Gouvernance politique : Vers une seconde vie?

Il semble que la gouvernance ne se conçoit pas sans activités politiques. Ce qui pose la question d’un second souffle pour la classe politique malienne, après sa traversée du désert en cours…

12 Jan 2026 - 02:19
4
Ecouter cet article
Gouvernance politique : Vers une seconde vie?
00:00
Gouvernance politique : Vers une seconde vie?

Après l’euphorie démocratique, qu’a connue le Mali depuis la révolution de 1992, l’année 2010 ont ouvert un temps d’incertitudes. Ils seront marqués par le coup d’Etat de 2012, avec une remise en cause de certains aspects des acquis démocratiques. Cela va évoluer en un temps de discrédit sur le militantisme politique, jusq’aux événements du 18 août 2020 et leurs corollaires de dénigrement des acteurs politiques. Et c’est ce qui conduira finalement à la volonté réaffirmée de refonder la gouvernance politique du pays. Elle débouchera sur la dissolution de la classe politique dans son ensemble.

Après la phase de la dissolution des partis politiques, il semble que les autorités envisagent leur réhabilitation durant cette année 2026. Un facteur de décrispation dans la marche de la transition ?

Pour renforcer la cohésion nationale et l’union sacrée des forces vives, le Mali doit redonner vie à sa classe politique. Cela est une préoccupation du président de la Transition, le Général Assimi Goïta.

En effet, dans adresse à la nation, au seuil de cette nouvelle année 2026, le chef de l’Etat, n’a pas manqué de lever un coin du voile sur ses intentions dans ce domaine. « Lors des Assises nationales de la Refondation, le peuple malien avait exprimé sa vive préoccupation face aux dérives et dysfonctionnements du paysage politique, susceptibles d’alimenter la mauvaise gouvernance. », a-t-il rappelé. Avant d’expliquer que, « fidèle à notre engagement d’appliquer les recommandations issues des Assises, dans un esprit de concertation et d’inclusivité, j’ai décidé d’organiser, en avril 2025, des consultations avec les forces vives de la Nation, afin de préciser les modalités d’application de certaines recommandations et leur mise en œuvre dans le cadre de la relecture de la Charte des partis politiques. À l’issue de cette rencontre, les participants ont notamment recommandé la dissolution des partis politiques, afin de repartir sur des bases plus saines et plus justes et de faire l’audit des partis politiques ».

Et le Général d’Armée Assimi Goïta d’annoncer que « l’année 2026 ouvrira le chantier des concertations nécessaires autour de l’avant-projet de loi déterminant les conditions de formation et d’exercice des activités des partis politiques, prévu à l’article 39 de la Constitution.

En clair, cette année sera sûrement celle de la renaissance légale des activités politiques. Ce qui permettra aux partis politiques, nouvellement créés selon les nouvelles dispositions légales, d’animer le débat public conformément à leurs missions.

Mais la question qui se pose dans ce domaine est de savoir comment les autorités s’y prendront-elles pour limiter par exemple le pluralisme politique reconnu par la Constitution en vigueur et les textes ratifiés par l’Etat malien.

En outre, comme l’Etat parviendra-t-il à assainir effectivement le microcosme politique national, alors que les mentalités et les habitudes, usages et pratiques n’auraient pas changé ? Comment pourra-t-on bannir dans les consciences la réalité selon laquelle un parti politique est un instrument d’ascension sociale ? Quid des partis politiques véritables GIR ?

Il appartient au législateur de bien diagnostiquer les « dérives » antérieures, pour un renouveau salvateur et attaché à l’éthique dans la gestion des affaires publiques.

 

Boubou SIDIBE/maliweb.net

 

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 1

Commentaires (6)

User
Kinguiranke
Kinguiranke 10 mois
Gouvernance politique: Vers une seconde mort!
Kinguiranke
Kinguiranke 10 mois
@sangare tant qu' il y a des politiciens corrompus comme toi vivant le Mali doit banir la politique complètement. Il faut repondre devant la justice Malienne sur le rapport de la Cour des Comptes! Tas de voleurs sans dignite et sans honneur sont les politiciens Maliens!
sangare
sangare 10 mois
Inculte!!! Les politiciens corrompus sont jugés et condamnés. Condamnés ils quittent la scène politique. Donc il ne s'agit pas de politiciens corrompus, mais d'hommes politiques. Un homme politique est celui qui est ÉLU. Sans élections, on ne peut véritablement indexer un homme politique. C'est le peuple qui définit l'homme politique par son vote.
sangare
sangare 10 mois
On ne doit rien espérer des USURPATEURS. ILS SE SAVENT EN SURSIS LE TEMPS QUE LE PEUPLE SE RÉVEILLE DE CETTE MANIPULATION EN COURS DEPUIS 2021. CHOGUEL MAIGA est le maître d'œuvre de cette manipulation criminelle. La SOLUTION NÉGOCIÉE a été abandonnée au profit de la SOLUTION MILITAIRE par l'influence qu'avait CHOGUEL MAIGA sur les puchistes principalement sur ASSIMI GOITA. CHOGUEL MAIGA avait une revanche à prendre sur les partis politiques issus du mouvement populaire qui a eu raison du régime militaire sanguinaire de MOUSSA TRAORE. Il voulait montrer aux maliens que la chute du dictateur GÉNÉRAL MOUSSA TRAORE a été une erreur fatale pour le Mali. La faiblesse de l'armée malienne a été, à tord, attribuée à l'ère démocratique. Il fallait le démontrer par les héritiers du dictateur GÉNÉRAL MOUSSA TRAORE. Ils ont naïvement pensé qu'une armée forte, c'est du matériel militaire en qualité et en nombre. Ils n'ont pas regardé du côté de KADDAFFI qui a, plus que tous les pays africains, énormément investi dans les armes les plus sophistiqués de l'URSS. Ça n'a pas empêché qu'il soit tué comme un chien par ses propres citoyens manipulés par les puissances étrangères. L'exemple de l'Arabie saoudite aussi là qui n'arrive pas à s'imposer au Yémen au bout de plus d'une décennie de lutte acharnée. Une armée, c'est d'abord un ESPRIT. C'est à travers cet ESPRIT qu'on met en place un outil de défense de la nation. Cet ESPRIT oriente la politique des tenants du pouvoir. Voulons nous un outil de défense pour défendre l'intégrité du territoire? Ou un outil de défense pour faire face à la rébellion en cours depuis le début de l'indépendance,au terrorisme depuis 2012? Répondre à ces interrogations, c'est adopté un ESPRIT qui va orienter à la mise en place d'une armée de qualité. Ça c'est un TRAVAIL POLITIQUE!!! Autrement dit ce sont les ANIMATEURS DES PARTIS POLITIQUES qui doivent réfléchir à la mise en place d'un outil de défense adapté à la situation malienne. Dans la RÉFLEXION POLITIQUE l'impacte financier est pris en compte afin de permettre à l'économie malienne de suivre une croissance économique nécessaire à la prise en des préoccupations énormes de la population. C'EST POURQUOI UNE COOPERATION INTERNATIONALE EST UNE NÉCESSITÉ VITALE POUR UN PAYS SOUS DÉVELOPPÉ COMME LE MALI. C'est ce qui a été fait par les hommes politiques qui ont incarné l'Etat depuis 1992. LA CROISSANCE ÉCONOMIQUE A ÉTÉ UNE PRÉOCCUPATION PRIMORDIALE. Elle serait une priorité pour les USURPATEURS des décisions ignobles tels le départ de la MINUSMA,celui des ONG ne seraient pas prises aussi facilement comme si on chassait un fainéant de sa maison. UNE ARMÉE EST ADOSSÉE À UNE ÉCONOMIE. Si l'économie ne produit pas de résultat, l'armée en ressent. LA DICTATURE MILITAIRE AVAIT UNE ÉCONOMIE À TERRE C'EST À DIRE QUI NE PRODUISAIT PAS, UNE CROISSANCE ÉCONOMIQUE NÉGATIVE, ON OSE DIRE QU'ELLE AVAIT UNE ARMÉE FORTE. L'ère démocratique a hérité d'une armée très faible. Ce qui a conduit les hommes politiques qui ont incarné l'Etat d'adopter une politique tendant à défendre l'intégrité du territoire tout en favorisant la croissance économique. De 1992 jusqu'au coup d'Etat contre ATT la croissance économique a toujours été au rendez-vous. C'est ce CHOIX POLITIQUE qui fait que, malgré l'insécurité, la croissance économique est toujours là. Avant 1992,la croissance économique était un objectif inatteingnable. LA RÉFLEXION POLITIQUE EST NÉCESSAIRE ET N'EST QUE DU RESSORT DES PARTIS POLITIQUES. Seuls les USURPATEURS PENSENT À LA DISSOLUTION DES PARTIS POLITIQUES. Un démocrate sait que les partis politiques disparaissent avec les élections. On n'a pas besoin de les dissoudre. Ce qui signifie qu'un parti politique qui n'a pas de projet viable à proposer aux électeurs, il n'a pas d'électeurs. Sans électeurs, il n'existe pas. C'est la loi de la démocratie. C'est un USURPATEUR qui ose se mettre à la place des électeurs. ASSIMI GOITA et ses camarades n'ont rien à proposer aux maliens. Ils ne sont pas à leurs places.
Kinguiranke
Kinguiranke 10 mois
Bouboutigua Malankolon den ani Fasomandju den continues a faire la promotion de la classe de politiciens Maliens complexes faibles delinquents financiers et corrompus formates par la FrancAfrique!
ama
ama 10 mois
Ai moins avec les politiciens nous n avons jamais connu un tel déboire pas de carburant pas d électricité pas d emploi le pays est totalement arrêté
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (134)
  • Nfp (86)
  • Citoyen du monde (32)
  • kan (28)
  • Sylla (23)