Bilan sécuritaire de la transition : Le Quitus du Général Daoud Aly Mohammedine
Le cycle des grands oraux sectoriels dressant le bilan des cinq années de présidence du Général d’armée Assimi Goïta s’est poursuivi au Centre international de conférences de Bamako (CICB).
Le Général de division Daoud Aly Mohammedine, ministre de la Sécurité et de la Protection civile, y a défendu un bilan dense, marqué par un renforcement humain et structurel sans précédent de la sécurité intérieure.
La priorité absolue de ce quinquennat sécuritaire a été le renforcement drastique des effectifs. Devant les forces vives de la Nation, le ministre a dévoilé des chiffres éloquents : plus de 15.000 agents ont intégré les rangs depuis le début de la Transition. Dans le détail, cela représente 12.000 fonctionnaires pour la Police nationale et 2600 pour la Protection civile.
Ce volume de recrutement massif est historique : il équivaut à lui seul à plus de la moitié des effectifs totaux dont disposaient les forces de sécurité à la veille de la Transition. L'effort d'intégration se poursuit d'ailleurs activement, avec 2000 nouvelles recrues actuellement en formation à la Police nationale et 1000 autres sur les bancs de la Protection civile.
La révolution institutionnelle : militarisation et synergie
Au-delà de la force du nombre, le département a opéré une véritable mutation qualitative sous l'impulsion du Chef de l'État. La réforme la plus emblématique demeure la militarisation de la Police nationale et de la Protection civile, un changement de paradigme qui permet d'adapter ces corps aux exigences d'une guerre asymétrique et d'augmenter leur résilience.
À cette refonte statutaire s'ajoute la création d'un état-major dédié aux forces de sécurité et la modernisation des outils opérationnels. Ces avancées structurelles garantissent aujourd'hui une meilleure synergie interservices, rapprochent le maillage sécuritaire des citoyens et affichent déjà des résultats tangibles dans le démantèlement des réseaux criminels et la lutte antiterroriste.
Le boom des infrastructures logistiques
Pour héberger et déployer cette nouvelle force humaine, un vaste plan de construction a été exécuté. Le ministre a ainsi salué l'achèvement de plus de 130 infrastructures de sécurité réparties sur le territoire national. Cette cartographie logistique repensée inclut 85 réalisations pour la Police, 16 pour la Garde nationale, 11 pour la Protection civile et 9 pour la Gendarmerie, englobant de nouveaux commissariats, postes de sécurité, brigades et centres de secours.
L'avenir s'inscrit dans cette même dynamique bâtisseuse. Le Général Daoud Aly Mohammedine a confirmé le lancement prochain des travaux de la très attendue École nationale de la Protection civile, ainsi que la création d'un centre de secours fluvial inédit.
Une volonté politique inébranlable
Cet inventaire rigoureux sonne comme un véritable quitus pour le ministère de la Sécurité et de la Protection civile. Il traduit, selon la conclusion du ministre, la détermination absolue du Chef suprême des armées à placer les forces de l'ordre dans des conditions optimales. L'objectif demeure invariable : remporter les victoires décisives contre les forces hostiles et asseoir la stabilité définitive du Mali.
KML