Dans un communiqué de presse n°8, daté du 5 novembre 2026 à Bissau, l’instance militaire justifie cette décision par l’évolution de la situation sécuritaire nationale et la nécessité d’assurer le fonctionnement normal des organisations politiques.
Les partis politiques peuvent désormais organiser des réunions internes, des rencontres de concertation, des assemblées et des congrès, à condition de tenir ces activités dans des lieux préalablement définis et d’en informer les autorités compétentes.
Cette autorisation ne concerne toutefois pas les marches, manifestations, défilés, meetings politiques ni toute autre initiative publique susceptible, selon le Haut commandement militaire, de compromettre la sécurité nationale, la tranquillité sociale et l’ordre public.
Les dirigeants et formations politiques sont également appelés à respecter les dispositions légales et les consignes sécuritaires en vigueur, notamment en s’abstenant de tout acte susceptible d’encourager la violence, le tribalisme ou les affrontements.
Le Haut commandement militaire prévient que toute violation des mesures établies pourra entraîner l’intervention des autorités compétentes et des poursuites individuelles conformément à la loi.
Cette décision constitue, selon l’instance militaire, une mesure de flexibilisation partielle et progressive, sans pour autant entraîner la levée générale des restrictions précédemment instaurées.
Les restrictions sur les activités politiques s’inscrivent dans le contexte de la prise de pouvoir par les militaires le 26 novembre 2025, au lendemain de l’élection présidentielle et à la veille de la publication des résultats provisoires du scrutin du 23 novembre. Les militaires avaient alors annoncé la destitution du président Umaro Sissoco Embaló, la suspension des institutions républicaines et l’interruption du processus électoral.
Dans les jours suivants, les nouvelles autorités avaient interdit les manifestations, les grèves et les rassemblements susceptibles, selon elles, de menacer la paix et la stabilité, dans un contexte de contestation politique et de demandes de publication des résultats électoraux.
Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine avait, le 1er octobre 2026, exprimé ses préoccupations concernant les restrictions de l’espace civique et politique, notamment la fermeture des sièges de certains partis et les limitations des libertés de réunion et d’expression. Il avait appelé les autorités de transition à rétablir les droits civiques et politiques.
Le nouveau dispositif entrera en vigueur le 24 novembre 2026.
AC/Sf/APA
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