Mali : Karim Keïta, "Papa m'a pas dit"

22 Nov 2013 - 18:50
Mis à jour: 13 ans
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[caption id="attachment_166735" align="alignleft" width="300"]Karim Keita Karim Keita[/caption] Karim Keïta, le fils du président malien, veut faire carrière en politique. Oui, mais... son père IBK est réticent. Aux législatives du 24 novembre, le candidat devra donc faire ses preuves tout seul.     Il est jeune, né à Paris, il a vécu loin des terres familiales, il a le sens des affaires, des ambitions politiques... et son père est président. Mais ce Karim-là ne vit pas au Sénégal et n'est pas le fils d'Abdoulaye Wade.     À 34 ans, le fils d'Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) présente bien des similitudes avec celui qui croupit dans la prison du bord de mer de Dakar depuis plus de six mois.     Pourtant, la comparaison lui paraît hors de propos. "Je ne vois pas le rapport", confie-t-il à Jeune Afrique, tout en assurant que les attaques dont il fait l'objet depuis plusieurs semaines le laissent de marbre.     Il devra se faire élire le 24 novembre Il est vrai que, contrairement à Karim Wade, Karim Keïta n'a pas attendu d'être nommé par son père à un poste de conseiller pour faire son entrée en politique. Après l'élection d'IBK en août, la presse a évoqué cette possibilité, parlant de Karim Keïta comme d'un "conseiller officieux extrêmement influent" qui aurait notamment eu son mot à dire sur la composition du gouvernement. "C'est mal connaître mon père", rétorque l'intéressé, qui déclare voir rarement ce dernier depuis son installation au palais de Koulouba.     Avant de pouvoir prétendre à quoi que ce soit, il devra donc faire ses armes. Première étape : l'Assemblée nationale. Pour cela, Karim Keïta, qui a été investi par l'alliance au pouvoir, devra se faire élire le 24 novembre, jour des élections législatives, dans la circonscription de la commune II de Bamako. Là encore, rien ne lui a été donné. Il a d'abord dû batailler pour obtenir l'aval de son père. "Il s'y opposait. Il ne voulait pas que je me lance en politique. C'était une manière de me protéger. Il m'a fallu une grande persévérance et l'intervention de la famille pour le faire plier." Puis il a fait face à la fronde d'une partie des militants du Rassemblement pour le Mali (RPM) qui ne voulaient pas de lui comme candidat. "On ne l'a jamais vu sur le terrain. Il n'a même pas sa carte du parti !" déplore l'un d'eux.     Karim Keïta lui-même admet que son expérience politique est pour l'heure bien maigre. Certes, cela fait plus de quatre ans qu'il pense à se présenter à une élection et il a accompagné son père lors des deux dernières présidentielles : en 2007, un an après son retour au pays, il avait mis sur pied des comités de soutien dans la capitale ; cette année, il s'est occupé de la logistique et a fait l'interface avec l'agence chargée d'assurer la communication d'IBK. Mais entre ces deux scrutins, il ne s'est guère fait remarquer, trop occupé à se lancer dans la location de voitures et le conseil aux investisseurs (deux sociétés qu'il a baptisées à l'identique, Konijane, en couplant les noms de ses grands-mères).     "Fils à papa", "flambeur qui aime l'argent" : ses adversaires n'hésitent pas à forcer le trait. Mais, comme pour son aîné sénégalais, c'est surtout sur ses années passées à l'étranger que ses détracteurs insistent - il a vécu en Belgique à partir du lycée puis au Canada pour suivre des études de commerce international. "Confions la commune II à ceux qui la connaissent, ceux qui y vivent au quotidien, et non à des intrus qui s'en réclament pour les besoins des législatives, alors qu'ils n'y habitent même pas", entend-on persifler dans les meetings. Bienvenue en politique !     Source: Jeuneafrique.com

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Commentaires (22)

User
SID
SID 13 ans
Pour tout le public qui le connaisse as encore, ce eune s'est toujours battu aux côtés de son père. Je me rappelle encore les législatives passées il 'est battu bec et ongle pour que le RPM occupe les sièges de la mairie et de l'assemblée. Alors vive sa rentrée officielle dans le paysage politique malien. Un conseil tonton Karim: Soit objectif et agit pour le bien du Mali, tu seras choyé par les maliens. Qu'Allah t'assiste et bénisse notre grand Mali. :wink:
Kinguiranke
Kinguiranke 13 ans
J'espere que tu as vu les enfants de Hollande, de Segolene, de LePen, de Clinton, de Sarkozi, de Bush, de McCain, etc. se battre aux cotes de leurs parents pour leurs elections sans pour autant depasser la ligne rouge, ton tonton Karim doit faire tres attention et comprendre son choix car le nepotisme et la corruption des mentalites ne peuvent pas continuer. A bon entendeur, salut.
Bagadadji@62
Bagadadji@62 13 ans
Karim est jeune. Ses fin d'etudes superieures ont coincide' avec l'election de son pere a Koulouba . Pour celui qui connait le Mali, il serait mieux de conseiller a Karim de rester en dehors de la politique et se lancer dans tout ce qui est jeunesse comme Ramoss avait fait, ce qui a sauve' sa peau après le renversement de Moussa Traore'. Karim: Ne te lance pas dans la politique. La politique elle meme te soliciterait si jamais que ton pere faisait le grand success de sortir le pays de cette merde et lutter contre l'enrichissement delinquent. Reste au cotes des jeunes et soit hors de toutes manifestation polique. S'il s'avere que tu tiens a la politique et que tu compte perseverer, soit tres critique contre toutes erreurs de ton pere sans crainte...
LeSablier
LeSablier 13 ans
J’aimerais poser une question : pourquoi ce Karim a-t-il attendu l’élection de son père comme président pour se lancer dans la politique alors qu’il n’a jamais milité dans un parti politique? Et certains cherchent à tout prix à lui attribuer une certaine légitimité sous prétexte que ce Karim est le fils du président. On cherche à tout prix à l’imposer au peuple malien alors que ce Karim n’a jamais été au contact du peuple, mais il a fallu l’élection de son père pour que ce type se présente au peuple comme Zorro national,….non comme fiston National,….non comme Fils à Papa, ….non comme Fils à Maman national. Si Karim, le fils du président, devient député c’est que le peuple malien n’a absolument rien compris ou qu’on a commis une fraude massive. On continue à narguer le peuple malien et à le maintenir dans le cercle vicieux du culte de la personnalité. Le Mali n’a pas besoin d’un Homme fort ou mais des institutions Fortes. Une démocratie, ce n’est pas une MONARCHIE.
alkerou
alkerou 13 ans
Ne cherche pas a conprendre c est le mali et l Afrique qui est comme ça :mrgreen: :lol: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :lol:
bakiss
bakiss 13 ans
Justement il faut que ça change. LeSablier a parfaitement raison. Sacré LeSablier
LeSablier
LeSablier 13 ans
J'aimerais poser une question : pourquoi ce Karim a-t-il attendu l'élection de ton père comme président pour se lancer dans la politique alors qu'il n'a jamais milité dans un parti politique? Et certains cherchent à tout prix à lui attribuer une certaine légitimité sous prétexte que ce Karim est le fils du président. On cherche à tout prix à l'imposer au peuple malien alors que ce Karim n'a jamais été au contact du peuple, mais il a fallu l'élection de son père pour que ce type se présente au peuple comme Zorro national,....non comme fiston National,....non comme Fils à Papa, ....non comme Fils à Maman national. Si Karim, le fils du président, devient député c'est que le peuple malien n'a absolument rien compris ou qu'on a commis une fraude massive. On continue à narguer le peuple malien et à le maintenir dans le cercle vicieux du culte de la personnalité. Le Mali n'a pas besoin d'un Homme fort ou mais des institutions Fortes. Une démocratie, ce n'est pas une MONARCHIE.
gome
gome 13 ans
pourquoi un tel acharnement, vous n'êtes pas plus Malien que lui . si le destin le choisit pourquoi pas . pauvre con du FDR !!
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