Création de l'organisme chargé de la sécurité et de la sûreté biologique au Mali: Les experts en conclave
L'atelier national d'élaboration du projet de textes relatifs à la création de l'organisme chargé de la sécurité et de la sûreté biologique au Mali s'est tenu les 2 et 3 septembre 2026 dans un hôtel de la place.
Organisée par l’Association malienne de biosécurité et de biosûreté (AMBIOSE), en partenariat avec l’Institut National de Santé Publique (INSP) sous la présidence du ministère de la Santé et du Développement Social, cette rencontre a rassemblé les experts du secteur.
Cet atelier s'inscrit dans le prolongement de la loi nationale de 2017, promulguée le 24 décembre 2024, à l'ordre du jour, les participants devraient se pencher sur l'examen du cadre logique du projet, la mise en place de l'unité de suivi, la clarification des rôles des parties prenantes, ainsi que la validation des termes de référence.
Lors de l’ouverture des travaux, le président de l’AMBIOSE, le Pr Djibril Sangaré, a déclaré que la gestion des risques biologiques ne se limite plus aux seuls laboratoires et professionnels de santé. Pour lui, il s'agit désormais d'un enjeu transversal touchant la santé publique, le développement durable et la protection de l'environnement. Par ailleurs, le Pr. Sangaré a rappelé les actions de sensibilisation et de mobilisation menées depuis plusieurs années, tout en précisant la nuance entre les deux notions à savoir que la bio-sûreté prévient l'utilisation malveillante des agents biologiques et des toxines tandis que la biosécurité protège les personnes et l'environnement contre l'exposition aux risques manipulés au quotidien. Quant au représentant du ministère de la Santé, le Dr Abdoulaye Keïta, il s'est appuyé sur les récentes crises sanitaires et leur propagation rapide au-delà des frontières pour souligner l'importance capitale de cette initiative. Saluant à son tour, la promulgation de la loi de 2017 en décembre 2024, qui marque une avancée majeure, le Dr Keïta a toutefois prévenu que l'adoption d'un texte ne représente pas une fin en soi. Selon lui, leur responsabilité commune reste désormais de transformer ce cadre juridique en un mécanisme opérationnel, une institution forte et une pratique contrôlée. Surtout, de doter le Mali d'un instrument national performant de prévention et de coordination, adapté aux réalités du pays et capable de répondre durablement aux exigences nationales et internationales, a-t-il conclu.
Khadydiatou SANOGO/maliweb.net