Mali- MNLA : Que faut-il négocier ?

23 Avr 2014 - 03:54
Mis à jour: 13 ans
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[caption id="attachment_170432" align="aligncenter" width="610"]Le president Ibrahim Boubacar Keïta Bamako, le 17 septembre 2013 au palais de Koulouba. Le president de la republique du Mali,SEM Ibrahim Boubacar Keita avec les representants des differents groupes armes[/caption]   En réponse à la France par le canal de son ministre de la Défense, M. Yves- Le Drian, qui demande au président IBK de négocier avec les groupes armés de Kidal, le président IBK ouvre les portes de la négociation. Mais là où on ne comprend pas, c’est quand le président IBK dit «qu’il n’y a ni indépendance, ni autonomie», que faut-il donc négocier ? Le peuple malien a besoin aussi de savoir ce que la France veut que notre gouvernement négocie avec les groupes rebelles de Kidal ? Nous  constatons aussi  qu’elle n’a pas bougé dans sa logique de soutien au MNLA pour le dissocier des autres groupes rebelles alors qu’ils sont les mêmes.     Le MNLA (Mouvement national pour la libération de l’Azawad) est  un groupe terroriste comme les autres groupes rebelles du nord de notre pays. De la même manière dont la France manifeste toujours sa duplicité, c’est de cette manière dont les groupes Touaregs manifestent leur duplicité.     Regardez le cas de l’Amenokal Intallah ag Attaher : il a quitté le MNLA (Mouvement national pour la libération de l’Azawad)  pour le HCUA (Haut conseil de l’unité de l’Azawad). Il est au HCUA qui est azawadien, son fils est député à l’Assemblée nationale du Mali donc, il est avec le Mali. Si le Mali, gagne tant mieux et si les indépendantistes gagnent aussi, tant mieux.     L’essentiel, c’est d’avoir un ou des représentants dans chaque camp. Mais les maliens doivent être unis comme un seul bloc et d’être très vigilants. Aucune erreur n’est tolérable ni pour le gouvernement, ni pour le peuple. Les Maliens doivent avoir à l’esprit que celui qui tient la corde de cette situation, c’est bien la France. C’est elle qui a mené les résolutions sur le Mali à l’Organisation des Nations Unies (ONU). La France a apporté toutes ses doléances à l’ONU. Les Maliens doivent être unis et manifester directement leur mécontentement à l’ONU.     La conférence organisée à l’Université des Sciences juridiques et politiques de Bamako par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilité au Mali (MINUSMA) sous l’égide du Pr. Abdoulaye Bathily, est la poudre  dans les yeux des Maliens. Le professeur Bathily est venu faire passer le message de ses maîtres français qui l’ont nommé à ce poste de l’ONU pour une mission bien remplie. L’ONU n’a aucun droit de s’immiscer dans les affaires intérieures du Mali et les affaires intérieures du Mali relèvent de notre souveraineté nationale.   Nous ne voyons aucun impact positif de la MINUSMA dans le nord du Mali si ce n’est le maintien de l’insécurité généralisée qui vient d’être dénoncer par le gouverneur de Kidal en la personne du colonel Adama Kamissoko.     Dans la mesure où Kidal fait partie de la République du Mali, les rebelles doivent être désarmés pour que l’administration puisse travailler, pour que l’école et les autres services publics puissent redémarrer. En passant, nous rappelons à l’opinion nationale et internationale que le seul bilan du MNLA est la recrudescence de l’ignorance au nord du Mali. Un pays sans instruction retourne dans les ténèbres de l’ignorance.     Les réfugiés dont on parle, sont dans la grande majorité rentrés au Mali par leurs propres moyens. La France à travers le MNLA est en train de cacher le soleil par sa main. Nous devons nous lever comme un seul  homme pour dire cette vérité à la France. Tant que deux hommes politiques français : Laurent Fabius et Yves Le Drian sont dans le gouvernement français, la paix au nord du Mali, n’est pas pour demain. M. Le Drian ne le cache pas car au début, il avait un langage ambigu en disant «qu’il ne peut pas y avoir deux armées à Kidal» et à présent, ces deux armées sont à Kidal. Une armée mobile, celle du MNLA et une armée confinée dans un enclos : l’armée malienne. Cela est inacceptable.     Nous demandons au président IBK de beaucoup réfléchir sur le choix de la personnalité  qui doit mener les négociations avec les rebelles. Déjà, sur certains sites des noms circulent des personnes qui ont déjà montré leur médiocrité et leur carence dans les négociations antérieures. Les termes des négociations doivent être aussi clairs et précis.     Nous n’avons pas besoin de termes ambigus qui  donnent lieu à des interprétations diverses. Le gouvernement ne doit rien occulter pour le peuple malien, en ce qui concerne le nord du Mali.   L’essentiel a été dit dans les concertations nationales de Tombouctou. Ce qui a été dit, les maliens l’ont entendu, en ce qui concerne la milice arabe qui a été créée et armée par l’état du Mali qui avait à sa tête à l’époque un chef qui s’appelle Amadou Toumani Touré. Nous disons que la défense du territoire national ressort du domaine de l’armée nationale du Mali qui doit être équipée, entrainée et  avec un bon moral.     Il y a aussi un fait récurrent dans l’armée française qui donne du tournis. L’armée française mène des actions unilatérales. Le cas le plus manifeste est celui de l’opération qui vient de libérer les agents du HCIR au nord de la région de Tombouctou.     Nous terminons en disant aux maliens que notre destin se trouve dans nos mains. Personne ne viendra construire notre pays à notre place et pour nous.. Bonne chance au peuple pour la construction de la paix entre tous ses fils.   Yacouba ALIOU  

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Commentaires (2)

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Sanassi Keita
Sanassi Keita 13 ans
Vraiment que faut il négocié
L'Observateur vigilent des turpitudes du MNLA
L'Observateur vigilent des turpitudes du MNLA 13 ans
« Nous, Touaregs maliens » Par Elmehdi AG MUPHTAH, Philadelphie, USA À Malilink.org, le 20 Avril 2014 Que ceux qui veulent négocier avec le MNLA sachent très clairement, et une bonne fois pour toute, qu'ils négocient avec un groupe armé ayant commis torts et préjudices au Mali et ne représentant aucunement la communauté touarègue encore moins les autres communautés du Nord du Mali! Que l'Etat malien sache une fois pour toute qu'il ne négocie pas avec la communauté Touareg car dans notre très grande majorité nous nous considérons comme maliens et nous ne voulons ni autonomie, ni indépendance et nous n'avons d'autre revendication que celle de tous les maliens qui n'aspirent qu'a la paix et au développement social et économique! Que ceux qui veulent négocier avec le MNLA le fassent en ne mentionnant nulle part la communauté Touarègue car ce serait "faux et usage de faux"! Ce serait associer la très grande majorité des Touareg dans un processus qui ne les concerne pas, tout comme le MNLA les a associé a un conflit qui ne les concerne pas! « Nous, Touareg Maliens » Excellence, Monsieur le Président de la République, Excellences, Mesdames et Messieurs les Ministres, membres du Gouvernement, Excellences, Mesdames et Messieurs Honorables Députés, Mesdames et Messieurs les Responsables des organisations et institutions internationales, Mesdames et Messieurs les Responsables de l’ONU, de l’Union Africaine, de la CEDEAO, de l’Union Européenne et du Parlement Européen, Pays frères et amis, Nous, Touaregs maliens, vieux et jeunes, nomades et sédentaires, réfugiés et déplacés, souhaitons par la présente nous exprimer légalement, pacifiquement et démocratiquement afin de nous démarquer clairement du Mouvement National de Libération de l’Azawad qui agit et revendique injustement et sans aucun mandat au nom de tous les Touaregs du Mali et ce depuis sa création. Nous, Touaregs maliens, vieux et jeunes, nomades et sédentaires, réfugiés et déplacés, estimons que nous n’avons pas à prouver notre patriotisme et notre attachement indéfectible à notre pays, le Mali, à ses institutions et à ses valeurs, mais qu’il est de notre devoir de nous dissocier officiellement et publiquement d’un mouvement armé qui a utilisé et utilise encore des moyens violents pour s'exprimer en notre nom, en celui de notre peuple, sans jamais avoir consulté au préalable ses populations, ses leaders traditionnels, ses responsables politiques et religieux, et faisant ainsi fi de toutes les valeurs morales, traditionnelles, coutumières et ancestrales de la société touarègue. Nous, Touaregs maliens, vieux et jeunes, nomades et sédentaires, réfugiés et déplacés, rappelons que les Touaregs à l'intérieur du Mali, dans les camps des réfugiés et ceux de la Diaspora n'ont aucunement besoin de mouvements islamistes, ni de mouvement pour une libération de l'Azawad pour être représentés. Nous, Touaregs maliens, vieux et jeunes, nomades et sédentaires, réfugiés et déplacés, rappelons que le MNLA: i) n’a jamais disposé d’un mandat légitime de la part des populations touarègues pour parler, agir et revendiquer en leur nom; ii) qu’il a déclaré contre toute logique et contre toute légalité et pratique internationale, l’indépendance d’un Etat que nous ne reconnaissons pas et qui n’a aucune chance d’être reconnu; iii) qu’il n’a jamais pu maîtriser même ses propres éléments qui ont commis en son nom des crimes et actes de vandalisme odieux; iv) qu’il a tissé à un moment donné des relations ambigües et malsaines avec les milieux extrémistes islamistes et terroristes. Compte tenu de tout cela, il s’est lui-même disqualifié et doit se mettre au banc de la société. Nous, Touaregs maliens, vieux et jeunes, nomades et sédentaires, réfugiés et déplacés, avons toujours eu et avons encore aujourd’hui des respectables et respectueux chefs coutumiers traditionnels, des leaders religieux modérés et pacifiques, des élus, des intellectuels, des universitaires, des artistes de renommée mondiale, ainsi que des associations de jeunes et de femmes qui ne sont affiliés à aucun mouvement et qui sont largement représentatifs de la très grande majorité des Touaregs du Mali. Nous, Touaregs maliens, vieux et jeunes, nomades et sédentaires, réfugiés et déplacés, ne saurons donc accepter d’être représentés, ni aujourd’hui, ni demain, par des interlocuteurs usant de méthodes violentes, anti-démocratiques et illégales comme mode d’expression. Nous rejetons donc toute revendication d’indépendance et d’autonomie exprimée par quelque mouvement et quelque groupe que ce soit au nom des Touaregs du Mali. On ne peut pas dénoncer l’arbitraire et la violence et y répondre par l’arbitraire et la violence! Nous, Touaregs maliens, vieux et jeunes, nomades et sédentaires, réfugiés et déplacés, rappelons que nous sommes un peuple pacifique qui n'a qu'une seule aspiration: celle de la paix, de la cohésion sociale, du respect des religions et des libertés, et du développement écono
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