‘’pleins pouvoirs’’. Il forme ainsi un gouvernement d’union nationale en incluant les partis politiques.     Mais, la cohabitation entre lui et le président de la République par intérim, Pr Dioncounda Traoré est intenable. Alors que Cheick Modibo Diarra fonde son pouvoir sur les « pleins pouvoirs » qui lui ont été accordés par l’accord-cadre, Dioncounda, lui estime que le président doit coiffer le premier ministre.     La situation va s’envenimer entre les deux hommes, bloquant la transition. Car les Maliens avaient constaté le manque de cohésion entre les deux  commandants qui gouvernaient le bateau Mali.     Face à cette situation, et finalement lâché par ses ex-amis putschistes, Cheick Modibo sera forcé à démissionner par ceux-ci le 11 décembre 2012. Alors qu’il jouissait de la sympathie des Maliens qui voyaient en lui, un bosseur, un homme qui a réussi à maintenir les salaires des fonctionnaires avec les ressources intérieures de l’Etat à un moment où presque tous les partenaires du pays avaient plié bagages.     Et  le lendemain de cette démission forcée, il sera remplacé par Dianko Cissoko qui conduira le gouvernement jusqu’au terme de la transition. Dès lors, Cheick Modibo Diarra a été mis aux oubliettes par ces nouvelles autorités. Son nom n’est cité dans aucune affaire. Le comble est qu’au terme de la transition, le président de la République par intérim a décoré tous ceux qui ont pris part à la gestion de cette transition en occultant le nom de Cheick Modibo Diarra.     Lors de ces différentes adresses à la nation, il n’a daigné évoquer le nom de ce dernier avec qui il a pourtant géré les premières heures de la transition. Et, bizarrement, le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita lui a emboité le pas, puisque lors de son discours d’investiture, il  a aussi occulté le nom de Cheick Modibo Diarra comme s’il n’avait pas pris part à cette transition. Tout le mérite de la réussite de cette transition a été donné à Dioncounda Traoré et Dianko Cissoko.     Présent à cette  cérémonie d’investiture d’IBK, sa frustration était lisible. Mais il a été réconforté par certains de ses ministres comme Tiènan Coulibaly, Mme Alwata Sahi…. Et de nombreuses autres personnalités qui se sont déplacées pour venir le saluer et lui rendre hommage lors de cette cérémonie.     Georges Diarra

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Commentaires (26)

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maiga s abdou
maiga s abdou 13 ans
je fais parti de ses détracteurs, mais, j'avoue qu'il aurait fallu donner médaille à toutes et ceux qui ont fait la transition comme ministres, comme le laxisme n'a pas de coût. sinon, je reste convaincu qu'aucun malien ne mérite une médaille, car,non seulement, nous avions et sommes incapables de défendre pays, mais également incapables de faire face à notre devoir, s'unir au moment où pays avait besoin d'une union sacrée. nous devons à l'extérieur.
SAYCOU
SAYCOU 13 ans
Merci mon frère tu as raison je dirais même la transition c'est lui car il a fait le plus dure. Mais ne nous en faitent pas DIEU ne l'oublit pas ce qu'il a fait pour ce pays , merci.
assanatou
assanatou 13 ans
MERCI MON FRÈRE , LES MALIENS NE CONNAISSENT PAS LA VALEUR D'UN INTELLECTUEL. QUE DIEU BÉNISSE CMD POUR TOUT CE QU'IL A FAIT POUR LE MALI!
MALIFASSO
MALIFASSO 13 ans
IBK vous avez parlé de compétence et d’intégrité, CMD est le profil parfait, je le vois au moins ministre de l'agriculture ou de l'éducation.
CISSE
CISSE 13 ans
NPF LE SEUL ENNEMI DE CMD ETAIT SANOGO !!!!!!! MAINTENANT AU MALI C EST LE SEUL ENNEMI DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE CE QUI EXPLIQUE QUE LES USA NE REPRENNE TOUJOURS PAS LEUR COOPERATION MILITAIRE AVEC LE MALI ET JE PEUX TE DIRE QUE CMD VA AVOIR BIENTOT SA REVANCHE !!!!!!!!! WAIT AN SEE ! Sanogo au parfum Comprenant que son pouvoir était plus que jamais menacé, Diarra entreprend aussitôt de prendre contact avec des officiers supérieurs. « C’est son directeur de cabinet, Oumar Konaté, qui était chargé d’organiser cette réunion secrète entre lui et des militaires de haut rang, sans en informer le capitaine Sanogo. Quand les services de renseignements ont informé ce dernier de la rencontre, il a immédiatement appelé le ministre de la Défense, le général de brigade Yamoussa Camara, afin qu’il donne l’ordre à ce qu’aucun officier de l’armée ne réponde à l’invitation », confie la même source. Qui ajoute : « C’est la raison principale de la démission forcée du Premier ministre ».
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