Gestion des affaires publiques : Et si IBK faisait comme ADO ou Macky Sall …

La situation actuelle au Sénégal et en Côte d'Ivoire, deux pays voisins, est entrain de faire des émules au Mali. Malgré les crises, pénuries d'eau et d'électricité dans le premier pays, dix bonnes années de guerre dans l'autre, leurs économies bougent.

29 Juin 2015 - 11:11
Mis à jour: 11 ans
70
COMMUNIQUÉ DE PRESSE - déboutBazoumana Fofana pense que les efforts déployés par leurs Chefs d'Etat, MM. Maky Sall et Alassane Dramane Ouattara (ADO) y seraient pour beaucoup. C'est pourquoi il invite le Chef de l'Etat Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK) à faire de même. Des indications lui sont fournies.   Victime d'une injustice flagrante, Bazoumana Fofana ne pouvait pas rester indifférent à la situation nationale. Opérateur économique de son état, il avait accepté investir dans son pays. Comme lui, d'autres citoyens avaient bien sûr fait le même sacrifice. Voir qu'après cela, des individus ont osé faire mains basses sur son bien, un titre foncier, lui parait intolérable. Bazoumana Fofana avait toujours fait confiance en la justice de son pays. Or, c'est cette même justice qui le dépouilla au vu et su de tout le monde. Ou du moins, certains acteurs de cette justice ont joué le rôle de dindons dans la procédure d'expropriation de son titre foncier. Et bon citoyen, Bazoumana Fofana a tapé à toutes les portes. Des anciennes autorités du pays, ATT et consorts, aux nouvelles, il n'a cessé de réclamer justice. L'arrivée au pouvoir du Président M. Ibrahim Boubacar Kéïta lui avait donné un réel espoir. C'est ainsi qu'il avait sollicité l'arbitrage du Ministre de la Justice de l'époque, Me Mohamed Aly Bathily, chantre du changement prôné par le nouveau Chef de l'Etat. Quelques jours ont simplement suffi à Bazoumana Fofana pour se convaincre de l'inertie des gens du pouvoir. L'une des raisons, c'était que nombre de protagonistes de l'affaire (Me Mountaga Tall, Babou Yara, …) avaient des liens étroits avec les tenants du pouvoir. Ou, s'ils n'étaient pas eux-mêmes au pouvoir. En tant qu'opérateur économique, devrait-il accepter cela ? Ce qui lui est arrivé ne découragerait-il pas d'autres opérateurs économiques ? Quel autre investisseur osera-t-il mettre son argent dans l'économie malienne ? Autant de questions qui amènent Bazoumana Fofana à se rappeler que son pays, le Mali, n'avait que trois cent (300) unités industrielles. Et qu'au Sénégal et en Côte d'Ivoire, il y avait des milliers, 5 à 6000. Bazoumana Fofana constate que dans ces deux pays, le climat des affaires est propice. Des opérateurs économiques comme lui sont choyés par les pouvoirs publics. Là-bas, ils sont sollicités à tout moment pour toute prise de grandes décisions les concernant. Et aucun individu ne saurait les brimer sous prétexte de son appartenance politique. Leur justice veille toujours au grain. Récemment, le Sénégal avait connu des moments de pénuries d'eau et d'électricité. La Côte d'Ivoire a passé dix années de guerre civile. Mais, aujourd'hui, tout cela relève du passé. Leurs économies fleurissent et florissent. Cela n'empêche pas pourtant les Présidents Alassane Dramane Ouattara et Macky Sall de se rendre à l'étranger. Ils sont quasiment présents à l'occasion de tous les grands rendez-vous internationaux. Ils profitent de leurs voyages pour tisser des relations d'affaires. Ces relations profitent bien à leurs pays. Ils vont jusqu'à faire des contacts individuels parce qu'ils sont utiles à leurs pays. Ils continuent à courtiser et motiver les partenaires. Ils sont prêts à accueillir et à offrir des opportunités aux investisseurs. Bien qu'ils aient des milliers d'usines, ADO et Macky Sall continuent à faire la publicité, inciter, inviter et redonner confiance aux industriels à venir chez eux. Par leurs voyages, ils vendent l'image de leurs pays. Ils veulent toujours que les investisseurs en rajoutent à leurs usines. Pour Bazoumana Fofana, donc le Chef de l'Etat malien, M. Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK) devrait faire de même. Il estime que l'homme a la capacité de dépasser ses homologues sénégalais et ivoirien, vu son carnet d'adresses. Pour Bazoumana Fofana, les réformes promises en matière de justice tardent à se concrétiser. " Notre Président de la République IBK doit faire mieux ", ne cesse-t-il de dire. Bazoumana Fofana renchérit : " Il est nécessaire que tout le peuple malien se lève et aide le pays et son Président pour qu'on puisse atteindre les objectifs de 200.000 emplois… " Avec le Conseil Economique, Social et Culturel, pense le vieux Fofana, le Chef de l'Etat a déjà un instrument de travail. En ce sens que le Conseil identifierait les acteurs du business, les répertorierait, puis recueillerait leurs avis et besoins. L'on ne devrait plus se contenter du consultatif. Bazoumana Fofana suggère la pleine participation des hommes d'affaires aux activités publiques. Imaginez un seul instant, le Chef de l'Etat français au Mali sans un homme d'affaires. Cela est invraisemblable. En se rendant en France ou ailleurs, le Chef de l'Etat malien devrait se faire accompagner par ses hommes d'affaires. Pour le bonheur des Maliens.   B.koné

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (70)

User
RINZ
RINZ 11 ans
Pourquoi ne pas comparer le Mali au Soudan à l’Érythrée ou à la Somalie ? Ce serait aussi logique ...
JIM
JIM 11 ans
LE SENEGAL EST UNE COLONIE ECONOMIQUE FRANCAISE AVANT TOUT ! LABAS C EST LA FRANCE QUI CONTROLE E R V I C E É C O N O M I Q U E R É G I O N A L P O U R L ' A F R I Q U E D E L ' O U E S T SÉNÉGAL, BÉNIN, BURKINA-FASO, CAP-VERT, CÔTE D’IVOIRE, GAMBIE, GUINÉE, GUINÉE BISSAU, MALI, MAURITANIE, NIGER, TOGO en 2011 et 758 M€ en 2012). 2 – L’investissement français au Sénégal : Les entreprises françaises représentent une part importante de l’activité économique au Sénégal. Les 13 premières filiales françaises enregistrent un chiffre d’affaires cumulé d’environ 1300 Mds XOF soit à titre de comparaison 53% du budget sénégalais ou environ 18% du PIB. Parmi elles, il convient de noter l’importance de la Sonatel, filiale d’Orange et première entreprise du pays, avec un CA de 663 Mds XOF en 2012. Cette prédominance française devrait se stabiliser voire se renforcer dans les prochaines années avec la prochaine entrée en production de la mine de Zircon, détenue à 50% par le groupe Eramet. Aux côtés des filiales françaises au nombre d'une centaine, on peut associer les entreprises de droit sénégalais détenues par des ressortissants français comme la Compagnie sucrière du Sénégal et les entreprises de tradition françaises comme CFAO, Allianz Sénégal (ex AGF), qui, elles-aussi, dépassent probablement la centaine d'entités. Cette « sphère d’influence économique » réalise un chiffre d’affaires d’environ 1700Mds XOF, chiffre équivalent à 23% du PIB. En termes d’effectifs, sur la base d’un secteur formel privé de 260 000 salariés, les 13 principales filiales françaises représentent environ 3,3 % de l’emploi total. En élargissant aux entreprises de la sphère française, on parvient à une part d’environ 5,8% soit 15 000 personnes permanentes. A ces chiffres il convient d’ajouter les employés journaliers et intérimaires. Deux grandes périodes se distinguent s’agissant des investissements français au Sénégal : l’implantation historique, complétée par une vague d’investissements des années 1990. Si les nouveaux venus ont été peu nombreux ces dernières années, on peut mentionner récemment les rachats dans le secteur de l’huile, en 2011, d’Oléosen par Sofiproteol et, en 2012, de Novasen par Copeol (Groupe Castel), ainsi que l’arrivée d’Eramet pour l’exploitation de sables titanifères et d’Onomo dans le secteur hôtelier. La présence française stricto-sensu touche tous les secteurs d’activité et notamment : - Agriculture et agro-industrie : En matière agricole, la Compagnie Fruitière a créé en 2003 la société des Grands Domaines du Sénégal spécialisée dans la production de tomates, maïs et fruits exotiques pour l’exportation. Le groupe Castel historiquement présent dans le secteur des boissons avec la brasserie Soboa s’est diversifié en 2012 dans la filière arachide (huile). Lesieur/Sofiproteol a acquis en 2011 l’unité de raffinage d’huile de table Oléosen. - Carrières, Mines et Industrie : Dans le secteur du ciment, Vicat a repris en 1999 la cimenterie Sococim où elle a investi près de 200 M€ en 2007 pour une extension. Comme indiqué ci avant, Eramet est coactionnaire du projet d’exploitation de sables titanifères « Grande Côte Opération » à part égale avec le minier australien Mineral Deposit (MDL). Dans le secteur des gaz industriels, Air Liquide est présent de longue date au Sénégal. - BTP : C’est principalement Eiffage qui assure une présence française dans ce secteur au Sénégal, depuis 1926 (Fougerolles à l’époque). L’entreprise est à l’origine de la première concession autoroutière du pays dont la première phase Dakar-Diamniadio s'achève. Vinci est également présent via sa filiale S E R V I C E É C O N O M I Q U E R É G I O N A L P O U R L ' A F R I Q U E D E L ' O U E S T SÉNÉGAL, BÉNIN, BURKINA-FASO, CAP-VERT, CÔTE D’IVOIRE, GAMBIE, GUINÉE, GUINÉE BISSAU, MALI, MAURITANIE, NIGER, TOGO Sogea/Satom. -Pharmacie : On signalera en particulier l’implantation de SANOFI-Aventis et, pour ce qui concerne la distribution des médicaments, celle de Laborex (groupe CFAO). - Distribution de produits pétroliers : Présent depuis 1954, Total est le premier distributeur de carburants au Sénégal avec plus de 140 stations (40% de parts de marché). Le groupe français dispose également de participations dans Senstock, société de stockage d’hydrocarbures (35%), et dans la Société Africaine de Raffinage (20%), pour laquelle l’actionnaire de référence est le saoudien Saudi Ben Laden Group. - Transport aérien et tourisme : Dans le domaine aérien, Air France était jusqu’à fin 2012 la seule compagnie aérienne régulière désignée et détenait le monopole des vols directs réguliers vers et en provenance de Paris. Corsair, dans le cadre d’un accord de coopération avec Senegal Airlines, opère 5 fréquences hebdomadaires à destination de Dakar depuis le 4eme trimestre 2012. Le groupe Accor dispose de trois hôtels à Dakar (le 3e ayant été inauguré fin 2012) et pourrait s’intéresser à la reprise de l’ancien hôtel Méridien des Almadies. Le Club
RINZ
RINZ 11 ans
Si tu vis en France ton hypocrisie est totale !!!! Les entreprises françaises sont très présentes au Maroc ,il ne viendrait à personne l'idée que le Maroc est inféodé à la France.... c'est bon pour notre développement que des étrangers investissent chez nous..Puis un jour nos riches prendront le relais
serge
serge 11 ans
Vous ettes jaloux du Sénégal et de la cote d'ivoire eux ils sont pas arrongant comme vous
1FILSDUMALIBA
1FILSDUMALIBA 11 ans
:roll: :roll: :roll: , :lol: :lol: :lol: :lol: , Eh bien toute une bonne là par Mr le journaleux Koné. Le changement et le Vrai ne peut venir que du Peuple et pour le Peuple. Faisons en sorte de l'imposer de gré ou de force avec a la tête un vrai dirigeant patriote. Ils sont très rares mais en fouillant sous nos politicards requins, rapaces, crocodiles, coyotes et vampires Nous ne trouverons. :wink: .
arafat
arafat 11 ans
Mr bazoumana Fofana, si vous êtes en règle alors prenez votre mal en patience le gouvernement, vous rendra ce qui vous est de droit. :oops: :oops: :oops: :oops:
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (147)
  • Nfp (85)
  • Citoyen du monde (44)
  • kan (27)
  • Kankan (26)