Après l’adoption de la résolution 2085 du conseil de sécurité des Nation unies, le ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération internationale du Mali, Tièman Hubert Coulibaly, a invité hier jeudi, dans la salle de conférence de son département la presse nationale et internationale en vue de passer au peigne fin ladite résolution qui fait couler aujourd’hui beaucoup d’encre et de salive. Pour l’heure, il n’est pas question d’organiser des élections dans un pays où la grande partie du territoire est occupé par des bandits armés.
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Tieman Coulibaly, ministre des affaires étrangères et de la coopération[/caption]
D’entrée de jeu, le ministre des Affaires étrangères du Mali a affirmé qu’au nombre des résolutions adoptées en faveur du Mali pour la sortie de la crise, celle de 2085 s’avère la plus importante. En effet, à la loupe du chef de la diplomatie malienne, cette résolution répond parfaitement aux attentes de tous compatriotes Maliens.
Cependant, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Pour M. le ministre cette résolution exige des pourparlers sur certaines questions, à savoir la tenue des élections avant la libération des trois régions du Nord du Mali, les négociations avec les groupes MNLA et Ancar dine.
Ainsi pour répondre à ces questions M. Coulibaly a d’abord rappelé les deux principales missions que doivent assumer à tout prix les autorités de la transition : la reconquête du nord et l’organisation des élections le plus vite possible. Maintient-il toujours certains propos qu’il a lancés lors de sa première conférence de presse. ?
« Organiser des élections dans cette situation serait synonyme de légitimer la partition du pays. » Avant de marteler que
: « La tenue des élections ne sera pas envisageable avant la reconquête des régions du Nord. »
Ensuite concernant un calendrier précis pour le déploiement des forces militaires, M. Coulibaly se réserve. Car, selon lui, la divulgation de certaines informations va à l’encontre du secret de défense nationale.
Moussa Wélé Diallo
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