Gérer le diabète : Des conseils simples, pratiques et faciles à mettre en œuvre
Le diabète est une maladie chronique courante. Sa difficulté réside dans le fait qu'il ne provoque pas toujours immédiatement un sentiment de malaise....
Certaines personnes ressentent une soif excessive, des mictions fréquentes, une fatigabilité facile ou constatent que de petites plaies aux pieds mettent longtemps à cicatriser ; d'autres, quant à elles, présentent déjà une glycémie élevée sans pour autant ressentir de symptômes notables. C'est pourquoi, lorsque nous parlons du diabète, que ce soit à la maison ou entre amis, l'essentiel n'est pas de mémoriser des approches complexes, mais d'apprendre à mettre en pratique, au quotidien, quelques gestes simples.
La première chose à faire est de réduire sa consommation de sucre. Au Mali, beaucoup de gens ont l'habitude de boire du thé sucré ou des boissons riches en sucre. La consommation régulière et à long terme de ces boissons augmente le risque de prise de poids et de diabète de type 2 ; pour les personnes déjà atteintes de diabète, elle rend le contrôle de la glycémie plus difficile. Si vous souhaitez réduire le risque de diabète lié à une consommation excessive de sucre, il n'est pas nécessaire de le supprimer complètement dès aujourd'hui, mais vous pouvez diminuer progressivement votre consommation. Par exemple, si vous mettiez auparavant 5 cuillères à café de sucre dans une tasse de thé, vous pouvez d'abord passer à 3 cuillères, puis réduire progressivement jusqu'à 1 cuillère.
La deuxième chose, c'est de bien s'alimenter. Être diabétique ne signifie pas qu'il faille renoncer au riz, au millet, au maïs ou au sorgho : tous ces aliments de base peuvent être consommés. L'essentiel n'est pas de s'en priver complètement, mais d'en contrôler les quantités et de veiller à bien les équilibrer.
Une méthode simple consiste à observer la répartition de l'assiette : la moitié pour les légumes, un quart pour le riz, le millet et autres féculents, et l'autre quart pour les légumineuses, le poisson, les œufs ou la viande. Une telle composition ne nécessite pas l'achat d'"aliments pour diabétiques" coûteux ; avec des aliments courants et abordables, on peut obtenir une alimentation plus équilibrée et nutritive.
La troisième chose consiste à bouger après les repas. Il ne faut pas rester assis ou s'allonger immédiatement après avoir mangé ; lorsque l'état de santé le permet, il est conseillé de marcher pendant 20 à 30 minutes. Une marche modérée après le repas aide l'organisme à utiliser le glucose, ce qui contribue à contrôler la glycémie postprandiale. Les personnes âgées ou en mauvaise condition physique peuvent commencer par 10 minutes, puis augmenter progressivement la durée. L'activité physique après le repas ne doit pas être trop intense ; la marche est un excellent moyen d'améliorer et de contrôler la glycémie. Pas besoin de salle de sport ni d'équipement spécialisé : il suffit de marcher à un rythme qui vous fasse légèrement transpirer.
Quatrièmement, il faut savoir reconnaître les signes avant-coureurs, sans attendre l'apparition des symptômes. Si vous ressentez ces derniers temps une soif intense, des mictions fréquentes, une fatigue persistante, ou si des plaies sur le corps ou aux pieds mettent du temps à cicatriser, ces signes peuvent indiquer une anomalie de votre glycémie. Toutefois, on ne peut pas diagnostiquer un diabète uniquement sur la base de ces symptômes ; un test de glycémie est nécessaire pour poser le diagnostic. Par ailleurs, certaines personnes présentent déjà une glycémie très élevée sans pour autant ressentir le moindre symptôme. Les personnes âgées, en surpoids, ayant des antécédents familiaux de diabète ou ayant déjà présenté une glycémie élevée par le passé doivent tout particulièrement surveiller activement leur glycémie. L'absence de symptômes ne signifie donc pas nécessairement que la glycémie est normale ; dès que vous en avez la possibilité, faites-la contrôler de votre propre initiative.
Cinquièmement, n'arrêtez pas le traitement de votre propre initiative. De nombreux patients diabétiques, voyant leur glycémie revenir à la normale après la prise de médicaments, pensent que "la maladie est guérie" et arrêtent alors leur traitement. En réalité, cette glycémie normale est peut-être justement le résultat de l'action du médicament. Le diabète nécessite généralement une prise en charge à long terme. C'est au personnel médical de prendre la décision, en fonction de la glycémie et de l'état de santé du malade, de déterminer s'il est nécessaire de prendre des médicaments, lesquels et à quelle posologie. Même si la glycémie est temporairement normale, il ne faut pas arrêter ou réduire le traitement de sa propre initiative. Si vous n'avez plus de médicaments, si vous ressentez des effets indésirables ou si votre glycémie reste mal contrôlée malgré le traitement, vous devez d'abord en informer le personnel médical, plutôt que d'arrêter le traitement de votre propre initiative.
La sixième chose consiste à protéger ses pieds. Un mauvais contrôle glycémique à long terme peut endommager les nerfs et les vaisseaux sanguins des pieds. Certains patients voient ainsi leur sensibilité au niveau des pieds diminuer ; ils peuvent ne pas ressentir de douleur lorsque leurs chaussures les frottent, lorsqu'ils marchent sur un corps étranger, ou lorsqu'ils ont des ampoules ou de petites plaies. De plus, une mauvaise circulation sanguine au niveau des pieds rend la cicatrisation des plaies plus difficile et augmente le risque d'infection. Une petite blessure banale, si elle n'est pas détectée à temps, peut progressivement évoluer vers un ulcère du pied diabétique, pouvant aller jusqu'à nécessiter une amputation dans les cas graves. Il est donc très important d'examiner ses pieds chaque jour, en vérifiant notamment s'ils présentent des rougeurs, des gonflements, des plaies ouvertes, des ampoules, des zones noircies ou des blessures qui ne guérissent pas. En cas d'anomalie, il convient de se rendre à l'hôpital dès que possible pour se faire soigner.
La prise en charge du diabète ne doit pas nécessairement commencer par des mesures coûteuses et complexes. Pour les personnes qui ne sont pas encore atteintes de diabète, ces six astuces contribuent à réduire le risque de diabète de type 2 ; pour celles qui en sont déjà atteintes, elles aident à améliorer la gestion de la glycémie, à réduire le risque de complications et à mieux prendre en charge leur propre santé.
Rédacteur : Xia Guoqing, médecin interniste de MMC
Interprète : Xie Ranling