L’honorable Oumar Mariko : IBK doit l’avoir à l’œil

28 Mars 2014 - 03:34
Mis à jour: 13 ans
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Il a fait tomber le général Moussa Traoré. Il a fait tomber le Général ATT. Or, selon l’adage, jamais deux sans trois. [caption id="attachment_161010" align="alignleft" width="344"]Oumar Mariko Oumar Mariko[/caption] Rompant avec le silence stratégiquement assourdissant depuis l’avènement de IBK à la magistrature suprême, l’enfant terrible du landerneau politique malien Oumar Mariko, fait à nouveau parler de lui. Sa nouvelle politique est de se poser en justicier, en homme intègre, en patriote irréductible et, surtout, en dernier gardien du temple démocratique. A vrai dire, l’élu de Kolondiéba joue toujours sur le même registre. Jamais satisfait. Pourfendeur du régime en place, même s’il n’en dédaigne point les oripeaux et avantages, il surfe en permanence sur les bruissements de mécontentement qu’il récupère avec maestria en démultipliant leur impact négatif par une utilisation abusive de son arme maitresse, le réseau dense radio Kayira. La méthode également n’a pas varié d’un pouce : la violence verbale, physique allant si nécessaire à l’irréparable. L’intimidation érigée au principe de praxis politique, Mariko réussit toujours à se positionner en défenseur des faibles, des pauvres, des laissés pour comptes, des victimes de trahison politiques, des travailleurs compressés ou partants volontaires à la retraite. Bref ! De tous ceux qui, à tort ou à raison, s’estiment laissés par le système. De tout ce monde, Mariko pensent avoir l’intelligence d’en faire un bouclier humain, le Malien ordinaire, cadre supérieur ou citoyen lambda ayant généralement une peur bleue de la violence.   Le nouveau jeu Rentrée politique tourmente, utilisation judicieuse des medias logorrhée acide et singulièrement osée, le Mariko cure 2014, place la barre assez haut. Pour crédibiliser ses positions politiques de l’après 22 mars 2012, il s’annonce disposé à reverser au trésor public, les quelques 28 millions perçus depuis la fin du mandat des députés de l’ancienne Assemblée nationale. Il prend bien soin de ne point préciser quand il va restituer ce montant, ni pour quoi il ne s’était pas abstenu de le percevoir à l’époque, ce qui manifestement, était plus facile. Allié officiel de IBK depuis le second tour des élections présidentielles, il n’hésitera plus à chercher à le déstabiliser, en menant une campagne bruyante contre des membres influents du gouvernement, des ministres de souveraineté parmi lesquels Soumeylou Boubèye Maïga de la Défense et des Anciens Combattants et Mohamed Bathily de la Justice. Les axes majeurs de la politique de IBK, ceux dont les résultats favorables sont indiscutables, notamment le renouveau de la justice et la réorganisation de l’armée font l’objet des vives critiques. Autant dire qu’il ne croit nullement en IBK lui-même. Pour corser le tout, le député fait allègrement le tour de certaines radios internationales pour défendre bec et ongles le général Amadou Haya Sanogo dont il revendique haut et fort le leadership et son soutien indéfectible. A l’hémicycle, il n’hésitera pas non plus à constituer un groupe parlementaire avec les FARE, parti créé par/ou Modibo Sidibé qui, doux euphémisme, n’a jamais compté parmi ses amis, bien au contraire. Au regard de tout ce qui précède, le moins qu’on puisse dire est que le nouveau jeu de Oumar Mariko semble brouillon ; de lecture peu aisée car basé sur des contradictions, des incongruités. Erreur ! En fait, le calcul politicien de Oumar Mariko est d’une évidence niaise : il pense pouvoir capitaliser toutes les poches de mécontentement, les déceptions perceptibles chez nombre de Maliens qui peinent à comprendre le timing de IBK, cependant que leurs préoccupations réelles deviennent chaque jour plus cuisantes, plus immédiates. A quelle fin ? Nullement besoin d’être prophète pour deviner que Mariko a quelques idées derrière la tête. Chasser le naturel, il revient au galop ! Mariko sait très bien apprécier la nouvelle danse politique et essaie d’assurer ses arrières, au cas où.   La nouvelle donne Mariko sait que les choses ont changé, dangereusement. Ses alliés objectifs de la junte dont il voulait être l premier ministre, tombent un à un, inexorablement. S’enfonçant irrépressiblement dans les abimes de l’infamie et de la prison. La justice fonctionne à un rythme lancinant, avec une indécence renforcée par un suivi permanent de la communauté internationale. Les dénis de justice de la dernière transition, peuvent à tout moment, être rappelés et corrigés. Lui, à une époque récente, sait pourquoi l’unanimité parlementaire, et des frémissements, laissent présager une reprise d’une telle procédure. Cependant que ses protecteurs se réduisent comme peau de chagrin. Il sait aussi que les Maliens ont encore au travers de la gorge ses rencontres surprenantes, au temps fort de l’occupation des deux tiers du territoire, avec l’ennemi public numéro un du Mali, le traitre et assassin Iyad Ag Agaly.Il sait aussi que, face à une levée de boucliers de la justice ou de la communauté internationale, IBK ne lèvera le moindre pouce à son secours. Il sait enfin que Soumeilou Boubeye est loin d’être un enfant de cœur et que Bathily non plus n’est un ange. Alors, sentant l’étau se resserrer autour de lui, Oumar Mariko n’entend pas être une victime expiatoire. D’où son anticipation par cette nouvelle verve revendicatrice. Ses adversaires commettront une erreur suprême en le sous-estimant. Mariko n’est pas n’importe qui et n’a jamais froid aux yeux. Apres avoir fait tomber Moussa Traoré en 1991, Amadou Toumani Touré en 2012, Mariko sait exactement comment influer sur le cours de l’histoire au Mali. Un tigre blessé est plus dangereux. En définitive, IBK doit garder permanemment un œil sur lui.   La Rédaction

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Commentaires (27)

User
coco 13 ans
SUR MARIKO ..... :wink: :wink: :wink: et le BOUCHER de KATI .... http://journallesphynxmali.com/index.php?option=com_content&view=article&id=672:vers-des-rebondissements-dans-laffaire-etat-du-mali-contre-sanogo-le-boucher-de-kati-lache-par-ses-anciens-compagnons-le-general-toure-ex-patron-de-la-securite-detat-pret-a-des-revelations-renversantes-2-milliards-fcf&catid=3:enquete&Itemid=60 Comme en général , mon ami DRAME s'est toujours bordé un maximum ....j'ai de fortes raisons de croire que là aussi ....il sait et possède beaucoup plus d'éléments qu'il n'en révèle ...... :wink: :wink: :wink: :wink: :wink: :wink: :wink: :wink: :wink: :wink: :wink: :wink: :wink: :wink: :wink: :wink: :wink: :wink: :wink: :wink: :wink: :wink: :wink: :wink: :wink: :wink: :wink: :wink:
Pcbako
Pcbako 13 ans
Encore un article qui paraît bien écrit, mais qui pêche par sa ligne trop partiale! Que vous souhaitiez défendre le régime - pas très clairvoyant d'IBK - c'est votre droit, mais, de grâce, faites-nous des analyses objectives et éclairées. Dr. Mariko reste un des rares parlementaires de ce pays à prôner un langage de vérité, n'en déplaise à ces détracteurs. Ce pays besoin du langage de la vérité, or le mensonge et la délation sont devenus des "faits courants et naturels" au Mali. Si vous voulez vraiment aider IBK, écrivez-nous des articles qui relatent la réalité des Maliens, afin que le Sieur IBK en prenne toute la mesure au lieu de vivre dans l'illusion qu'il est en train de tisser autour de lui.
Kadi
Kadi 13 ans
En 1991 et en 2012, Oumar Mariko n'a été que la Mouche du Coche. Il est très méchant mais pas assez intelligent pour faire des révolutions. Voilà pourquoi tout ce qu'il semble contrôler lui échappe le jour d'après de façon tragique. Un cœur plein de haine et une tête vide :mrgreen: :mrgreen:
1FILSDUMALIBA
1FILSDUMALIBA 13 ans
Il faut simplement être des limites a toutes choses de haut en bas. Les Lois sont là pour ca et s' il n'y en pas alors en faire et les appliquer pronto. La liberté d'expressions a ses limites aussi. Alors l'etat et le gouvernement doivent bouger en commencant par eux mêmes.
Mamady SISSOKO
Mamady SISSOKO 13 ans
décidement certains veulent en finir avec l'honorable député O MARIKO. Pour ce faire, ils utilisent tous les moyens. Cette méthode est inacceptable en démocratie car inappropriée. D'abord Ce n'est pas MARIKO qui a fait partir Moussa TRAORE. Toutes les conditions de revoltes étaient réunies contre ce regime qui fournissait soi-même les moyens de sa propre destruction. Le 26 Mars reste l'oeuvre du peuple et c'est pour cette raison que la date en cause est retenue officiellement comme une journée commémorative. Ce n-est pas non plus MARIKO qui a fait partir Att: le regime de celui-ci avait atteint également son seuil d'incompétence et d'illegitimité Il est important de noter que le Président IBK a été largemment investi par le peuple malien. Il jouit d'une légitimité sans faille. A ce titre il pourrait bien être contesté notamment dans ses actions politiques, son gouvernement pourrait également être critiqué dans sa politique mais personne ne peut individuellement faire partir le Président IBK. Il est important que la majorité au pouvoir réçoive des critiques, cela ne revient pas à dire qu'on est est forcément hostile au Gouvernement. Le regime démocratique exige les critiques ouvertement et dans les règles. Il faut ensuite comprendre que l'objectif de tout parti politique est de conquérir le pouvoir et de le conserver. Le parti SADI comme le RPM sont tous bien inscrits dans cette logique mais il n'ya point de mal en cela. Ne pas prendre en compte les combats politiques dans le cadre de la conquête et de la conservation du pouvoir, c'est méconnaitre la politique tout court. :mrgreen: C'est à partir de ces luttes politiques que le peuple gagnerait. L'honnorable député est bien sur son terrain et le Président IBK reste le Président de tous les maliens. Que Dieu bénisse le Mali et Les maliens avec à la tête de l'Etat le Président IBK.
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