NIAMAKORO: Dialogue de sourds entre population et mairie

Situé en commune VI du district, ce quartier périphérique de Bamako fait partie des moins gâtés de la capitale : absence d’éclairage public, manque criard d’eau potable, de...

31 Août 2006 - 09:26
31 Août 2006 - 09:26
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Situé en commune VI du district, ce quartier périphérique de Bamako fait partie des moins gâtés de la capitale : absence d’éclairage public, manque criard d’eau potable, de caniveaux pour drainer les eaux de pluies, enclavement du quartier, surtout en cette période pluvieuse accentuée par l’inexistence de pont entre Kôkô et Soukoukôrô, les deux plus importants secteurs.
Bref, le mal vivre est tel que les populations se considèrent comme des laissés - pour compte, abandonnées par toutes les bonnes volontés, à commencer par les autorités communales qui font tout cependant pour avoir leur confiance au moment des élections, qui perçoivent leurs taxes mais qui ne réalisent rien pour rendre leur environnement plus viable.
C’est pour toutes ces raisons qu’elles ont décidé, depuis quelque temps, de réagir par des actes d’incivisme. Ainsi, ceux-ci vont de la réticence à payer les impôts à certaines manifestations interdites par la loi ou les règlements municipaux.
C’est la mairie qui doit s’occuper de l’assainissement, croit-on dur comme fer dans ce quartier de la commune VI. Tout comme de l’électrification du bled, un dossier bloqué apparemment faute de ressources financières importantes, comme nous l’a laissé entendre le quatrième adjoint au maire approché par nos soins : ‘’ un devis estimatif de deux milliards a été établi par Saur, ex-gérant actionnaire de Edm-sa, en 2005. Mais, voyez-vous, ce montant est supérieur au budget total de la commune qui fait environ un milliard de nos francs’’. Or, d’autre part, a t-il déploré, le taux du paiement des frais de viabilisation s’élève seulement à 5%.
’Les agents de recouvrement craignent le terrain compte tenu du comportement de la population : risque d’agression de toutes sortes, injures…Ils   peuvent faire trois mois sans descendre sur le terrain. Les taxes rentrent incorrectement’’ dit-il, amer.
Concernant le pont, il a indiqué que le Programme de développement sectoriel urbain a estimé sa réalisation à quatre vingt-dix millions de nos francs. ‘’La mairie compte contribuer à hauteur de quinze millions de F CFA’’. A suivre.