« Ban Ki-moon et Amnesty peuvent aller en enfer », estime le président gambien
Dans un entretien à l’hebdomadaire Jeune Afrique, le président gambien Yahya Jammeh a vivement réagi aux demandes du secrétaire général des Nations unis Ban Ki-moon et de l’ONG Amnesty International d’ouvrir d’une enquête sur la mort en avril d’un opposant, Solo Sandeng, alors qu’il avait été placé en détention, selon le Parti démocratique uni (UDP, opposition).
« Ban Ki-moon et Amnesty International peuvent aller en enfer ! Qui sont-ils pour exiger cela ? (…) Où est le problème ? Des gens qui meurent en détention ou pendant un interrogatoire, c’est très commun. Personne ne me dira que faire dans mon pays. » M. Jammeh, qui dirige la Gambie d’une main de fer depuis plus de vingt ans, est connu pour ses déclarations virulentes. Se disant « fier » d’être qualifié de « dictateur » par les Occidentaux – « habitués à ce que les chefs d’Etat africains ne soient que des béni-oui-oui » –, il explique se considérer comme « un dictateur du développement ».Lire aussi : Gambie : l’ONU demande l’ouverture d’une enquête après le décès de trois opposants