Délivrance de visas chinois : La solution par le dialogue

Les parties ont convenu d’œuvrer au raffermissement de leurs relations économiques et commerciales. Et, surtout, d’aplanir à brève échéance les contraintes liées à cette réorganisation temporaire du service de délivrance des visas

17 Sept 2026 - 11:10
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Délivrance de visas chinois : La solution par le dialogue
Les ministres ont insisté sur la nécessité de privilégier le dialogue

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a accordé, hier, une audience à l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Mali, Li Xiang. Les échanges se sont déroulés en présence du ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, du président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Madiou Simpara, et de plusieurs de ses collaborateurs.

La rencontre a porté sur les difficultés liées à la délivrance des visas chinois aux opérateurs économiques maliens souhaitant se rendre en Chine. Cette situation fait suite à une réorganisation temporaire du service de délivrance des visas, intervenue dans le contexte de la démolition d’une partie de l’emprise de l’ambassade de Chine, en raison des travaux de construction de la route RN7. 

Au terme de cette rencontre, Abdoulaye Diop, a expliqué que l’objectif essentiel de la rencontre était d’échanger avec la partie chinoise sur les voies et moyens de maintenir la bonne qualité des relations entre nos deux pays. Abordant les difficultés liées à la mobilité des ressortissants entre les deux pays, le chef de la diplomatie malienne a indiqué que l’ambassade de Chine avait procédé à une réorganisation temporaire de la délivrance des visas. Cette mesure, a-t-il expliqué, a entraîné des perturbations affectant les déplacements de nombreux ressortissants maliens vers la Chine.

Selon Abdoulaye Diop, le gouvernement malien reste convaincu, à l’instar de la partie chinoise, qu’il n’existe aucune difficulté entre les deux pays qui ne puisse trouver une solution. Il a insisté sur la nécessité de privilégier le dialogue pour parvenir à un règlement de la situation. « Il faut que nos compatriotes puissent aller et venir faire leurs affaires avec la Chine, comme nous souhaitons que les ressortissants chinois puissent aussi venir au Mali faire leurs affaires. Des analyses ont été faites dans ce sens », a déclaré le ministre Diop.

 

Pour le chef de la diplomatie malienne, les deux parties ont convenu de préserver la qualité de leurs relations économiques et commerciales. Il a souligné la nécessité de trouver rapidement des solutions à une situation qui affecte les commerçants maliens, l’économie nationale et les compatriotes souhaitant se rendre en Chine. Concernant les pistes de sortie de crise, le ministre Diop a indiqué que plusieurs solutions ont été explorées. Il a assuré qu’avec la bonne volonté des deux parties et l’intensification des efforts, une solution pourrait être trouvée à brève échéance afin de permettre la reprise de la délivrance des visas, à la satisfaction des deux parties. 

Les consultations, a-t-il précisé, vont se poursuivre afin de mettre en œuvre les solutions retenues et aplanir les différentes.

S’adressant aux commerçants et, de façon générale, aux compatriotes concernés, le ministre chargé des Affaires étrangères les a invités à laisser les autorités et leurs représentants gérer cette question dans le cadre du dialogue. « Nous travaillons justement pour que ces intérêts puissent être pris en compte et que les difficultés, temporaires et nécessitant des réorganisations, soient prises en charge. Nous avons un certain nombre de solutions qui peuvent se mettre en place pour répondre aux préoccupations », a-t-il rappelé. 

De son côté, le président de la CCIM, Madiou Simpara, a estimé que la question des visas n’était qu’une affaire de temps. « Après cette séance de travail, nous allons continuer à discuter avec le ministre de tutelle pour trouver une solution définitive », a-t-il insisté. 

Ibrahim THIAM

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Commentaires (10)

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BABACAR27
BABACAR27 1 mois
On démolit une partie de leur ambassade qui est je le rappelle fait partie du territoire Chinois pour la RN7 faut leur laisser le temps de se réorganiser ! il faut etre compréhensif comme ils le sont avec nous pour ce désagrémment Causes spécifiques à Bamako (confirmées par l’Ambassade de Chine au Mali) Source officielle malienne . 1️⃣ Suspension temporaire du service de visa (raison technique) L’Ambassade de Chine à Bamako a suspendu temporairement son service de visa pour raisons techniques, liées à : travaux de reconstruction de la section consulaire, réorganisation interne. ➡️ Ce n’est pas un problème politique, ni un durcissement contre les Maliens.
Li Chang
Li Chang 1 mois
On dirait que quelqu'un est constipé sur la photo. Devinez qui ?
Cleanup
Cleanup 1 mois
Mais personne ne veut allez en Chine. Si c'était des visas Schengen, là il y aurait des millions de candidats.
Coulibaly Yacouba
Coulibaly Yacouba 1 mois
Chine,Chine,Chine ne vous comportez comme les occidentaux face à votre ami lointain qu'est le Mali, nous sommes totalement sidéré de cette manière injuste de faire. C'est incompréhensible et inattendu de la part de ce partenaire qui semblait parfait
Alex
Alex 1 mois
MR COULIBALY Je comprends ton ironie, mais il faut rester factuel : la Chine n’est pas un partenaire “parfait”, et personne ne l’a présenté comme tel. Oui, certaines entreprises chinoises ont eu des pratiques discutables en Afrique — comme d’autres entreprises étrangères d’ailleurs — mais ce n’est pas le cœur du sujet. Le point essentiel est ailleurs : la Chine avance parce qu’elle impose une discipline administrative, une planification rigoureuse et une exécution stricte des règles. Le Mali, lui, recule parce que ses propres institutions ne sont pas capables de faire respecter les normes, les contrats, ni les obligations légales. Ce n’est donc pas “la faute des Chinois” si nos réglementations ne sont pas appliquées ; c’est la faute de notre incapacité à les faire respecter. Le vrai problème n’est pas le partenaire : c’est notre gouvernance. Tant que nous n’aurons pas une administration solide, cohérente et capable de défendre les intérêts du pays, n’importe quel partenaire — chinois, turc, français ou autre — fera ce qu’il veut. Le débat doit porter sur notre capacité à nous organiser, pas sur la caricature des autres.
Nfp
Nfp 1 mois
C'est vrai qu'il avait tout du partenaire parfait : Non seulement il pille honteusement nos ressources, leurs entreprises ne respectent aucune de nos réglementations en vigueur, et ils nous traitent comme leurs boys et leurs bonnes ! Tu as bien raison : PARFAIT est le mot qui convient !... LOL
Wazekwa Tolo Doe, Maître Féticheur
Wazekwa Tolo Doe, Maître Féticheur 1 mois
Soyons honnête...! L' administration-gouvernance á la malienne-archaique fait honte. Avec la République Populaire de Chine ça ne passera pas. Nos nommés "opérateurs économiques" néocoloniaux-françafricains-esclavagistes-mafieux " ne pouront pas exporter leur idiotie en République Populaire de Chine. Pour la République Populaire de Chine, le Peuple et son Bien-Être sont au dessus de Tout. La République Populaire de Chine est née en 1949. La République du Mali est née en 1960. Donc seulement 11 ans de différence. Oui 11 ans..!!! La République Populaire de Chine a travaillé dur, et avac les mains et avec le cerveau, surtout avec le coeur-patriotisme vrai. En 1949, l a République Populaire de Chine est le pays le plus pauvre du monde. Son PIB par tête atteint la moitié de celui de l’Afrique et moins des trois quarts de celui de l’Inde. Mais durant la période maoïste, la Chine affirme sa souveraineté, la jeunesse est scolarisée, les épidémies sont vaincues, la production s’accroît de façon régulière, le pays s’équipe et s’industrialise à marche forcée. Totalement isolée à partir de 1960, la Chine, elle, est contrainte de bâtir son développement avec ses seules forces et sous la menace d’une agression impérialiste. C’est dans ces conditions difficiles qu’elle s’industrialise à grande vitesse, qu’elle construit des infrastructures modernes et rompt avec un archaïsme social pluri-millénaire. Fièrement, elle lance son premier satellite en 1975. Entre 1952 et 1978, l’industrie lourde est multipliée par 20, l’industrie légère par 10. L’avancée de la Chine est également impressionnante en matière nucléaire. Elle fait exploser sa première bombe nucléaire en 1964 et, deux ans et demi plus tard, c’est le tour de sa première bombe thermonucléaire. Alors, cette photo, cet article, font la honte indescriptible du Mali, ma Patrie. La Chine ne prie pas en évoquant les ancêtres d' autrui, car elle respecte les siens. Les lieux Saints des chinois se trouvent en terre de Chine. «Ceux qui rendent une révolution pacifique impossible rendront une révolution violente inévitable». Que tous les Fétiches du monde noir détruisent de la façon la plus atroce nos dirigeants qui osent nous mentir ou nous voler...!!!! Amon....! Amon....! Amon....! Amon....! Wazekwa Tolo Doe, Maître Féticheur á M'Petionnah, Sômaw'ssô, Bla, Ségou et N'Gouna, Bamako, Mali_AES
Alex
Alex 1 mois
. Ce que tu décris illustre surtout une réalité simple : un État avance lorsqu’il met en place des institutions efficaces, des procédures claires, et une culture administrative orientée vers le résultat. La Chine n’a pas progressé grâce à des symboles ou des incantations, mais grâce à une organisation rigoureuse, une planification cohérente, et une capacité à exécuter les décisions sans compromis. Le Mali, de son côté, souffre moins d’un manque de potentiel que d’un manque de structure : procédures instables, responsabilités floues, absence de contrôle, et une administration souvent déconnectée des exigences modernes. La comparaison avec la Chine n’a de sens que si elle nous pousse à revoir nos méthodes : professionnaliser l’administration, renforcer la discipline institutionnelle, éliminer les pratiques qui freinent l’efficacité, et replacer l’intérêt collectif au centre des décisions. Le changement ne viendra pas des fétiches ni des malédictions, mais d’une réforme concrète des mécanismes de gouvernance. C’est sur ce terrain-là que se joue la dignité d’un État et la crédibilité d’un pays.
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