Trump suspend son ultimatum contre l’Iran et donne un sursis de quelques jours
Le président américain a menacé vendredi d’anéantir les centrales électriques iraniennes si le détroit d’Ormuz n’était pas rouvert.
Donald Trump appuie sur pause. Après avoir menacé vendredi « d’anéantir dans les 48 heures » les centrales électriques iraniennes si le détroit d’Ormuz n’était pas rouvert, le président américain a annoncé ce lundi 23 mars sur son réseau Truth Social qu’il suspendait finalement l’ultimatum à quelques heures de la fin du compte à rebours.
« Je suis ravi de rapporter que les États-Unis d’Amérique et le pays de l’Iran ont eu, ces deux derniers jours, des conversations productives concernant la résolution totale des hostilités au Moyen-Orient », s’est d’abord félicité le locataire de la Maison Blanche.
Et d’ajouter : « Au vu de la teneur et du ton de ces conversations constructives, détaillées et profondes, qui continueront tout au long de la semaine, j’ai indiqué au Département de la Guerre (nom non officiel du Département de la Défense dans l’administration Trump, NDLR) de reporter les frappes contre les centrales électriques et les infrastructures iraniennes. »
Cette suspension concerne d’abord une période de cinq jours, précise le républicain, qui prévient qu’il bombardera « allègrement » si les discussions échouent. Il a toutefois assuré que les États-Unis et l’Iran avaient trouvé des « points d’accord majeurs » lors de négociations menées, selon lui, avec un « haut dirigeant » qui n’est pas le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei.
Risque de crise énergétique mondiale
« Nous voulons l’uranium enrichi » des Iraniens, a aussi dit le président américain, lors d’un échange avec les journalistes en Floride, avant de prendre l’avion pour un déplacement à Memphis (sud). « Je ne garantis rien », a-t-il ajouté, tout en parlant d’une « réelle possibilité » d’accord. Problème, pour ajouter un peu plus de confusion à la confusion : en milieu d’après-midi, le ministère des Affaires étrangères iranien a démenti l’existence de discussions avec Washington.
Le détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique du commerce mondiale, est bloqué par l’Iran depuis le début de la guerre déclenchée par des bombardements américano-israéliens le 28 février. Après l’ultimatum de Trump, l’Iran avait menacé de fermer entièrement le détroit d’Ormuz.
Lundi, Téhéran a encore menacé de poser des « mines navales » dans le Golfe si les États-Unis et Israël venaient à attaquer ses côtes ou ses îles. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a prévenu que la guerre au Moyen-Orient pourrait provoquer une crise énergétique mondiale jamais observée depuis des décennies.
Source: https://www.huffingtonpost.fr/