Présentation des vœux de nouvel An 2025 : Le Président Assimi Goïta trace la voie d’un Mali maître de son destin

07 Jan 2025 - 10:35
Mis à jour: 2 ans
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Présentation des vœux de nouvel An 2025 : Le Président Assimi Goïta trace la voie d’un Mali maître de son destin
Lors de la traditionnelle présentation des vœux de Nouvel An par les forces vives de la nation, le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a réaffirmé son ambition de transformer le pays. De la lutte contre la corruption à la souveraineté énergétique, en passant par la consolidation de la sécurité et l’indépendance régionale à travers l’Alliance des États du Sahel (AES), le chef de l’État a effleuré plusieurs sujets dans un discours de près de 2 heures. Dans la salle de banquets du palais de Koulouba, le 6 janvier 2024, le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a accueilli les Forces vives de la Nation pour la traditionnelle présentation des vœux de Nouvel An. Ce rendez-vous, empreint de solennité, ne fut pas seulement un exercice de formalité. Il a été le reflet d’un Mali qui se débat, se reconstruit et s’affirme face aux défis du siècle. Entre bilan et perspectives, l’événement a tracé les grandes lignes d’une année de défis cruciaux pour le pays. Les réponses aux catastrophes et à l’insécurité Le Général Goïta, en homme d’action et de vision, a entamé son discours en rappelant l’importance de l’autorité de l’État dans une société encore marquée par les cicatrices des inondations récentes. Avec pragmatisme, il a annoncé des mesures radicales pour endiguer ces tragédies : réaménagement urbain, lutte contre les constructions anarchiques et implication des leaders religieux dans la sensibilisation. Une stratégie qui conjugue prévoyance et mobilisation communautaire, plaçant chaque citoyen face à ses responsabilités. En matière de sécurité, le chef de l’État n’a pas mâché ses mots. Les Forces armées maliennes (FAMa) sont désormais présentes dans chaque recoin du territoire, appuyées par des partenariats stratégiques avec la Russie, la Turquie et la Chine. Kidal, autrefois symbole d’une souveraineté amoindrie, est aujourd’hui un bastion récupéré, et des milliers de miliciens d’autodéfense seront désarmés et intégrés dans l’armée ou dans la vie civile active. Une démarche qui allie fermeté militaire et réconciliation sociale, consolidant ainsi la cohésion nationale. Lutte contre la corruption, transition énergétique et industrialisation Le Mali de la Transition se veut aussi un Mali où la justice sociale triomphe. En témoigne l’engagement du Président à poursuivre la lutte acharnée contre la corruption. L’État récupère déjà des centaines de milliards de francs CFA, issus des scandales financiers emblématiques tels que ceux de l’avion présidentiel ou des équipements militaires. « Pas d’impunité, pas de répit », martèle le Général Goïta, déterminé à faire de la transparence et de la reddition des comptes les piliers d’une gouvernance exemplaire. L’électricité, moteur de tout développement, est au cœur des priorités. Malgré les délestages, le Président promet des solutions pérennes : développement des centrales solaires, destruction des empiètements illégaux sur les sites stratégiques et diversification énergétique. Avec une vision d’avenir, le Mali veut non seulement répondre à ses besoins immédiats, mais aussi poser les bases d’une souveraineté énergétique durable. Dans le même élan, le chef de l’État a rappelé les avancées économiques spectaculaires de son administration. Le nouveau code minier a permis de désenclaver la dette intérieure et de générer des milliards, ouvrant la voie à une industrialisation ambitieuse. Usines, autosuffisance alimentaire, créations d’emplois : le Mali aspire à se transformer, quittant son statut de consommateur, dans lequel on l’a maintenu depuis des décennies, pour embrasser celui de producteur, en rupture totale avec l’héritage colonial. AES, un nouveau paradigme pour l’Afrique sahélienne Dans un ton empreint de fermeté, le Général Goïta a réaffirmé que le Mali a définitivement tourné la page de la CEDEAO, qu’il considère comme « sous ordre ». L’avenir s’écrit désormais au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette confédération, fondée en juillet 2024 sur des valeurs de solidarité et de souveraineté, incarne une réponse africaine aux défis contemporains : lutte contre le terrorisme, intégration économique et construction d’un bloc régional autonome et résilient. Le discours du Président Assimi Goïta a offert une vision claire et ambitieuse ; celui d’un Mali debout, maître de son destin, résolu à combattre ses ennemis internes et externes. Il a exhorté ses concitoyens à cultiver la résilience, à maintenir l’unité et à participer activement à cette transformation en cours. (Correspondance particulière)

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Commentaires (4)

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Fanga
Fanga 2 ans
"De la lutte contre la corruption à la souveraineté énergétique, en passant par la consolidation de la sécurité et l’indépendance régionale à travers l’Alliance des États du Sahel (AES), le chef de l’État a effleuré plusieurs sujets dans un discours de près de 2 heures." J’ai visionné en ligne, sur la chaîne YouTube de l'ORTM, l’intervention du chef de l’État du Mali d’une durée d’environ 60 minutes. Je traduis ici, de la langue nationale bamanakan vers le français, la partie de l’intervention fracassante du président relative aux actions de déstabilisation de la France avec ses alliés occidentaux et africains sur le territoire national du Mali (minutes 30 à 43 de l'intervention). J’ai conservé dans ma traduction le style parlé et simple de l’allocution pour rester le plus fidèle possible à ce que le chef de l’État a dit en bamanakan. J'ajoute que je n'ai pas pu identifier dans les propos du président le nom cité d'un autre général proche de Gamou. Je pourrais préciser ce nom dans une version ultérieure de la présente traduction, si quelqu'un me le communique. Enfin, les répétitions dans la traduction sont normalement le fait de l'auteur de l'allocution et tout ce qui se trouve entre les crochets [] sont de l'auteur de la traduction que je suis. Présentation de vœux du président de la Transition, le Général d'armée Assimi GOÏTA aux légitimités traditionnelles, leaders religieux et la société civile, le 6 janvier 2025 (Minutes 30 et suivantes de la vidéo) « Si vous observez bien, ils [les Français et leurs alliés occidentaux et africains] ont usé de plusieurs stratagèmes pour déstabiliser le pays [Mali]. Mais grâce à Dieu, tout ça n'a pas réussi. Si vous regardez, en premier lieu, à l'époque où nous avons dit à la France de partir, ils sont allés faire une grande réunion à Anéfis. Ils ont rassemblé les groupes terroristes et nos groupes armés pour combattre le Mali afin d'en faire une question de Blancs [du nord] et de Noirs [du sud]. Ce jour-là, le même général Gamou était présent [à la réunion d'Anéfis]. Il a dit que lui ne combat ni l'armée [nationale] ni l'État [du Mali]. Si tu combats l'État, il [te] combat. Donc, il s'est dérobé et n'a pas accepté. Il s'est dérobé, mais un de ses compagnons les a suivis. Fahad [Ag Almahmoud], qui est mort ce jour-là [ultérieurement, le 1er décembre 2024], les a suivis. Certains se sont séparés de Gamou pour suivre les ennemis afin de combattre l'État. Ce sont eux qui ont attaqué le bateau [« Tombouctou »]. Parce que cela était le souhait des Tubabuw [Français et alliés] : puisque nous allons partir, mettons de la sauce partout, que ça devienne une question de Blancs et de Noirs. Gamou et le général [nom d'une autre personne à préciser] n'ont pas accepté. Ils m'entendent, si c'est vrai ou faux. Ils se sont rassemblés à Anéfis pour ensemble combattre l'État [du Mali] afin que ça devienne une question de Blancs et de Noirs. Les Tubabuw, la France, pendant qu'ils étaient en train de partir. Dieu a fait qu'ils ne réussissent pas. Ce qu'ils ont fait maintenant, c'est propager des fausses informations pour dire que « Gao va tomber », « Gao va être attaquée ». Ils en ont fait tellement que certains ont vendu leurs maisons pour quitter Gao. Mais nous saluons les habitants de Gao qui dans leur grande majorité sont restés auprès de leur armée et ont cru en leur armée [nationale]. Sinon, ils voulaient aussi faire tomber Gao de cette manière. Ils ont fait des tracts et distribué des papiers pour dire que « Gao va être prise ». Quand ils ont fini ça, quand ils sont partis... Parce que si tu observes, il y a deux groupes terroristes : l'État islamique et le JNIM. Mais quand ils [les Français] combattaient, ils combattaient seulement l'État islamique. Quand ils faisaient les opérations, pendant que j'étais vice-président [de transition], leur général venait et déroulait les cartes concernant des opérations. A ce moment, il se trouvait que la position des deux groupes terroristes était connue. Ils [les Français] disaient que, non, on leur a dit de combattre l'État islamique et non le JNIM. Je leur ai dit pourquoi, ne sont-ils pas tous des terroristes ? Ils [les Français] on répondu non, non, qu'eux [les Français] combattent l'État islamique. Or, les deux [groupes terroristes] nous combattaient. Ils [les Français] les ont combattus [les terroristes du JNIM] jusqu'à les affaiblir. Mais en partant [du Mali], ils les ont ressuscités. Après les avoir ressuscités, avec l'ancien président nigérien, Bazoum, ils [les Français] se sont mis à dire que Ménaka va tomber, au moment où la MINUSMA aussi devait partir, pour créer la panique chez les populations, pour diffuser des messages partout et occuper l'espace [médiatique et informationnel] en disant que « Ménaka va tomber », « Ménaka va tomber ». Les soldats [du Mali] se sont mobilisés et Ménaka n'est pas tombé. C'était au moment où Bazoum avait libéré de prison [du
Ogoba
Ogoba 2 ans
Ce lourdaud n’en est pas à une connerie près. L’Algérie n’avait nul besoin du soutien du Mali lors d’une guerre d’indépendance qu’elle a d’ailleurs perdue. L’issue du conflit a été entièrement politique, et le Mali, qui est un nain politique n’a jamais eu son mot à dire. Quant au présent, l’impuissance des Fama et des autres armées de la « coalition » est un fait avéré. Le caractère éminemment volatil de la rébellion interdit d’ailleurs toute solution militaire. Que l’Algérie, proche du conflit, y mette son nez est une question de bon sens. Et qu’elle juge que seule la diplomatie puisse dénouer l’affaire est un truisme que partagent toutes les chancelleries de la planète. Ce que l’idiot est incapable de comprendre.
kan
kan 2 ans
Les pays de l'AES ne figurent pas sur la liste , ils n'existent pas dans le concert des nations Ces pays sont sont comme toi dans le néant, à la dérive, de la poussière, des détritus et des ordures partout Je comprends ton désarrois le vieux , tu aimerais exister mais tu n'es rien ni personne........
Ogoba
Ogoba 2 ans
Deux heures de bavardage pour avancer quelques idées simples. C’est beaucoup, d’autant que le refrain est connu, mais que les vœux ne sont pas concrétisés. Le « nouveau paradigme » n’a nullement fait ses preuves sur le terrain, où les États de l’AES peinent à contrôler leurs territoires. Les uns souhaitent un peu de liberté, d’autres qu’on serre davantage la vis. Bref, on piétine…
COULIBALY Yacouba W
COULIBALY Yacouba W 2 ans
Oui, oui, oui Son Excellence Monsieur le Président, nous sommes entièrement d'accord avec vous, mais force est de reconnaitre que certains fossoyeurs sont sous vos pieds entrain de torpiller le pauvre peuple malien en s'enrichissant car vos ministres ne maitrisent pas les prix du marché; cela fait souffrir le peuple dans toutes ses franges sociales. Il faut arriver à débusquer ces fossoyeurs et les mettre hors d'état de nuire, sinon le peuple a totalement confiance en votre personne sans aucune équivoque. Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire. Albert EINSTEIN
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