Les États-Unis frappent l'Iran en représailles à la dernière attaque contre un navire

Le détroit d'Ormuz demeure ouvert à la circulation maritime, malgré les affirmations contraires du gouvernement iranien, ont indiqué dimanche les autorités militaires américaines.

12 Juillet 2026 - 16:22
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Les États-Unis frappent l'Iran en représailles à la dernière attaque contre un navire
Les États-Unis frappent l'Iran en représailles à la dernière attaque contre un navire

Le détroit, voie de passage essentielle pour l'approvisionnement mondial en pétrole et en gaz naturel, est devenu le principal point d'achoppement des négociations, et les combats de la semaine dernière ont fait planer la menace d'un échec.

Le Commandement central américain a déclaré avoir frappé quelque 140 cibles, dont des sites de lancement de missiles et de drones, des dépôts de munitions, des équipements de communication et d'autres sites. Il a affirmé que ces attaques, plus intenses que ces derniers jours, affaibliraient la capacité de l'Iran à menacer la navigation.

«Nous les avons bombardés sans relâche hier soir», a souligné le président Donald Trump à l'émission «Meet the Press» de NBC.

La veille, un porte-conteneurs battant pavillon chypriote touché par l'Iran a subi «d'importants dégâts dans la salle des machines» et un membre d'équipage civil est porté disparu, a précisé le Commandement central américain.

Des agences de presse iraniennes semi-officielles ont rapporté la mort d'un officier de la marine. En représailles, l'Iran a attaqué des pays de la région accueillant des forces militaires américaines, tout en insistant sur le fait qu'il devait être le seul à contrôler le détroit et qu'il pourrait imposer des droits de passage aux navires l'empruntant.

«L'ère des accords unilatéraux est révolue, a écrit Mohammad Ghalibaf, président du Parlement iranien et principal négociateur. Nous vous l'avions dit: tenez parole ou vous en subirez les conséquences. La réalité nous rattrape.»

Les États-Unis ont mené trois séries de frappes aériennes contre l'Iran la semaine dernière, en représailles aux attaques iraniennes contre des navires traversant le détroit par une route au large d'Oman, cherchant ainsi à éviter les eaux territoriales de la République islamique.

L'armée américaine et le président Trump ont affirmé dimanche que le détroit restait ouvert. L'Iran a indiqué que le détroit était fermé jusqu'au retour au calme et qu'il envisagerait de cibler «d'autres bases ennemies dans la région» en cas de nouvelles attaques.

L'armée américaine a déclaré que plus de 140 navires avaient transité par le détroit la semaine dernière. Un organisme multinational supervisé par la marine américaine a indiqué que le trafic se poursuivait «à un niveau réduit» au large d'Oman et de l'Iran. Selon cet organisme, près de 140 navires transitaient quotidiennement par le détroit avant le début de la guerre.

Environ un cinquième du pétrole et du gaz naturel échangés transitait par le détroit avant le conflit. La mainmise de l'Iran sur ce dernier a engendré une crise énergétique mondiale, même si les prix du pétrole ont fortement chuté depuis les sommets atteints pendant la guerre, à 120 $US le baril.

Oman convoque l'ambassadeur iranien

Des alertes aux missiles ont retenti dans plusieurs pays arabes du Golfe tôt dimanche matin.

L'armée qatarie a rapporté avoir intercepté des tirs iraniens, des explosions ayant été entendues aux Émirats arabes unis voisins. Trois personnes, dont un enfant, ont été blessées par des éclats d'obus lors de l'interception des tirs iraniens, a indiqué le ministère de l'Intérieur qatari, sans donner plus de précisions sur leur état.

Des alertes aux missiles ont retenti à Bahreïn, royaume insulaire du golfe Persique où est stationnée la 5e flotte de l'US Navy. L'armée koweïtienne a également indiqué intercepter des tirs ennemis.

L'agence de presse officielle omanaise a annoncé que des drones avaient frappé des cibles dans une zone située sur le détroit d'Ormuz et a donné un ordre de confinement pour les habitants de la région. Cette attaque est survenue au lendemain de pourparlers entre Oman et l'Iran concernant le détroit.

Oman a convoqué l'ambassadeur iranien pour protester contre ces frappes, une première depuis le début du conflit, qualifiant les agissements de l'Iran d'«irresponsables».

Trois missiles iraniens ont touché différentes zones de Jordanie, causant des dégâts mineurs, mais aucun blessé, a rapporté l'agence de presse officielle jordanienne.

Des sirènes d'alerte ont également retenti aux Émirats arabes unis, mais le gouvernement a affirmé qu'aucun missile n'avait pénétré sur son territoire.

Jon Gambrell et Will Weissert, The Associated Press

Source: https://www.lapresse.ca/