Washington attaque la Cour pénale internationale, accusée de “mener la guerre” contre les États-Unis
Les États-Unis ont annoncé lundi le lancement d’une vaste campagne contre la Cour pénale internationale (CPI), qualifiée de “bête noire”, accusée de “mener la guerre” contre Washington et de “menacer” les Américains, promettant de nouvelles sanctions.
“À l’heure où nous parlons, la CPI et ses alliés mènent une guerre contre notre pays, non pas à coups de balles ou de missiles, mais à coups de statuts, de traités et de la force de ce qu’on appelle le ‘droit international’”, a déclaré le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, à travers un message vidéo sur X, un article dans le Wall Street Journal et un communiqué.
“Le danger que représente cette cour internationale n’a cessé de croître. Aujourd’hui, elle menace tous les aspects de notre système politique et juridique”, a-t-il poursuivi.
Il a également souligné que “si nous restons les bras croisés, nous serons tous à la merci de juges étrangers situés à des milliers de kilomètres, exposés au risque constant d’être poursuivis, voire emprisonnés, pour le soi-disant crime d’avoir défendu leur propre pays”.
Tension extrême
Les relations entre l’administration Trump et la CPI, basée à La Haye, sont exécrables, et plusieurs magistrats de la cour, dont le procureur général, font déjà l’objet de sanctions. Celles-ci interdisent notamment aux juges d’entrer aux États-Unis et bloquent toute transaction immobilière ou financière avec eux dans la première économie mondiale.
Ces sanctions constituent en majorité une réponse aux enquêtes menées par la CPI à l’encontre d’Israël, allié des États-Unis. La cour a notamment émis en 2024 des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.
Créée en 2002, la CPI poursuit des individus accusés des pires atrocités telles que les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et le génocide.
Source: https://www.7sur7.be/