Nous, les jeunes : N’ignorons pas nos droits et devoirs

25 Oct 2012 - 00:00
Mis à jour: 14 ans
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Les mentalités actuelles qui polluent la jeunesse malienne représentent un véritable danger pour l’avenir du pays. Aussi, avec de tels comportements, on ne peut pas parler de relève saine. Et tant que les ministres et autres hauts cadres de la République, qui assurent la gestion de l’Etat, ne montreront pas de bons exemples aux jeunes, le pays se dirigera tout droit vers un avenir incertain. Travailler dans un Cabinet présidentiel ou ministériel n’est pas une fin en soi. « A chacun son métier et les vaches seront bien gardées », dit-on. « La chose la plus importante à toute la vie, c’est le choix du métier : le hasard en dispose », disent les Fables de Florian. « Qui a  métier a rente. Il n’est pas de si petit métier qui ne nourrisse son maître. Bon est le métier dont on peut vivre. Il n’y a point de sots métiers, il n’y a que de sottes gens. Chaque métier a son fonds d’or. Tout homme qui ne donne pas un métier à ses enfants les prépare à une mauvaise vie », rétorquent les  Pensées de Pascal. Le jeune malien doit profondément méditer pour comprendre le sens réel de ces Fables et Pensées. Le jeune malien ignore ses droits et devoirs offerts par la Nation. En effet, accepter d’exercer pendant un ou deux ans une activité de Professeur de lycée ou de collège, d’enseignant ou de chercheur dans une université ou un institut de recherche sans le moindre salaire équivaut à faire preuve d’ignorance manifeste. Les jeunes sortants des écoles doivent savoir que les institutions judiciaires : la Cour administrative et les Tribunaux, sont là pour les défendre. Il faut seulement avoir le courage d’y aller pour porter plainte. Honte à un Etat qui se comporte envers les jeunes comme un Etat voyou en les faisant travailler sans revenus ! Au regard des nombreuses richesses du sous-sol dont bénéficie le Mali et ses populations, le pays n’a pas besoin de telles injustices sociales. Il faut donc condamner avec toute l’énergie nécessaire l’exhibitionnisme confrérique et la prostitution intellectuelle et charnelle qui polluent la jeunesse malienne. La richesse culturelle et traditionnelle de nos villages existe et elle a besoin du soutien des jeunes qui doivent rester dignes et intègres. Et nous concluons par cette citation d’Albert Jacquard  « Mon objectif, ce n'est pas de construire la société de demain, c'est de montrer qu'elle ne doit pas ressembler à celle d'aujourd'hui ». Cheick Oumar Keïta  

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Commentaires (1)

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CONSEILLER VIRTUEL
CONSEILLER VIRTUEL 14 ans
Le Mali, nouvelle victime désignée d’actives ingérences néocoloniales françaises!!!!!!!!! François Hollande, au nom de la France, prit la parole lors de la 67ème session annuelle de l’Assemblée générale de l’ONU le jour de son ouverture, le mardi 25 septembre 2012, demandant entre autres choses un mandat international pour une intervention militaire étrangère au Mali, dont le nord du pays est occupé par des rebelles. Il qualifia d’”insupportable, inadmissible, inacceptable” l’occupation du vaste territoire du nord malien “par des groupes terroristes” en annonçant que la France soutiendra toutes les initiatives qui seront prises par les Africains. (1) Pour rappel, la France de M.Chirac et de M.Sarkozy ne trouvait pas insupportable, inadmissible ni inacceptable l’occupation du nord ivoirien par des rebelles sanguinaires, putschistes ratés, depuis septembre 2002 et cela jusqu’à avril 2011, car ces rebelles soutenaient l’homme adoubé par Paris, l’ancien fonctionnaire du FMI Alassane Dramane Ouattara (ADO), aujourd’hui hissé au pouvoir en Côte d’Ivoire. Et droites et gauches françaises se donnaient la main durant cette période dans une union sacrée assurant cette collusion où J. Chirac et N. Sarkozy assuraient un soutien militaire français aux rebelles pour agresser l’Etat ivoirien. Ici la France soutient des rebelles, là-bas elle fait la guerre pour les combattre. Allez comprendre ! Les rebelles semblent bons s’ils sont en Côte d’Ivoire, en Libye ou en Syrie, à un moment donné et contre l’ennemi désigné des intérêts occidentaux (réel ou supposé). La géométrie variable est bien visible. La ficelle est grossière. La France s’immisce à présent de façon aiguë et accélérée au Mali. Le néocolonialisme décomplexé se manifeste une fois de plus. L’ingérence politique et « diplomatique » devient ouvertement militaire. La crise interne, politique et militaire, au Mali veut être résolue militairement par la seule France et ses alliés africains, ses anciennes colonies ouest africaines. Dans un élan désintéressé ? Les origines d’une crise sans précédents : Touaregs et islamistes contre le Mali, plus affaibli que jamais. Cette crise au Mali est due aux rébellions, (2) sécessionnistes et/ou fondamentalistes, touarègues ou islamistes, qui réussirent à attaquer, occuper et contrôler le nord du pays avec ses villes principales, Gao, Kidal, Tessalit et la légendaire Tombouctou, depuis janvier 2012. Ceci provoqua un putsch fin mars 2012 pour déposer du pouvoir le général Amadou Toumani Touré, dit « ATT », impuissant et visiblement incompétent, président élu, lors de son élection contestée fin avril 2007 (comme lors de sa première élection, en mai 2002), et en fin de mandat car une élection présidentielle était prévue pour le 29 avril 2012. Le coup d’Etat fut populaire, et eut un fort soutien politique et citoyen exprimé publiquement. (3) Une description fine, avec une tentative d’analyse pertinente, ultérieure, devrait aborder le richissime sujet d’actions et réactions au Mali face au ‘pronunciamiento’ militaire, des partis, mouvements politiques, syndicats, associations, communautés, musulmans non-intégristes, soutiens et opposants des jeunes officiers révoltés, et des consensus et clivages. Faut rappeler que la déstabilisation du Sahel, de toute la bande sahélo saharienne, donc du nord du Mali à présent occupé par des rebelles, est l’une des conséquences directes de la guerre de l’OTAN contre la Libye, dont la France de N. Sarkozy fut l’initiatrice. Ce conflit provoqua la prolifération et le renforcement de bandes armées djihadistes et, à la chute du régime libyen et après l’exécution de Mouammar Kadhafi, la débandade de l’armée libyenne et la dissémination accélérée d’armes de tout genre et d’hommes armés dans le Sahel. Parmi les Touaregs rebelles et les islamistes au Mali il y a des vétérans de la guerre en Libye de 2011. Après les offensives rebelles de janvier 2012 et la chute de tout le nord du pays suite au retrait de l’armée malienne au mois d’avril dernier, à présent les mouvances islamistes chercheraient, avec les crimes commis au nom de la charia et une lente poussé vers le sud-ouest, l’affrontement afin de galvaniser et d’unifier les groupes djihadistes probablement pour internationaliser le conflit dans le but d’« afghaniser » la région. Le MLNA touareg ayant été à l’heure actuelle largement submergé par les groupes islamistes. L’arroseur arrosé ? Qui tire les ficelles occultes de ces mouvances ? L’offensive du MLNA permettait à ses parrains un scénario d’eaux troubles où l’ingérence politique et militaire étrangère était autant cause que conséquence. Certains avancent les thèses bien plausibles, et démontrables, de l’implication française -sarkozyste- ainsi que des burkinabés (Blaise Comparé ayant facilité son pays comme base arrière) avec le MNLA, qui a pignon sur rue à Paris avec un siège qui agit ouvertement sans entrave. D’autres spéculent sur l’implication et accointances du Qatar -voire d
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