Tournée présidentielle à Ségou : Les dessous de la colère d’IBK à Bla

14 Déc 2015 - 01:47
Mis à jour: 11 ans
104
Tournée présidentielle à Ségou : Les dessous de la colère d’IBK à Bla
Parti pour honorer ses engagements pris la veille de son élection à la présidentielle vis  à vis des populations, Ibrahim Boubacar Kéita n’a pas su contenir ni ses larmes ni sa très grande colère à Bla. Ville dans laquelle, il a découvert que l’un de ses ministres, Frankaly Kéita lui avait menti. Quels sont les dessous de cette colère soudaine ? Nous avons enquêté. Nous sommes à quelques encablures seulement des élections présidentielles de 2013. Harouna Aboubacar Traoré, un jeune opérateur économique de la diaspora, découvre à Accra, la capitale Ghanéenne, Ibrahim Boubacar Keita alors candidat en tournée. Ses propos, son allure, sa moralité sans doute, sa sincérité dans les propos et ses convictions séduisent le jeune Harouna. Lui ? Originaire de Bla, regagne très rapidement les siens dans les faubourgs de Bla. Crée un club d’amis et de sympathisants pour soutenir la candidature d’IBK. Il regagne Bamako, où il prend attache avec Mr Tréta responsable du RPM et lui déclare ses intentions de soutien à IBK. « Je me suis investi humainement et financièrement pour convaincre mes compatriotes de la crédibilité de la candidature de IBK. Nous n’avons rien demandé. Lorsque IBK est venu à Bla, il a été accueilli à la lueur des lampes tempêtes et des torches. La population de Bla n’avait qu’une seule doléance importante : l’électrification de la ville ». Dans son discours, le candidat Ibrahim Boubacar Kéita a promis que dès son élection, le problème d’électricité ne serait plus qu’un vieux souvenir à Bla. Pendant ce temps, ses adversaires politiques sillonnaient villages et hameaux pour dénigrer IBK disant qu’il n’a fait que de creuses promesses. Harouna et les siens tenaient mordicus à rassurer l’électorat sur la sincérité de leur mentor. Juste donc après son élection, IBK donne des instructions à son ministre Frankaly Kéita, afin de tout mettre en œuvre pour honorer ces engagements. Tenant à ne pas passer pour ridicule devant les populations, Harouna Traoré pris donc à son tour à bras le corps le problème d’électricité de la ville de Bla. « Nous n’avons jamais laissé le moindre répit au ministre Frankaly qui nous a toujours rassuré. A 72 heures du voyage présidentiel, j’étais en contact avec le ministre qui m’a encore fait savoir qu’il a pris toutes les dispositions ». Que s’est il passé ? Frankaly voulait il volontairement humilier le président devant une population devenue exigeante à force de patience et broyant du noir ? C’est certainement l’intention inavouée du ministre dont l’attitude n’a aucune justification. Arrivé à Bla, tout rassuré que la population avait oublié les problèmes d’électrification, IBK, découvre tout ahuri, une pancarte arrogante flanquée d’un message brandie vigoureusement par des enfants médusés. : « Grand père Kenkelen Tigui, nous étudions dans l’obscurité ». Le sang du président ne fit qu’un tour. Heureusement que son cœur tenait bon. Dans les coulisses, ne sachant où donner de la tête, il laisse tomber quelques grosses gouttes de sueurs, ses larmes perlent sur ses joues. IBK est inconsolable. « J’ai tout compris… On m’a menti…. » Puis, les mots commencent à lui manquer pour exprimer sa très grande colère. Aux dernières nouvelles, nous apprenons que deux groupes électrogènes ont mystérieusement apparu à Bla le week end. Les agents de la société EDM s’affairent à raccorder les fils afin de parer au plus pressé. Mais le mal est déjà fait, le crime de trahison est déjà consommé. Quelqu’un va certainement payer. Abdoulaye Niangaly Source :La Dépêche

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (104)

User
KARIM BA
KARIM BA 11 ans
« Cette boutade du président IBK lors de la rencontre avec les leaders de la mouvance présidentielle à Ségou est très significative » En effet, cet acte est salutaire car il faut faire savoir aux brebis galeuses qu’elles ne sont pas intouchables et qu’elles sont là pour travailler pour le peuple alors ceux qui ne font pas convenablement leur travail seront inquiétés.
YEREDON
YEREDON 11 ans
Si le torchon brûle entre le président de la république et son ministre de l’habitat c’est que ce dernier est fautif car le président de la république n’a jamais jugé ces ministres et autres membres d’institutions sur les paroles. Il a toujours vérifié les faits et les faits ont condamnés cette fois ci le ministre Dembélé.
NESTOR
NESTOR 11 ans
Si le ministre Dembélé se prépare pour un départ de la primature c’est que quelques part il reconnait les faits qui lui sont reprochés. C’est une très bonne chose. Il faut aussi que comme le ministre Dembélé, le président de la république sanctionne tous ceux qui ne font pas honneur à son pouvoir. Ce sera un signal fort dans la lutte contre le laxisme et la corruption.
OUMAR DIAKITE
OUMAR DIAKITE 11 ans
La colère du président de est justifiée car le ministre de l’habitat va faillit à sa qui était d’offrir des logements décents à nos compatriotes. Je pense que le président de la république doit le déposer pour qu’il puisse servir d’exemple aux autres dans l’exercice de leurs fonctions respectives.
KISSINGER
KISSINGER 11 ans
Le président de la république raison de remonter les bretelles à son ministre car il aime son peuple et par conséquent il veut le meilleur pour lui. Le ministre doit corriger cette erreur gravissime qui n’honore pas du tout les ambitions du président de la république pour son peuple.
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (120)
  • Nfp (91)
  • Kankan (48)
  • Sylla (39)
  • Coulibaly Yacouba (15)