Fin d’année ensanglantée au Sahel : L’année 2020, déterminante sur le plan sécuritaire

20 Déc 2019 - 01:37
Mis à jour: 7 ans
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Fin d’année ensanglantée au Sahel : L’année 2020, déterminante sur le plan sécuritaire
Burkina
Les rideaux tombent sur une année très difficile sur le plan sécuritaire. Alors qu’une liste de cité-martyrs est ouverte, les populations du Sahel prient le ciel pour qu’elle soit la plus courte possible. Tabancort, Indelimane ou encore Inates la nigérienne, ont toutes été victimes de la folie meurtrière de hordes de bandits sans foi, ni loi. Un changement stratégique est vital pour l’année qui s’annonce. Ainsi qu’une plus grande disponibilité de ressources financières et matérielles dans la lutte contre le terrorisme. « C’est maintenant, dans l’année qui vient, que se joue l’avenir du Sahel ». Ces propos sont du Chef d’état-major général des Armées de la France, le Général Lecointre. Lui dont le pays est, de plus en plus, la cible de critiques, aussi bien du côté sahélien que du côté local, pense que Barkhane est indispensable dans le dispositif sécuritaire de la zone. Toujours selon le Général, et dans la suite des propos qu’il aura tenus lors d’un déplacement au Sahel il y a une dizaine de jours, « sans Barkhane, les Etats du Sahel s’effondreraient ». Au niveau du commandement français, reflet de la décision politique de l’Elysée, Barkhane doit continuer. Et la rencontre de Pau, annoncée pour mettre les points sur les i quant à la présence militaire française dans la zone, n’en changerait rien. Sauf bien sûr, énorme retournement de veste. Les positions décriées çà et là, n’auront, en principe, pas grande incidence. Toutefois, les récentes tueries, ainsi que la collision de deux hélicoptères français dans la zone du Liptako-Gourma, auraient fait l’effet d’un coup de pied dans une fourmilière. Ainsi, en prenant aussi en compte l’opinion publique de part et d’autre de la Méditerranée, la stratégie de l’Elysée qui était de se désengager peu à peu militairement du nord malien, et du Sahel en général, tombe à l’eau. Après les grands succès de Serval, Paris voulait une autre opération militaire, moins gourmande en ressources financières et humaines, tout en maintenant une présence active dans la zone. Peu de temps après une telle prise de décision, et avant sa mise en œuvre, le péril du terrorisme s’est « sous-régionalisé ». Barkhane est né ! Le coté paradoxal de cette opération militaire est qu’elle couvre la quasi-totalité des pays du Sahel mais avec presque le même nombre d’hommes mobilisés que sa précédente Serval, pourtant bornée au nord malien. Aujourd’hui, à l’épreuve du terrain, Paris se sent bien seul. Les Etats de la zone disposent d’un appareil sécuritaire vétuste et les soldats sont peu entrainés, surtout face à la guerre asymétrique que mènent les assaillants. Et la communauté internationale semble bien peu intéressée par le dossier malien, certainement occupée par d’autres dossiers de plus grande envergure à ses yeux. Les camarades européens de la France sont aussi peu enthousiastes à l’idée de s’engager militairement dans le bourbier sahélien. Pour compléter le tableau, maintenant que le piège s’est renfermé sur la France qui aurait sous-estimée l’ampleur de la crise sécuritaire malienne, pour des raisons de fierté diplomatique et stratégique, elle ne peut se désengager de la zone sans réduire autant que possible la puissance de feu des terroristes. Car, souvent, l’orgueil a aussi sa place dans les relations internationales. Pour autant, assistera-t-on à une montée en puissance de Barkhane, pour être à la hauteur du défi sécuritaire posé ? En tout cas, le Général Lecointre l’a affirmé en ces termes : « …nous allons passer à la vitesse supérieure. ». Aussi, le militaire ne cache pas son pessimisme si Barkhane ne se muait pas en un Serval bis. La logique du terrain l’impose. Il ne doit pas être perdu au risque d’avoir des incidences jusqu’en France où le mercure social est à vif. Là-bas, une certaine opinion pense que le pays dilapide les ressources du contribuable pour une guerre qui coute cher alors que la précarité y règne. Tout serait donc lié. Cependant, le pragmatisme nous impose un constat. En laissant de côté toutes les « fake news » qui émaillent la toile sur une supposée duplicité de la France avec les terroristes pour piller les richesses du nord, seul Barkhane, grâce à la puissance de feu dont dispose l’hexagone, peut faire le poids valablement dans cette guerre. Si duplicité il y a, la vérité éclatera. Car il est une réalité universelle qui dit que le mensonge donne des fleurs mais jamais des fruits. Bref, l’année 2020 est celle de tous les dangers mais aussi de tous les espoirs. Barkhane et G5 Sahel devront être à la hauteur du défi sécuritaire. Ahmed M. Thiam

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Commentaires (27)

User
Nfp
Nfp 7 ans
ATTENTION: INFO PARUE HIER DANS LES MÉDIAS INTERNATIONAUX : LORS D'UNE OPÉRATION DE BARKHANE DANS LA RÉGION DE MOPTI, LES FORCES FRANÇAISES ONT FAIT UN VÉRITABLE CARTON : 33 jihadistes tués ??? 2 gendarmes maliens jusque-là retenus en otages libérés??? 1 jihadiste capturé et fait prisonnier ??? Je pense que l'info arrivera sur maliens dans la journée...
@RINZ???..ils savent beaucoup Alors ?????
@RINZ???..ils savent beaucoup Alors ????? 7 ans
RINZ 20 Déc 2019 at 20:41 Cher COCO quel énergie ! Je sais que tu as raison…Comment expliquer à des êtres qu’ils se trompent ??? L’avenir va les hanter quand ils comprendront .. Ils pourraient avoir un peu de bon sens Il a y a un proverbe qui dit ??? “il vaut mieux tenir que subir”??? Barkhane et la Minusma sont là ils baignent dans l’univers malien ???..ils savent beaucoup Alors ????? RINZ TOUT COMME COCO DEVIENT PLUS BETE DE JOUR EN JOUR!....CA PETE! CA PUE! CA ENFUME! CA FAIT DU BRUIT NON-SENS! DE PLUS EN PLUS!....
Koumba Sacko
Koumba Sacko 7 ans
Nous disons et rappelons la vérité *Fait mal fait souffrir agonise tourmente torture les malhonnêtes de lettrés mutants et mutantes Les met en colère échauffe leurs biles les irrite les horrifie les agace les exaspère Et les met hors d’eux les rend incontrôlés les rend maboules les rend fous les rend barjos les rend cinoques les rend cinglés les rend toqués les rend branquignoles les rend brindezingues les rend détraqués les rend timbrés les rend cerveaux fêlés les rend cerveaux embrouillés Mais apaise calme tranquillise rassure soulage réconforte les honnêtes et les rend heureux les remplit de joie les rend sereins imperturbables
LES ARABES ET LES FRANCAIS VEULENT S EMPARER DU SAHEL! LES ARABES ONT DEROBE LE SAHARA ET VEULENT ALLER PLUS SUD MAIS LES FRANCAIS PRETENDENT!
LES ARABES ET LES FRANCAIS VEULENT S EMPARER DU SAHEL! LES ARABES ONT DEROBE LE SAHARA ET VEULENT ALLER PLUS SUD MAIS LES FRANCAIS PRETENDENT! 7 ans
LA FRANCE A BESOIN DE COLONIES CAR LA FRANCE EST UN PAYS PAUVRE, LES ARABES NE LACHENT PAS PRISE! LA FRANCE A BOUT DE SOUFFLE FAIT APPEL A L UNION EUROPEENNE QU ELLE A CREEE ET MAINTENANT VEUT INTRUMENTALISER POUR PERDURER LA COLONISATION, ELLE EST MEME PRETE A LEURER L OTAN D ENTRER DANS LE JEUX! LA FRANCE A PEUR SURTOUT DE L ARRIVEE DES RUSSES ET DES CHINOIS DANS UNE COLLABORATION VISANT A DEVELOPER L AFRIQUE SUR LE PLAN STRUCTUREL ET L EVOLUTION INDENIABLE DES CONSCIENCES , TOUT CE DONT LES OBSCURANTISTES ABRAHAMIQUES FRANCO-ARABES ONT PEUR POUR L AFRIQUE. IL FAUT CHASSER LA FRANCE DE L AFRIQUE MAIS CELA FAISANT IL FAUT DECHIFFRER L ISLAM DE MANIERE PSYCHOLOGIQUE,HISTORIQUE,GEOPOLITIQUE ET SCIENTIFIQUE!
LIBEREZ VOUS DES FRANCAIS ET DES ARABES! SEULEMENT CES DEUX VOUS ATTAQUENT! POURQUOI?
LIBEREZ VOUS DES FRANCAIS ET DES ARABES! SEULEMENT CES DEUX VOUS ATTAQUENT! POURQUOI? 7 ans
Accueil Insécurité Insécurité Fin d’année ensanglantée au Sahel : L’année 2020, déterminante sur le plan sécuritaire Par Inf@sept - 20 Déc 201921 Facebook Twitter Pinterest Email Burkina Des soldats du Burkina Faso lors d’un entraînement avec l’armée autrichienne, le 13 avril 2018, près de Ouagadougou. CRÉDITS : ISSOUF SANOGO / AFP Les rideaux tombent sur une année très difficile sur le plan sécuritaire. Alors qu’une liste de cité-martyrs est ouverte, les populations du Sahel prient le ciel pour qu’elle soit la plus courte possible. Tabancort, Indelimane ou encore Inates la nigérienne, ont toutes été victimes de la folie meurtrière de hordes de bandits sans foi, ni loi. Un changement stratégique est vital pour l’année qui s’annonce. Ainsi qu’une plus grande disponibilité de ressources financières et matérielles dans la lutte contre le terrorisme. « C’est maintenant, dans l’année qui vient, que se joue l’avenir du Sahel ». Ces propos sont du Chef d’état-major général des Armées de la France, le Général Lecointre. Lui dont le pays est, de plus en plus, la cible de critiques, aussi bien du côté sahélien que du côté local, pense que Barkhane est indispensable dans le dispositif sécuritaire de la zone. Toujours selon le Général, et dans la suite des propos qu’il aura tenus lors d’un déplacement au Sahel il y a une dizaine de jours, « sans Barkhane, les Etats du Sahel s’effondreraient ». Au niveau du commandement français, reflet de la décision politique de l’Elysée, Barkhane doit continuer. Et la rencontre de Pau, annoncée pour mettre les points sur les i quant à la présence militaire française dans la zone, n’en changerait rien. Sauf bien sûr, énorme retournement de veste. Les positions décriées çà et là, n’auront, en principe, pas grande incidence. Toutefois, les récentes tueries, ainsi que la collision de deux hélicoptères français dans la zone du Liptako-Gourma, auraient fait l’effet d’un coup de pied dans une fourmilière. Ainsi, en prenant aussi en compte l’opinion publique de part et d’autre de la Méditerranée, la stratégie de l’Elysée qui était de se désengager peu à peu militairement du nord malien, et du Sahel en général, tombe à l’eau. Après les grands succès de Serval, Paris voulait une autre opération militaire, moins gourmande en ressources financières et humaines, tout en maintenant une présence active dans la zone. Peu de temps après une telle prise de décision, et avant sa mise en œuvre, le péril du terrorisme s’est « sous-régionalisé ». Barkhane est né ! Le coté paradoxal de cette opération militaire est qu’elle couvre la quasi-totalité des pays du Sahel mais avec presque le même nombre d’hommes mobilisés que sa précédente Serval, pourtant bornée au nord malien. Aujourd’hui, à l’épreuve du terrain, Paris se sent bien seul. Les Etats de la zone disposent d’un appareil sécuritaire vétuste et les soldats sont peu entrainés, surtout face à la guerre asymétrique que mènent les assaillants. Et la communauté internationale semble bien peu intéressée par le dossier malien, certainement occupée par d’autres dossiers de plus grande envergure à ses yeux. Les camarades européens de la France sont aussi peu enthousiastes à l’idée de s’engager militairement dans le bourbier sahélien. Pour compléter le tableau, maintenant que le piège s’est renfermé sur la France qui aurait sous-estimée l’ampleur de la crise sécuritaire malienne, pour des raisons de fierté diplomatique et stratégique, elle ne peut se désengager de la zone sans réduire autant que possible la puissance de feu des terroristes. Car, souvent, l’orgueil a aussi sa place dans les relations internationales. Pour autant, assistera-t-on à une montée en puissance de Barkhane, pour être à la hauteur du défi sécuritaire posé ? En tout cas, le Général Lecointre l’a affirmé en ces termes : « …nous allons passer à la vitesse supérieure. ». Aussi, le militaire ne cache pas son pessimisme si Barkhane ne se muait pas en un Serval bis. La logique du terrain l’impose. Il ne doit pas être perdu au risque d’avoir des incidences jusqu’en France où le mercure social est à vif. Là-bas, une certaine opinion pense que le pays dilapide les ressources du contribuable pour une guerre qui coute cher alors que la précarité y règne. Tout serait donc lié. Cependant, le pragmatisme nous impose un constat. En laissant de côté toutes les « fake news » qui émaillent la toile sur une supposée duplicité de la France avec les terroristes pour piller les richesses du nord, seul Barkhane, grâce à la puissance de feu dont dispose l’hexagone, peut faire le poids valablement dans cette guerre. Si duplicité il y a, la vérité éclatera. Car il est une réalité universelle qui dit que le mensonge donne des fleurs mais jamais des fruits. Bref, l’année 2020 est celle de tous les dangers mais aussi de tous les espoirs. Barkhane et G5 Sahel devront être à la hauteur du défi sécuritaire. Ahmed M. Thiam Commentaires via Facebook : Facebook Twitt