Tarification des services des télécommunications : Un esprit d'équilibre, de responsabilité et de recherche constante de l'intérêt général !

En organisant une journée d'appropriation de la tarification des services de télécommunications, le mercredi 12 août dernier, à l'hôtel Millenium...

15 Août 2026 - 08:59
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Tarification des services des télécommunications : Un esprit d'équilibre, de responsabilité et de recherche constante de l'intérêt général !

En organisant une journée d'appropriation de la tarification des services de télécommunications, le mercredi 12 août dernier, à l'hôtel Millenium, l'Association des éditeurs de presse privée (Assep) estime que cette activité est un investissement dans la confiance entre les consommateurs, les opérateurs de téléphonie, le régulateur et les médias. Ce fut un cadre franc et constructif. Les patrons de presse sont suffisamment outillés par les experts du régulateur à savoir l'Autorité malienne de régulation des télécommunications, des technologies de l'information et de la communication et des postes (AMRTP) et des trois opérateurs à savoir Moov Africa Malitel, Orange-Mali et Telecel-Mali, pour faire face à cette politique de tarification. Pour le secrétaire exécutif de l'AMRTP, Seydina Oumar Nimaga, une bonne régulation passe également par une bonne information du public.

Ils étaient très nombreux, les directeurs de publication, à prendre part à cette journée d'appropriation de la tarification des services de télécommunications, organisée par le bureau de l'Association des éditeurs de presse privée (Assep).

Visiblement très heureux de cette grande mobilisation, le président de l'Assep, Boubacar Yalkoué, a rappelé que l'ambition de son organisation depuis sa mise en place le 16 août 2025 est claire. Il s'agit, selon lui, de "faire de cette organisation professionnelle un véritable instrument de défense des intérêts des éditeurs, mais également un cadre de réflexion, de formation, de solidarité et de renforcement des capacités".

Ainsi, conformément à son Plan d'action triennal, l'Assep s'est engagée à placer le renforcement des capacités de ses mandants au cœur de son action.

"Nous sommes convaincus qu'une presse forte n'est pas seulement une presse qui dispose de moyens matériels. Une presse forte est d'abord une presse qui comprend les sujets dont elle traite, qui maîtrise les enjeux de son environnement et qui est capable de transformer la complexité en une information claire, fiable et accessible au citoyen. C'est tout le sens de cette journée d'appropriation de la tarification des services de télécommunications", a rappelé Boubacar Yalkoué. Avant de préciser que "les télécommunications sont désormais au cœur de notre quotidien. Elles irriguent notre économie, rapprochent les citoyens, facilitent les échanges, accompagnent les entreprises et transforment profondément nos habitudes de consommation et de communication". Mais derrière un simple appel téléphonique, selon le président de l'Assep, "un forfait internet ou une offre promotionnelle se cachent des mécanismes techniques, économiques et réglementaires que nous devons comprendre. Et lorsque ces mécanismes sont mal compris, le risque est grand de voir naître l'incompréhension, la confusion, voire la méfiance".

Le rôle de la presse est précisément, aux dires de Boubacar Yalkoué, "de combattre ces insuffisances par son rôle de relais entre les consommateurs et les opérateurs, mais également un puissant levier pour lever toute équivoque sur les missions du régulateur du secteur. Ce faisant, le journaliste ne peut pas se contenter de rapporter une information. Il doit être capable de l'interroger, de la vérifier, de la contextualiser et de l'expliquer.

Lorsqu'un citoyen s'interroge sur le coût d'une communication, sur la qualité d'un service internet, sur une offre commerciale ou sur ses droits en tant que consommateur, il doit pouvoir trouver dans nos médias une réponse crédible et compréhensible. C'est pourquoi cette journée ne constitue pas une simple activité, elle est également un investissement dans la confiance entre les consommateurs, les opérateurs, le régulateur et les médias".

Après avoir salué cette belle initiative, le Secrétaire exécutif de l'AMRTP, Seydina Oumar Nimaga, dira que les questions relatives aux tarifs, aux offres, à la qualité des services, aux droits des consommateurs et au cadre réglementaire suscitent naturellement de nombreuses interrogations et parfois des incompréhensions. Et l'AMRTP, dira-t-il, est pleinement attentive à ces préoccupations. "Notre rôle ne se limite pas à réguler le secteur. Il consiste également à veiller à son développement harmonieux et à contribuer à une meilleure compréhension du secteur par les citoyens, des règles qui l'encadrent, des mécanismes de tarification ainsi que de leurs droits en tant que consommateurs. C'est pourquoi, nous considérons cette rencontre comme une excellente opportunité de renforcer le dialogue, d'apporter les éclairages nécessaires et de favoriser une meilleure circulation de l'information". Parole du secrétaire exécutif de l'AMRTP.

Selon lui, "la question de la tarification est importante, car elle se situe au cœur de plusieurs préoccupations : celles des consommateurs, qui souhaitent des services accessibles et de qualité ; celles de l'Etat, qui doit préserver l'intérêt général et favoriser le développement économique et numérique du pays ; mais également celles des opérateurs, qui doivent disposer des conditions nécessaires pour investir, entretenir et moderniser leurs réseaux et assurer durablement la fourniture des services. Dans l'accomplissement de cette mission, nous nous inscrivons dans la vision et les orientations du président de la Transition, le général d'armée Assimi Goïta, qui place la défense des intérêts du Mali et le bien-être des Maliens au cœur de l'action publique. Cette orientation doit être comprise et partagée par tous, indépendamment de la position et des intérêts particuliers de chacun".

La responsabilité de l'AMRTP, en tant que régulateur, selon Seydina Oumar Nimaga, est de rechercher et de préserver un juste équilibre entre trois exigences fondamentales ; à savoir : la protection des intérêts des consommateurs, la sauvegarde des intérêts de l'État et la viabilité économique du secteur des télécommunications. Ces trois exigences, précisera-t-il, ne doivent pas être opposées. "Protéger les consommateurs ne signifie pas fragiliser les opérateurs. Garantir la viabilité économique des opérateurs ne saurait non plus se faire au détriment des consommateurs ou des intérêts de l'État. Notre mission consiste précisément à trouver le point d'équilibre permettant aux citoyens d'accéder à des services de qualité à des conditions raisonnables, tout en permettant aux opérateurs d'investir, d'innover, d'étendre leurs réseaux et d'assurer la continuité et la qualité de leurs services. C'est dans cet esprit d'équilibre, de responsabilité et de recherche constante de l'intérêt général que l'AMRTP exerce sa mission de régulation", a-t-il conclu.

Le président de la Maison de la presse, Bandiougou Danté, et certains doyens de la presse ont tous salué cette belle initiative, qui a permis aux hommes de médias de mieux comprendre les mécanismes de tarification, les facteurs qui interviennent dans la détermination des tarifs, les rôles respectifs du Régulateur et des opérateurs, ainsi que les droits et responsabilités des consommateurs.

                    

El Hadj A.B. HAIDARA