Présidentielle : L’administration désavoue le président de la Ceni

01 Juil 2013 - 11:00
Mis à jour: 13 ans
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«Il y a certes des difficultés, mais le seul obstacle qui peut empêcher l’organisation de la présidentielle, le 28 juillet prochain, c’est la situation à Kidal ». Ce sont là les assurances d’un haut responsable du ministère de l’administration territoriale contacté par L’Aube. Il réagissait aux propos tenus par le président de la Ceni, Mamadou Diamoutani, lors d’une rencontre (le jeudi) entre sa structure (chargée de la supervision des élections) et la classe politique.   [caption id="attachment_155856" align="alignleft" width="315"]Mamadou Diamoutani, président CENI Mamadou Diamoutani, président CENI[/caption] Au cours de cette rencontre, le patron de la Ceni émettait en effet des doutes sur le respect du délai, celui du 28 juillet. Il a énuméré des difficultés dans l’organisation de la présidentielle (lire notre article : Les inquiétudes du Président de la Ceni)     A l’administration territoriale, l’on précise que le président de cette instance (Ceni) est carrément sorti de son rôle. C’est l’administration qui organise les élections, non la Ceni…   « S’il s’avère impossible d’organiser la présidentielle, c’est au ministère chargé de l’administration territoriale d’informer l’opinion », indique le responsable. Celui-ci affirme, qu’il y a un chronogramme qui a été fait par le département et qui se déroule correctement. C’est pourquoi, au département en charge de l’organisation des élections, l’on s’interroge sur les vraies motivations de cette sortie de M Diamoutani, «qui parle de quelque chose qu’il ne connaît pas… », indique-t-on.     Il y a certes des difficultés, mais elles ne constituent pas d’obstacles pour reporter la présidentielle, précise notre interlocuteur. Qui fait référence à l’expérience et au savoir faire du Mali dans l’organisation des élections. Tout un dispositif est là et il fonctionne, malgré l’étroitesse du délai…   Aussi, il indique que de gros efforts sont actuellement déployés pour être dans le délai, tout en remédiant aux difficultés rencontrées.     Au titre des efforts, il y a par exemple la mise en place des équipes chargées de la distribution des cartes Nina. Ce qui n’était pas le cas lors des autres élections passées.   Aussi, d’importants moyens sont déployés pour l’orientation des électeurs avant même la présidentielle. Ainsi, les listes concernant les bureaux de vote seront affichées dans tous les centres de vote, afin que les citoyens puissent s’orienter.     Autre innovation ? Les électeurs pourront se renseigner soit à partir de leur téléphone portable, de l’internet ou encore d’un numéro vert, sur leur lieu de vote. Tout ce dispositif sera en place dans les jours à venir   Au sujet du vote des déplacés et/ou des réfugiés, l’administration territoriale, en collaboration avec la Croix-Rouge et d’autres organismes, est à pied d’œuvre pour permettre à ces derniers accomplir leur devoir civique, le 28 juillet.   Kidal, un obstacle ? A l’administration territoriale, l’on indique que rien ne pourra empêcher la bonne tenue de la présidentielle. Cependant, si un éventuel report devrait intervenir, il pourrait l’être à cause de la situation de Kidal. En effet, le responsable de l’administration est formel : «  si la situation à Kidal ne se débloque d’ici le 28 juillet, il n’y aura pas d’élection… ». Il faut donc que l’administration soit rapidement déployée, et qu’elle puisse s’atteler à l’organisation sur place.   Il faut aussi le maximum, de sécurité pour les agents de l’Etat qui seront affectés à Kidal. Pour ce qui concerne le matériel électoral de Kidal, tout est déjà positionné à Gao. «Il suffit que la situation se clarifie à Kidal, pour qu’on mette en branle le dispositif. Tout le matériel peut être acheminé en l’espace d’un laps de temps », indique t-on du coté du département de l’administration. C.H. Sylla  

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Commentaires (14)

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1Nationaliste averti
1Nationaliste averti 13 ans
Le Président de la ceni oublie qu'il n'est qu'un arbitre dans l'organisation des élections,le gros du travail appartient au Ministère de l'administration qui constate si le délai est tenable ou pas mais la ceni. Il faut qu'il cesse de divertir l'opinion NATIONAL ET INTERNATIONAL,ou bien s'il est en mission téléguidé qu'il quitte et céder la place a quelqu'un,tous ça c'est la faute de ATT? en tout cas LES maliens ne veulent d'un Mohamed Morsi. A BON ENTENDEUR SALUT !!!! :roll: :lol: :roll:
Né yèrè
Né yèrè 13 ans
Cet haut cadre de l Administrartion dont vous faites allusion et que vous ne donnez pas l'identité ne peut pas être mieux placé que Mamadou Seydou Traoré dit Babou qui a été Segal des années au Ministère de l Administration Territoriale. Il etait parmi les invités de Alain Foka dimanche dernier dans l'emission debat africain et l'ex Segal a abondé dans le sens que le Président de la CENI.
Bazouka
Bazouka 13 ans
Mon cher Babou n'est plus aux affaires depuis bientôt 02 ans par conséquent ne peut maîtriser la situation actuelle que celui qui a la main à la patte. Soyons raisonnables !
Bamakèba
Bamakèba 13 ans
' ... Cependant, si un éventuel report devrait intervenir, il pourrait l’être à cause de la situation de Kidal. En effet, le responsable de l’administration est formel : « si la situation à Kidal ne se débloque d’ici le 28 juillet, il n’y aura pas d’élection… '... /// ... A juste raison, la France réclame la tenue des élections partout au Mali, y compris à Kidal... Mais tout de même, est ce que les Français et les groupes armés Touarègs ne devraient pas mettre en cohérence ce qu'ils réclament et la réalité de ce qui se passe sur le terrain à Kidal...? C'est à dire laisser vraiment l'Armée Malienne et l'Administration Malienne s'installer, avant l'élection... ? Y aurait-il de la paranoïa entre les Signataires de Ouaga, pour l'application sur le terrain de ce qu'ils ont signé...?
Soul
Soul 13 ans
d'accord avec toi maliendesouche, cette transition ne peut s'éterniser comme semble le souhaiter le président de la Ceni.
ELHOUR
ELHOUR 13 ans
Il faut impérativement aller aux élections; mais le processus actuel est un fiasco pour des élections baclées à la satisfaction des partenaires et au détiment du bonheur du citoyen malien. Nous avons tenté en vain des transferts et là ou je suis aucune nouvelle ni de la mairie ni outre structure: pas un seul mouvement adminstratif en vue des élections. N'est pas là un acte à empecher les maliens d'élire le président de leur choix et imposer un venu de nulle part!! Honte aux dirigeants incapables de voir les réalités et prendre les décisions conséquentes. NB: Je me trouve en région Kaysienne!!
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