Après les résultats provisoires des législatives : Soumaïla Cissé opte pour l’opposition, l’URD au bord de l’implosion

23 Déc 2013 - 10:20
Mis à jour: 13 ans
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Soumi3Après les résultats du second tour des législatives du 15 décembre, les langues commencent à se délier au sein de l’Union pour la république et la démocratie (URD). Les cadres de ce parti ne seraient plus sur la même longueur d’onde que Soumaïla Cissé, candidat malheureux à la présidentielle du 11 août. Ils s’apprêteraient à atterrir chez  IBK avec armes et bagages.     Le parti, qui a soutenu la candidature de Soumaïla Cissé à la présidentielle de juillet et d’août, serait-il au bord de l’implosion ? Serait-on tenter de le dire. Depuis la proclamation des résultats provisoires par le ministère en charge des élections, les choses commencent à bouger dans les rangs de l’Union pour la république et la démocratie (URD).     Contrairement au vœu du parrain du parti de la poignée de main, Soumaïla Cissé, arrivé deuxième à l’issue de la présidentielle du 11 août, d’animer l’opposition, les cadres de son parti se positionnent déjà pour la majorité présidentielle. Ils estiment qu’avec dix sept (17) députés, le parti n’a pas sa place dans l’opposition. Ces résultats font de l’URD la troisième formation politique du Mali après le RPM (60 députés) et l’ADEMA (20 députés).     Pour ce responsable, de surcroit homme de droit, qui a requis l’anonymat, «la situation actuelle du Mali appelle tous les fils du pays à se donner la main pour la refondation de la nation malienne». Il ajoute que : «Le Mali n’a pas besoin d’une opposition qu’elle soit constructive ou radicale». Cette position de ce cadre de l’URD semble largement partagée par de nombreux militants et des nouveaux élus. Sur les antennes d’une radio libre de Bamako, un des nouveaux élus  a été clair : «Moi, je n’irai pas dans l’opposition. Je veux aider IBK». Pour certains militants, ils pensent que «leur parti a intérêt à accompagner le président de la République pour restaurer la dignité de l’homme malien. Mais disent-ils, cet accompagnement ne saurait jamais s’assimiler à une quelconque allégeance». Ils expliquent, par ailleurs, que «le parti sortira grandi de cela et non de l’animation de l’opposition».     Du côté de ceux qui optent pour l’opposition,  ils martèlent que cette campagne est menée par des cadres à qui le parti a tout donné. «La peur de l’animation de l’opposition gagne surtout les cadres nommés à des postes à responsabilité. Ces derniers, qui bénéficient des avantages liés à leur fonction, ne souhaitent pas être éjectés des fauteuils dorés de l’administration», laisse entendre ce militant choqué par le comportement de certains responsables de son parti. Pour eux, ils doivent se conformer à la ligne directrice du parti au lieu de mener une rébellion dont les conséquences seront fatales.     La sauvegarde des intérêts personnels a éclaté toutes les grandes formations politiques du Mali, le parti URD, qui est longtemps resté en dehors des luttes intestines pourra-t-il échapper à la guerre du tube digestif ? Yoro SOW  

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Commentaires (18)

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Allah est éternel
Allah est éternel 13 ans
C'est malheureux mais le constat est clair il s'est avéré que plus de 80% des maliens sont indignes à commencer par moi même. Si non opposition ne signifie pas casser les feux de signalisation ou bien brûler les pneus dans les rues Etc, Etc. Notre indignité ce que nous ne sommes pas capables de comprendre que dans une démocratie l'opposition a toujours sa place pour éviter la déroute des hommes faibles comme l'ex Président ATT.
Madou
Madou 13 ans
Un petit conseil : si vous êtes leader politique, recrutez vos militants en mettant votre projet de société en avant. Si vous recrutez sur la base de vos richesses actuelles et futures, vos militants hésiteront sérieusement à rester dès que votre avenir financier s'assombrit. C'est l’un des inconvénients de la "démocratie du ventre".
Madou
Madou 13 ans
C'est malheureux. Le Mali doit repenser sérieusement sa "démocratie". Dans sa pratique actuelle cette démocratie semble, pour le moment, se préoccuper essentiellement des intérêts de quelques individus au détriment de la majorité des Maliens. Ce n'est pas fortuit si les Maliens désertent souvent les bureaux de vote. En réalité l'organisation de la société malienne doit être redéfinie ou recadrée. Sans cet exercice le Mali risque de continuer à se mouvoir sans pouvoir réaliser de vrais progrès. Les forces qui contribuent à provoquer la régression du Mali semblent, pour le moment, suffisamment dominantes.
Sacko
Sacko 13 ans
Ils sont corrompus c'est pour ça qu'il veut pas être dans l'opposition pour se protéger il faudrait Être dans :mrgreen: la majorité présidentielle
Doucoure diadie
Doucoure diadie 13 ans
Nul n'est dupe.IBK s'est désolidarisé de ladema et a mené une lutte presque solitaire pr devenir président .ce serait trop facile. Laisser les partir ils seront déçus car ibk ne va même pas les considères comme des personnes.bon debarra
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