FST : un étudiant tué, les enseignants en grève, deux ans après la dissolution de l'AEEM

La mort d'un étudiant survenue lors d'affrontements le vendredi 10 juillet à la Faculté des Sciences et Techniques (FST) de Bamako a plongé ...

14 Juillet 2026 - 09:47
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FST : un étudiant tué, les enseignants en grève, deux ans après la dissolution de l'AEEM

La mort d'un étudiant survenue lors d'affrontements le vendredi 10 juillet à la Faculté des Sciences et Techniques (FST) de Bamako a plongé une nouvelle fois la « colline du savoir » dans le deuil. En réaction, le comité local du Syndicat national de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique (SNESUP-FST) a décrété un arrêt de travail de 72 heures, du lundi 13 au mercredi 15 juillet.

Une grève pour dénoncer une « insécurité chronique ». Dans une lettre adressée au ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Secrétaire général du comité SNESUP-FST, Dr Namamoudou Sidiki Keïta, justifie cette décision par deux constats : d'une part, l'insécurité chronique qui règne depuis des années au sein de l'espace universitaire ; d'autre part, les violences du 10 juillet, qui ont coûté la vie à un étudiant.

Le syndicat exige que les responsabilités soient situées et que les autorités compétentes s'impliquent sérieusement pour éradiquer cette insécurité, tout en se réservant le droit de prendre d'autres mesures pour la sécurité de ses militants sur leur lieu de travail.

Un mal endémique, non résolu par la dissolution de l'AEEM

Ce nouveau drame rouvre une plaie que les autorités de la transition pensaient avoir refermée. Le gouvernement avait dissous, en mars 2024, l'Association des Élèves et Étudiants du Mali (AEEM), organisation historique fondée en 1990. Cette dissolution est intervenue après la mort d'un étudiant de la Faculté des Sciences Économiques et de Gestion (FSEG) lors d'affrontements entre clans rivaux, en février de la même année.

Le Conseil des ministres avait alors justifié cette dissolution par les «nombreux agissements d'une extrême gravité » imputés à l'association, régulièrement accusée d'être responsable de violences armées entre factions rivales dans les facultés maliennes, un phénomène déjà documenté dès 2017 et 2018. Cette mesure devait, selon le gouvernement, contribuer à « pacifier l'espace scolaire et universitaire ».

Mamadou TOGOLA/maliweb.net