Le président Keïta à Kigali : Un tête à tête fructueux avec Paul Kagamé

09 Avr 2014 - 07:02
Mis à jour: 13 ans
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[caption id="attachment_228712" align="aligncenter" width="610"]Kigali Le président Keita et son homologue rwandais Paul Kagamé au 20e anniversaire du génocide à Kigali[/caption] Les président Ibrahim Boubacar Keita et son homologue rwandais Paul Kagamé ont eu hier un entretien en tête à tête au Serena Hôtel. L’hôte avait rejoint l’invité pour lui souhaiter bonne route. Mais aussi pour discuter avec lui de sujets d’intérêt commun pour le Rwanda et notre pays. La principale information issue de cet entretien est l’accord de principe pour un échange d’ambassadeurs entre les deux pays. Cela aura le mérite de mieux raffermir les liens de bonne amitié entre les deux peuples. Le lien entre les deux chefs d’Etat est, lui, déjà évident et solide. Le président Keïta était debout, tout à côté du président rwandais lorsque celui allumait la Flamme du souvenir du génocide de 1994. Ibrahim Boubacar Keïta honorait ainsi un engagement qu’il avait pris, celui d’être auprès du peuple rwandais en cet instant de douloureuse mémoire. La promesse faite s’inscrit dans le sillage d’un élan de cœur suscité par les précédents voyage dans ce pays. « Je suis ici chez moi » avait répliqué le chef de l’Etat à son arrivée lorsqu’une diplomate rwandaise lui souhaitait la bienvenue à Kigali. « Une chose absurde et inimaginable », voilà comment IBK qualifie le génocide rwandais. La mine grave, le regard chargé de compassion, le chef de l’Etat se demande encore comment un génocide d’une telle ampleur a pu se produire. Le décompte des cadavres en état de putréfaction avancé et celui des ossements trouvés dans les fosses communes ont donné un total effarant de 800 000 victimes abattues en l’espace d’une centaine de jours. C’est « une leçon et une tache sur la conscience des hommes »,  a déclaré Ibrahim Boubacar Keita lorsqu’il s’est agi pour lui de porter un jugement sur ce terrible épisode de l’histoire rwandaise. Le président Paul Kagamé disait à ses 30 000 compatriotes massés au stade lundi qu’« aucun pays, en Afrique ou ailleurs, ne devrait devenir un autre Rwanda ». « Si les choix d’un peuple ne sont pas guidés à la lumière de son histoire, le danger sera toujours », a souligné Kagamé. C’est pour cela qu’il a conseillé aux Rwandais de pas se « laisser distraire ». Et d’ajouter pour asseoir la fermeté de ses options actuelles « notre approche est aussi radicale et sans précédent que la situation qui fut la nôtre ». Il faut reconnaître au président rwandais que les choix stratégiques qu’il a faits ont donné de bons résultats. Ibrahim B. Keïta voit dans les progrès spectaculaires effectués par le pays « une chose agréable ». Vingt  ans après, a-t-il insisté, « on retrouve un peuple debout qui a repris confiance en lui-même ». « Quand un peuple sait où il va, il peut soulever des montagnes », souligne le chef de l’Etat avant de prendre le chemin du retour, sous une pluie fine qui arrose la ville des mille collines. Envoyé spécial A. M. CISSÉ LE PRÉSIDENT KEÏTA SÉDUIT PAR LE RWANDA Sourire léger, vêtu d’un ensemble basin bleu clair dans le style que lui-même a popularisé et à qui on a donné son nom, le président de la République ne cache pas avoir été littéralement séduit par Kigali. Ibrahim Boubacar Keita, qui bouclait son troisième voyage au Rwanda, a surtout admiré le courage d’un peuple qui s’est relevé d’une crise profonde et qui s’attire aujourd’hui l’admiration des visiteurs. « Une ville propre », dit-il sobrement quand on lui demande ses impressions sur la cité bâtie à flanc des collines qu’est Kigali. Et il ajoute : « Tout cela fait partie de la confiance en soi ». Au-delà de la charge émotionnelle que le Rwanda dégage inévitablement, le chef de l’Etat a salué « l’autodiscipline » qui y règne. « Quand on jette un mouchoir par terre, un autre citoyen le ramasse », relève le président en guise d’exemple. En effet, la préservation de la propreté des lieux publics a déjà intégré le quotidien du Rwandais. Tel un réflexe naturel. Cette attitude civique ne laisse pas indiffèrent l’invité spécial de Paul Kagamé qui insiste sur le fait qu’un comportement responsable partagé « bénéficie à l’ensemble des citoyens ». A. M. C 

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Commentaires (23)

User
ondo
ondo 13 ans
il ne suffit pas de rencontrer monsieur kagamé, il faut voir si ce dernier a puis le conseiller positivement pour s'occuper des interets de sa nation dabord, de ne jamais faire confiance à la communauté internationale, de faire partir les forces etrangeres de son territoire, de se mefier de ses (amis)de la vieille diplomatie, de refuser les accords de defense de la france, et demander le depart de l'armée francaise d occupation de la base malienne de TESALIT actuellement occupée sans aucun accord avec le mali. de former des militaires maliens avec des moyens et leurs faire confiance pour la securité du pays car aucune force etrangere ne peut remplacer l'armée malienne,de demander a la france d'avoir une position claire sur le dossier kidal; de rendre public le noms des negociateurs sur le dossier de la crise malienne, de rendre public le contenu de tout accord et une concertation avant signature au nom des maliens; car paul kagamé s'occupe de son peuple et depuis la trahison de la communauté pompier et pyromane; communauté internatationale ses amis qui vous font du mal pour leurs interets;
dossola 78
dossola 78 13 ans
:roll: :roll: :roll: :roll: :idea: :?: :?: :arrow: :arrow: 8-O
Mael 14
Mael 14 13 ans
J’espère qu' il en a profité pour prendre un peu de plomb dans la cervelle!!!Sinon qu'a t il été faire dans cette énième ballade de trop pendant que le pays est dans cet état...
tienomango
tienomango 13 ans
meme quando il part en france pour son tourisme sexuelle l,essor qualifit ça aussi de fructueux......heureusement que les journalistes du jornal le monde ne sont pas comme ceux de notre chers quotidient l,essor .......
NFP
NFP 13 ans
L'ESSOR est décidément un organe de presse EXCEPTIONNEL!... Quand notre président part perdre son temps à l'étranger pour des cérémonies au lieu de bosser, et qu'à ce titre, il ne RAMENE rien, l'ESSOR qualifie cette perte de temps pour e pays ............. d'ECHANGE FRUCTUEUX! Si un jour IBK se déplace pour QUELQUE CHOSE et qu'il lui prend l'idée saugrenue de bosser au lieu de faire du tourisme politique, comment vont-ils appeler ça?...
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