Airness-Femafoot : Le divorce
C'est la fin de la collaboration entre la Fédération malienne de football (Fémafoot) et Airness.
Dans un communiqué de presse, l’instance Fédérale a affirmé avoir accepté la proposition de résiliation du contrat émise par l'équipementier.
Dans une lettre rendue publique le vendredi 29 mai, le patron de Airness a déclaré regretter que certaines incompréhensions et déclarations publiques aient pu donner lieu à des interprétations éloignées de l'esprit de collaboration et de respect mutuel ayant toujours guidé sa relation historique avec la Fédération dont il est l'équipementier depuis environ 25 ans. Face à cette situation qu'il a déplorée, Malamine Koné a fait savoir qu'il a récemment proposé une résiliation à l’amiable du contrat actuel qui courait jusqu'en 2028.
D’après le patron de Airness, sa démarche s'inscrit dans une volonté d'apaisement et de préservation de l'intérêt supérieur du football malien. Selon Malamine Koné, son souhait n'a jamais été d’être l'équipementier exclusif imposé du football malien. Au contraire, a-t-il affirmé, il a été toujours été favorable à l'ouverture, à la concurrence et à un appel d'offres transparent impliquant l'ensemble des équipementiers internationaux.
Dans ce cadre, à travers cette approche, il dit vouloir laisser la main libre à la Fémafoot de choisir librement le partenaire qui répondra le mieux à ses ambitions sportives, économiques et institutionnelles.
Par ailleurs, en tant que Malien, Malamine Koné a expliqué que depuis plus de deux décennies , sa marque accompagne avec une grande fierté et un engagement sans faille les différentes sélections nationales de football du Mali. D'après lui, cet engagement a toujours été guidé avant tout par son profond attachement à son pays et au développement du football national.
A travers ce partenariat dont il se glorifie du caractère historique, le patron de l’équipementier des Aigles a affirmé avoir constamment privilégié une approche fondée sur le soutien, la confiance et le patriotisme. C'est ainsi qu'il révélera qu'il longtemps fait preuve de générosité de sa façon discrète. "Il est important de rappeler qu'au-delà des dotations financières et des équipements fournis au fil des années, j'ai personnellement pris en charge, pendant 5 années, les salaires des différents sélectionneurs de l'équipe nationale du Mali. Un effort exceptionnel réalisé dans la discrétion, uniquement par amour pour mon pays et par volonté d'accompagner le football malien dans des périodes difficiles", a-t-il fait savoir.
A la suite de cette déclaration, la Fémafoot a publié un nouveau communiqué de presse pour révéler d'amples informations. Ainsi, elle dira que quelques propositions avaient été faites à l'équipementier qui sont entre autres : soit une continuation du contrat en négociant certains aspects afin de mieux ajuster les intérêts des deux parties, soit une résiliation amiable respectueuse du souvenir de près d'un quart de siècle de collaboration, soit analyser tout autre contre-proposition.
D’après le président de la Fémafoot, Mahazou dit Baba Cisset, à l'issue de multiples échanges intervenus par courriers officiels, mails et conférences téléphoniques, et portant principalement sur les conditions objectives d'équilibre du contrat, l'équipementier a exprimé sa volonté de recourir à une résiliation amiable, laquelle a été acceptée par la Fédération. "La Fédération est dans l'attente de la réception du document de résiliation dûment signé par l'équipementier pour poursuivre son processus de sélection d'un ou de plusieurs nouveaux partenaires susceptibles de répondre aux besoins en équipements indispensables à la pratique du football.
Ce processus sera aussi transparent et respectueux des standards internationaux que celui ayant récemment abouti au recrutement du sélectionneur national", a rassuré le président de la Fémafoot.
Moussa Bangaly