Qui a peur du colonel Cissé ?

28 Juin 2012 - 03:29
Mis à jour: 14 ans
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Accusé d’être en intelligence avec le colonel Abidine Guindo, commandant du 33ème bataillon des commandos parachutistes du Mali et surtout ancien aide de camp d’ATT, qui avait échoué dans un contre putsch dans la nuit du 30 avril au 1er mai, le colonel Abdoulaye Cissé, commandant de la région militaire de Sikasso et surtout ex-aide de camp du président Alpha Oumar Konaré, a été injustement arrêté. Certainement par peur dans son fief à Sikasso. Lorsque Kati a demandé à ses éléments de le mettre hors état de nuire, le camp était entré en ébullition. N’eût été sa grande sagesse, il aurait eu un carnage entre militaires. C’est ainsi que lui-même s’est mis à la disposition des agents, lesquels l’ont suivi jusqu’à Fana où des éléments de la Sécurité d’Etat sont venus à leur rencontre. Il sera interné sans nouvelles de sa famille dans ce lieu avant d’être transféré à Kati. Il fallait donc attendre le communiqué du 28 mai 2012  du procureur de la République près le tribunal de 1ère instance de la commune III du District de Bamako, Sombé Théra, annonçant l’ouverture d’une information judiciaire conte des officiers de l’armée notamment le colonel Abdoulaye Cissé. Selon le même communiqué, lui et les autres sont accusés d’ atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat par l’emploi illégal de la force armée, associations de malfaiteurs, assassinats, coups et blessures volontaires, vol, détentions illégale d’armes de guerre et complicités. En ce qui concerne le colonel Cissé, le juge d’instruction n’aura aucune peine à classer son dossier sans suite puisqu’il n’était pas à Bamako le jour « J ».Il n’a donc blessé personne encore moins tué quelqu’un ou militer dans une association de malfaiteurs. Tous ses camarades de promotion, qui le connaissent s’interrogent : Qui a donné l’ordre de l’arrêter ?  Eux tous savent que l’un des plus braves d’entre eux, qui a fait les grandes écoles de guerre, de stratégie et géopolitique ne peut pas tenter un putsch et le manquer. Ce sont ses camarades d’armes de l’EMIA et même de grins, qui dirigent aujourd’hui l’armée : le chef d’Etat major général des armées, Dahirou Dembelé, le chef d’Etat major de l’armée de terre, Ibrahim Fané (major de la promotion), le chef d’Etat major de la garde nationale, Daouda Sogoba, le directeur général de la gendarmerie, Djamou Kéïta. Ils sont très liés avec le colonel Cissé. Le samedi 28 avril, tous été aux côtés de ce dernier pour la célébration du mariage de sa jeune sœur. Et quarante huit heures après, il y a eu les évènements et sur ordre d’on ne sait qui, on demande son arrestation. Plus tard, les langues se sont diluées et l’on a su que c’est bien le capitaine Sanogo qui a personnellement instruit son arrestation. Pour des raisons strictement personnelles, pour ne pas dire un simple règlement de compte. Parce que le Colonel Abdoulaye Cissé connu sous le nom de « Blo » avait refusé dans son camp la création du CNRDRE. Les éléments de ce comité se cachaient pour se réunir à Sikasso. Blo, lui prônait la discipline et le respect du règlement militaire notamment de la hiérarchie. Sans compter qu’il existe des vieux comptes avec le colonel Cissé que Sanogo a profité pour solder avec son ancien patron, qui s’était opposé à son passage de sous-officier en officier. N’eût été les nombreuses interventions, qui ont fait céder le colonel, Sanogo serait toujours sous-officier. Dans un Etat de droit, le règlement de compte est une pratique indigne, peu recommandable. C’est pourquoi, le juge d’instruction, encore une fois de plus, n’aura aucune difficulté pour classer ce dossier sans suite. Encore que la seule chose qu’on lui reproche avec preuve matérielle est une communication qu’il a eue cinq jours avant les évènements avec le colonel Abidine Guindo, étiqueté comme celui qui a commandité le contre-putsch. Cet appel, il l’a effectué au sein de l’Etat major général et devant témoins dont l’actuel ministre de la défense, le colonel – major, Yamoussa Camara. C’était pour demander à Abidine Guindo de libérer un officier que les éléments de son camp avaient pris en otage. Ce qui a été fait grâce à son intervention. Voilà l’alibi tout trouvé pour dire qu’il serait en intelligence avec Abidine Guindo pour perpétrer un contre- putsch. Le capitaine Sanogo et ses hommes avaient peur du colonel Cissé. Ils n’étaient pas tranquilles parce que connaissant bien les qualités de l’homme, ils se disaient qu’à tout moment, il pourrait jouer contre eux. Ils ont donc paniqué en profitant de l’aventure d’Abidine Guindo. Hors, en droit, la peur n’est pas un argument qui convainc un juge. Vivement donc que l’interrogatoire au fond débute afin que le juge d’instruction réhabilite le colonel Cissé, que les populations du nord réclament sur le front. Cet officier émérite, spécialiste de la lutte contre le terrorisme, a beaucoup contribué à la résolution de la rébellion des années 90, sous les ordres de Kalifa Kéïta, général de son état aujourd’hui. Ce dernier qui dirigeait le PC opérationnel de Gao l’avait même positionné. Mais, le coup d’Etat, le plus imbécile de l’histoire africaine a gâté les choses. Brave, téméraire, volontariste, le colonel Cissé s’était même proposé après le putsch, pour monter au front. Il voulait aller sur Tombouctou et Didier Dacko sur Gao. Deux attaques simultanées sur les deux villes. Malheureusement, les nouvelles autorités se sont opposées à cette initiative. Et la question du nord du Mali, qui a justifié le putsch, semble être oublié par le capitaine Sanogo. Chahana Takiou

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Commentaires (38)

User
Sankaratom
Sankaratom 14 ans
Je pense qu'on va rester comme ca jusqu'a ce que les populations de Bamako en auront marre de ces fripouilles. J'espere qu'en ce moment, il ne soit pas trop tard pour recuperer notre Mali.
Ascofare
Ascofare 14 ans
Bonjour mes chers amis je vous demande de prier pour Dioncounda pour que Sanogo et son complice Modibo diarra ne L´empoisone pas un de ces jours Ces deux ont soif de pouvoir ils font la puie et le beau temps ils ne veulent pas le retour du pais a une vie normale Sanogo qui par peur ne dors plus au camp de Kati le voila dans une4X4 flambant neuf avec un chaufeur et un garde de corps Modibo qui est une marionete guider par son AMO est entraint de nous monter de toutes les couleurs mais les griots du mali disent MOGO KELIN TILE MA DJINE BAN Consultez le conseil de ministre du mercredi et vous verez la preuve
Sa_bali
Sa_bali 14 ans
Faites attention au journal. Il est loin d'être sérieux. Je ne crois pas un instant tout ce qui se dit dans ce journal.
kkka
kkka 14 ans
Takiou vous avez la réponse à votre question. C'est Sanogo qui a peur de Cissé. L'homme se prend pour un messie de la république alors qu'il n'est qu'un petit à côté de ses camarades militaires.
dakabiton
dakabiton 14 ans
…………Et la question du nord du Mali, qui a justifié le putsch, semble être oublié par le capitaine Sanogo……… Mon cher Chahana Takiou, tu n’as rien compris, mais je reprends ton article puis je te ferais comprendre la réalité des choses. « Cet officier émérite, spécialiste de la lutte contre le terrorisme, a beaucoup contribué à la résolution de la rébellion des années 90, sous les ordres de Kalifa Kéïta, général de son état aujourd’hui. Ce dernier qui dirigeait le PC opérationnel de Gao l’avait même positionné. Mais, le coup d’Etat, le plus imbécile de l’histoire africaine a gâté les choses. Brave, téméraire, volontariste, le colonel Cissé s’était même proposé après le putsch, pour monter au front. Il voulait aller sur Tombouctou et Didier Dacko sur Gao. Deux attaques simultanées sur les deux villes. Malheureusement, les nouvelles autorités se sont opposées à cette initiative. Et la question du nord du Mali, qui a justifié le putsch, semble être oublié par le capitaine Sanogo. » Je pense Mon cher Chahana Takiou tu as la réponse de l’objet de son arrestation, La question que nous devrions nous poser : Comment le mali est tombé si facilement entre les mains de ces bandits armées ? est ce que une complicité des SANOGO ?, selon les propres mots de Sanogo sur l’ORTM «… la bataille de Gao jai demande a notre troupe de se plier..…». Je ne suis pas militaire mais je sais que lorsqu’une troupe se plie c’est attendre du renfort puis réattaque. Qu’est-ce que nous constatons tous ceux qui connaissent le terrain sont arrêtés ou disparus sans raison. Ceux en qui ils font confiance ne vont jamais aller, la communauté internationale qui croyait que c’était un manque de moyen a voulu nous aidé pas question. Les politiciens qui pouvaient organiser des marches ou leur dire la vérité sont poursuivis nuitamment et ont tous quitté le mali sauf ceux qui sont en mèche avec eux sont restés attendent qu’ils mettent tout en place croyant certainement a des fausses promesses électorales. Les rumeurs qui coulent aujourd’hui ; « Mr Sombé THERA perdra bien sa place » on attend donc… et les maliens continueront a attendre. Tôt ou tard GMT : tu vas retomber et sa sera plus pire que le 26 mars 1991.
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