Mali : avant tout, refonder la démocratie !

25 Oct 2012 - 09:33
Mis à jour: 14 ans
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Les palinodies des chefs à Bamako, les embrouilles de la Cédéao, le théâtre d'ombre des Nations Unies... Décidément, la situation au Mali s'aggrave, les centres de décision se multiplient et se neutralisent, les puissances extérieures se livrent à des immixtions croissantes- avant la guerre ? Seuls quelques intellectuels lucides comme le politologue Michel Galy ou la sociologue Aminata Traoré, et quelques politiques maliens courageux – comme Ibrahim Boubacar Keita (IBK), qui aurait été sans doute le prochain président élu si les élections s'étaient tenues, semblent avoir tiré les leçons de la chute du président Amadou Toumani Touré (ATT), renversé par une fraction de l'armée le 22 mars dernier. Car c'est de la démocratie malienne dont il est question, et c'est de son échec dont les putschistes, particulièrement le capitaine Sanogo sont le mom, l'incarnation et le symptôme. Cette démocratie malienne est à refonder, par les urnes ou, peut être auparavant, par une réunion rapide des forces vives du pays. Nous sommes dans une période de transition, et une double crise. Or les délais et obstacles diplomatiques et techniques à la constitution éventuelle d'une force de reconquête du territoire sont tels que la partition de facto du pays a de bonnes chances de se prolonger dans les mois à venir. On ne sait toujours pas avec clarté qui commande au Sud ! L'évolution de cette double crise institutionnelle etpolitique est en grande partie conditionnée par les choix des acteurs nationaux et internationaux engagés depuis le coup d'Etat dans une intense activité diplomatique. C'est un secret de polichinelle que le manque de légitimité du président intérimaireDioncounda Traoré – adoubé plus par ses pairs africains et le gouvernement français que par le peuple, ainsi que d'un premier ministre, Cheick Modibo Diarra (CMD) dont les succès universitaires américains dissimulent mal le retour galopant aux commandes des hommes du dictateur Moussa Traoré, son beau-père. A quoi donc a servi la lutte en 1991, dans le sang des martyrs, pour installerune démocratie aujourd'hui introuvable ? Car les interventions extérieures, sous forme de pseudo "médiations", ont été, il faut bien le dire, catastrophiques ! Ainsi le président Blaise Compaoré avait cherché à préserver son statut de médiateur incontournable des conflits régionaux dont il tirait le soutien international nécessaire à sa survie politique dans l'espace national burkinabè. Si nul ne doute de sa parfaite connaissance du terrain, son influence politique sur le dossier malien n'a pas du tout été appréciée par la classe politique malienne et la société civile dans sa quasi-totalité, pour avoir été trop bienveillant envers les putschistes au lendemain du coup d'état. Ce qui avait donné le sentiment d'une influence disproportionnée du médiateur sur la transition malienne pour nombres de Maliens. Ainsi, la formation du premier gouvernement de transition et le choix du premier ministre malien, Cheick Modibo Diarra (CMD) n'ont pas fait l'objet d'aucune consultation au sein de la classe politique. Or cette question de la démocratie dans le pays légal est un préalable, et conditionne la reconquête du Nord, et la légitimité à empêcher les mouvements islamistes à étendre leur territoire. Et ce n'est pas en confortant comme ailleurs des hommes de paille et des marionnettes, ou pire en faisant un "putsch" légal à Bamako (via les forces spéciales françaises ou l'armée de "tirailleurs" de la Cédéao) que l'ancienne puissance coloniale confortera le pouvoir légal : par son intervention militaire, la France ne risque t'elle pas au contraire d'abattre ce qu'il reste de l'Etat malien ? Des lors, dans la perspective d'élections rapides (fussent elles dans le "Mali légal"), seule la solution d'une "Conférence Nationale" représentant les forces vives et l'opposition civile offre une alternative à un pouvoir d'opérette et une mise sous tutelle militaire ! Cette Conférence pourrait en outre créer les conditions d'une négociation avec les acteurs armés non terroristes et les représentants des communautés du Nord, y compris ceux que le conflit a repoussé hors des frontières maliennes. Et cette conférence nationale pourrait enfin nommer un pouvoir exécutif issu d'un large consensus ! Une prise en compte large de l'expression de l'ensemble des composantes de la société doit être promue tant il est crucial que soit reconstituée la légitimité de l'Etat. La mise en place rapide d'un véritable gouvernement d'Union Nationale, à l'issue de consultations larges avec les principaux partis politiques et les organisations de la société civile, afin de consolider la légitimité des autorités de transition
Oumar Keïta, historien EHESS, chercheur associé au GSPR (Groupe de Sociologie Pragmatique et Réflexive) Le Monde.fr | 25.10.2012 à 10h22

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Commentaires (13)

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LE BOUCHER
LE BOUCHER 14 ans
Mr le chercheur vous faites mauvaises presses pour votre candidat
Tièfarin
Tièfarin 14 ans
quel lachété de s'assoir devant son ordinateurs pour lancer des choses invraissemblables.HISTORIEN et KEITA vous ne detetenez pas la vérité combien IBK vous à donnez pour lâchés des bétises dans les journaux,et homme à roulez dans le pouvoir D'ATT il est trubutaire du Bilant de cet dernier.Laissons d'abord la place à notre Armées de libérer notre pays,et ensuite on verra le choix du peuple malien,et j'espère que ce serrait pas celui que vous essayez de porter de l'avant.
Crakie
Crakie 14 ans
oumar keita vous n'êtes qu'un sâle manipulateur d'oppunion,nous n'avons nous pas de cerveau pour comprendre que,vous roulez bien pour se incapable de IBK,qui au passage n'a jamais rien prouvez,et pire c'est même lui,avec le concour de ses amis le feu Oumar BOngo,et Laurant Gbagbo l'on convaincu de ne rien faire pour qui empêcherait ATT d'acceder au pouvoir,contre SOUMAILA CISSE,IBK à même appeler à vôtez pour ATT avec l'ensemble de ses copains D'espoir 2002.ce qui lui à permit à l'epoque de devenir le président de L'assemblé Nationale pendant 5ans.CET homme à contrubué a la debandade de notre pays et contrubuer aussib a la faiblesse de notre armées;mon cher historien ce n'est pas parceque vous êtes Keita que obligatoirement il faut tout faire pourque ça puisse êtres IBK le prochain president du MALI,non non laissons le peuple Malien suffusament intelligent et intégres pour choisir l'homme ou la femme capable d'inpulsés notre pays avec autant de richesses.
moussokoroba
moussokoroba 14 ans
Arret parle de la faut Democracie Malien. Vous ete trop corrumpui par c fau democracie. Combien de fois on parle de( comme Ibrahim Boubacar Keita (IBK), qui aurait été sans doute le prochain président élu si les élections s’étaient tenues), Avec la falsification des cartes electorale,comment vous contune a espri que IBK aller etre le prochain President de la Republique? C'est apres la recuperation de Nord que toute l'enssemble Malien doi construir un nouveau Mali qui sera propre,digne,et participation massive et inclusive politique va nous amene le vrais DEMOCRACIE dan c pays. Pas a nous pouche vers une aure FALACIE
Gab
Gab 14 ans
Keita en tant qu intellectuel comment peux tu avancer des histoires de ce genre IBK devrait être le prochain président. Cela ne me surprend pas car vous dites haut ce que beaucoup de malinkes comme vous pensiez que le pouvoir doit revenir à la maison? Quelle maison ? Manikala? Vous affirmer que IBK devrait être le prochain président du Mali Quelles preuves avez vous? Oui ATT à fait croire à IBK et bien d autres qu ils seront présidents. Dans votre analyse Diouncouda est illégitime. Mais IBK n est pas plus légitime que Diouncouda Arrêtez de nous amuser avec vos titres de chercheurs pour insulter votre peuple Après la fin de la situation au nord seule le peuple malien dans une élection transparente va désigné son futur président.Pas de conférences ou n importe quelle autre concertation ne sera acceptées. Élection e t référendum pour restaurer la démocratie malienne. IBK est parmi les voleurs , les apatrides qui ont vendu le mali
Visus_Mali
Visus_Mali 14 ans
Plus malhonnête que vous tu meurs, le seul vrai premier ministre que le Mali a connu ces 20 dernières années c'est IBK; n'en deplaise à ceux, dont vous, qui refusez de voir les yeux ouverts. Je vais vous dire une chose: le fossoyeur de la democratie au Mali, l'empêcheur de l'élan democratique du Mali c'est Alpha oumar Konaré; qui en empêchant le jeux democratique en 2002 a mis en péril ce que les maliens ont construit avec leur sang. Quand Abdoulaye Sekou Sow demissionnait en 1993, personne ne vendait cher la peau du pouvoir du traître Alpha oumar Konaré, il a fallut IBK pour tenir le bateau Mali. Après le pacte national signé le 11 Avril 1992, la rebellion touarègue a repris de plus belle, c'est IBK par sa fermeté, qui a encore resolu ce problème; fermeté qui nous a cruellement fait defaut ces 10 dernières années. Vous dites que IBK est voleur, vu la mechanceté qui animait Alpha à son égard et même ATT qui voulait l'éliminer, si réeellement il avait volé comme d'autres ils l'aurait massacré politiquement. N'avancez pas des choses que vous ne poiuvez demontrez. IBK a certes des defauts, mais n'en deplaise, il est indéniablement l'homme politique malien, à ce jour, le plus apte à redonner à ce pays sa dignité d'antan. Vous le qualifier d'apatride, sur quelle base. Aucune, sauf des affirmations gratuites parce que vous n'aimez pas l'homme, c'est votre droit mais aussi vous n'avez pas le droit de le salir sans preuve. N'est pas analyste politique qui veut, pour cela il faut arrêter sa haine et demontrer methodiquement ce qu'on avance. IBK sera le président prochain du Mali, si Dieu le veut.
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