Le PDES, le parti des héritiers d'ATT marginalisé : Veut-on bannir de la vie politique des millions de Maliens ?

24 Déc 2012 - 16:02
Mis à jour: 14 ans
34
Depuis le coup de force qui a renversé le président Amadou Toumani Touré en mars 2012, des institutions de transition ont été mises en place et nous en sommes au 3ème gouvernement dit d'union nationale avec la formation du dernier gouvernement conduit par le Premier ministre Diango Cissoko. Nous, membres et militants du Parti Pour le Développement Économique et la Solidarité (PDES), sommes très surpris et même indignés de constater qu'aucun membre de notre formation politique n'a  fait partie de ces gouvernements successifs.   [caption id="attachment_51744" align="alignleft" width="310"] Ahmed Diané Semega, président du PDES[/caption] Sommes-nous indignes de la patrie ? Sommes-nous pestiférés au point qu'aucun cadre du PDES, dont plusieurs de ses membres ont pourtant été ministres par le passé, ne serait plus apte à une quelconque responsabilité dans les affaires de l'Etat ? Par trois fois,  chaque fois qu'il s'est agi de constituer une nouvelle équipe gouvernementale, nous avons proposé au nom de notre parti le secrétaire politique du PDES. Quelle est donc la tare de M. Mohamed Dibassy pour qu'il ne soit jamais retenu par les Premiers ministres successifs? Faut-il rappeler que le PDES est membre - et ce depuis la première heure - du Front Uni pour la Sauvegarde de la Démocratie et la République ? A quel jeu jouent nos alliés politiques membres de ce Front ? On nous dit, on nous répète, on nous martèle que les Maliens doivent tous se retrouver et s'unir pour mener à bien le seul combat qui vaille, à savoir le retour à notre intégrité territoriale et la tenue d'élections libres et démocratiques. Le nouveau Premier ministre, dès sa prise de fonction, avait eu ces mots : "J'ai envie de dire aux maliens qu'ils doivent se rassembler, parce que c'est uni que le peuple affronte les difficultés ". Comment rassembler le peuple malien si l'on exclut volontairement les millions d'entre eux dont le seul péché, semble-t-il, aurait été d'avoir fait élire l'ancien président Amadou Toumani Touré ? La mémoire de certains semble être à géométrie variable, car qui pourra nier que tous les partis politiques ont tous collaboré à un moment ou un autre avec le président ATT, quand ils n'ont pas soutenu ouvertement sa politique. Ainsi, le PDES et ses militants seraient aujourd'hui les seuls qui ne méritent pas une place dans la reconstruction de notre nation ? Au nom de quoi ? Au nom de quelle trahison ? Je le demande avec insistance. Mais je m'interroge aussi sur la réelle volonté des principaux responsables du PDES à s'engager - à nous engager - dans l'action gouvernementale. Veulent-ils, par quelque sordide manœuvre, faire disparaitre à tout jamais notre formation politique pour leurs intérêts personnels ? Là encore je m'interroge, et je ne suis pas le seul. Certains cadres de notre parti délaissent nos réunions décisionnelles pour s'en aller négocier en coulisse on ne sait quel futur recasement ailleurs. Je sais pertinemment que les hommes politiques maliens ont de tout temps été frappés par cette terrible maladie qu'est la transhumance. Mais, en ces moments particulièrement graves pour notre nation, en ces moments où des milliers de nos sœurs et de nos frères souffrent terriblement dans les zones de notre pays occupées par des groupes armés archaïques, ne faudrait-il pas se montrer dignes et soucieux de l'intérêt général plutôt que manipulateurs ou arrivistes ? En tant que secrétaire national du PDES, j'appelle mes compagnons militants à s'interroger sur le devenir de notre parti, sur ces objectifs et le rôle qu'il entend tenir dans le futur. Sans une prise de conscience rapide et franche de la situation dans laquelle certains nous ont plongée, il va sans dire que le PDES pourrait devenir une force moribonde au lieu d'être le parti rassembleur et porteur d'espoir que nous voulions qu'il soit lors de sa création. Sega DOUCOURE * Secrétaire national chargé des Maliens de l'extérieur (Paris, France)

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (34)

User
Iamworry
Iamworry 14 ans
:lol: Ne cherchez pas très loin,le peuple a juste peur de voir un ministre dépenser 15 millions par mois comme frais d'achat du thé.Donc le PDES et ses ....doivent rester à l’écart. Que bon DIeu sauve le Maliba.
aminata sanogo
aminata sanogo 14 ans
le PDES vie très très bien vive le PDES à l'election 2013 Ihallayou
Ntiarakataa!!!
Ntiarakataa!!! 14 ans
Si nous devrions dire de partir avec un nouveau départ.....Patati patata. n'importe quoi. Ecrire pour écrire. Le mot ADEMA est miuex que toi.
soufian
soufian 14 ans
att bandit con
Gnousso
Gnousso 14 ans
Si nous devrions dire de partir avec un nouveau départ nous devrions dissoudre les parties comme: ADEMA, CNID, PARENA, RPM, UDD, URD, MPR ainsi que tous les autres. Les différents parties ont trahi la peuple Malien durant les vingt années de démocratie.
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (148)
  • Nfp (85)
  • Citoyen du monde (44)
  • kan (27)
  • Kankan (26)