Projet de révision constitutionnelle : Une grande marche de contestation prévue ce jeudi à Bamako

06 Juin 2017 - 06:53
Mis à jour: 9 ans
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Projet de révision constitutionnelle : Une grande marche de contestation prévue ce jeudi à Bamako
Le projet de loi portant révision de la constitution a été adopté par l’Assemblée Nationale ce samedi 3 juin 2017 avec 111 voix pour, 35 voix contre, 0 abstention.
A peine adopté par l’Assemblée nationale le samedi 3 juin dernier, le projet de loi portant révision de la constitution du 25 février 1992 suscite déjà des mouvements de contestation. Pour preuve, lors d’une rencontre tenue hier lundi 5 juin 2017 à la Maison des jeunes de Bamako, le « Mouvement trop c’est trop » a appelé au boycott du referendum, prévu pour le 9 juillet prochain. L’une des décisions majeures issues de cette assemblée générale du Mouvement est de marcher le jeudi 8 juin 2017 contre le projet de révision constitutionnelle. Le Mouvement entend associer toutes les autres associations de la place qui sont dans la même logique pour marcher contre cette révision constitutionnelle. Selon le Mouvement trop c’est trop, compte tenue de l’insécurité qui règne partout au Mali, il est n’est pas opportun d’organiser un referendum. Le Mouvement entend, aussi, organiser d’autres manifestations (sit-in…)  contre cette réforme constitutionnelle. Ladite rencontre a regroupé les responsables et membres dudit Mouvement, comme Amara Sidibé, Amadou Bédi Daou, Malick Konaté, Abdoulaye Guindo, Baba Dakono, Alkamiss Souleymane et bien d’autres. « Nous venons de discuter de la révision constitutionnelle qui a été adoptée à l’Assemblée nationale l’autre jour. Nous pensons que cette révision constitutionnelle en ce temps précis n’est pas la bienvenue. A cet effet, nous avions discuté ensemble de certaines activités à mener. C’est d’organiser une marche pacifique le jeudi 8 juin 2017 qui commencera à 9 heures devant la bourse du travail pour prendre fin à la cité administrative pour dire aux autorités que nous boycottons cette révision constitutionnelle. Compte tenue de l’insécurité, ce n’est pas évident que tout le monde puisse participer au referendum », c’est la conclusion issue de la rencontre, relatée par Amadou Bédi Daou, membre du Mouvement trop c’est trop. Avant de préciser que le « Mouvement trop c’est trop », avec des centaines d’adhérents, existe depuis le mois de juillet 2016. « On va démarcher toutes les associations de la place qui sont dans le même élan que nous pour marcher contre cette révision constitutionnelle. J’invite les autorités à réfléchir et à prendre une décision face à cette révision constitutionnelle car, il n’est pas opportun d’organiser un referendum », a-t-il dit. « L’existence du Mali menacée » Lors des débats, le porte-parole du Mouvement trop c’est trop, Amara Sidibé a fait savoir que le président du Senat ne doit pas être nommé par le président de la République. « C’est une monarchie que les autorités sont en train d’installer. Avec cette révision constitutionnelle, le Premier ministre n’a pratiquement plus de pouvoirs, car, on peut le démettre de ses fonctions à tout moment », a-t-il dit. Quant à Alkamiss Souleymane, membre du Mouvement trop c’est trop, pour organiser l’élection référendaire, il faut l’administration. Or, l’administration n’existe ni au nord ni au centre. « Notre avenir est hypothéqué. L’existence du Mali est menacée. Les gens pensent que ça va, or ça ne va pas », a-t-il dit. Abdoulaye Guindo, membre dudit Mouvement abonde dans le même sens. Selon lui, l’insécurité existe partout au Mali,  Kidal et le centre du pays sont en proie à l’insécurité chronique. A ses dires, à cause de l’insécurité, il n’y a pas eu d’élections dans 59 communes du Mali. Aux dires de Baba Dakono, membre du Mouvement trop c’est trop, les autorités maliennes ne peuvent pas donner la garantie qu’il y aura le referendum le 9 juillet partout  au Mali. Alfousseini Sidibé du Mouvement a souligné qu’il est temps de se mobiliser pour contrecarrer le texte qui est déjà voté par le parlement. Mamedy Dramé a invité ses collègues membres du Mouvement à tout faire pour boycotter le referendum, faute de quoi le OUI va l’emporter. Pour Boucoum, « si les autorités veulent modifier la constitution, c’est pour leurs intérêts pas le notre ». Ce Mouvement a d’autres stratégies qu’il entend mettre en exécution comme l’organisation des sit-in, des campagnes de sensibilisation pour voter NON lors du referendum, porter plainte contre le texte pour anticonstitutionnel etc. Aguibou Sogodogo

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Commentaires (10)

User
douk
douk 9 ans
Où ça la paix au MALI Sans le tués or la lois
siko
siko 9 ans
"Le mal est l'interruption d'une vérité par la pression d'intérêts particuliers ou individuels."A BADIOU CES HOMMES SONT MAUVAIS .
Libre penseur
Libre penseur 9 ans
Pas de référendum constitutionnel avant un référendum sur cette question d'azawad qui dérange et le peuple malien ,et sa constitution. Comment des dirigeants soucieux peuvent dormir et parler au nom du Mali qui n'existe en faite . Car cette fausse politique qui ne dit pas son nom est entrain de nous déraciner. Où est le Mali ? D'où à où? Et les Maliens dans tout cela sont où qui l'est et qui ne l'est pas ? Personne ne l'est car il n'existe pas en vérité. On a intérêt à faire venir notre Mali qui nous a été arraché qu''inventer une histoire à faire dormir debout en parlant de référendum pour un pays qui n'existe pas . Continuer à vous leurer jusqu'au jour ou la vraie vérité que vous cachez triomphera. D'ailleurs c'est dans un moment très proche . Inchallah !!!
TOM
TOM 9 ans
Cette nouvelle constitution fait référence à KourouKan Fouga de l'Empire Manding. Mais elle ne fait aucune mention des sarakolé ni de l'Empire du Ghana (Ouagadou), ni des bamanan et le Royaume de Segou, ni des Peulh et l'Empire du Macina, ni de l'Empire Songhoy et les sonrhay, pas plus que des séfouno, minianka du Royaume de Kénédougou. Les dignes fils sarakolé, bamanan, Peulh, Sénoufo, Minianka, sonrhay entre autres doivent voter contre cette Nouvelle Constitution car leur Histoire est méprisée à travers la reconnaissance de L'Empire Manding sur les autres empires ethnies ou civilisations du Mali. Nous devons dignement défendre notre culture, notre civilisation et repousser ces velléités séparatistes. Dignes fils de vos races, battez vous contre cette Constitution.
issiaka
issiaka 9 ans
moi je dis que la forme incombe peut mais c est le fond qui est important . le vrai débat : est qu est ce qui a changé de l’ancienne constitution et pourquoi ? si les réponses sont satisfaisantes et permettront d amorcer une nouvelle dynamique , pourquoi pas si non le peuple décidera autrement . et ou sont les médias dans tout sa , a eux d organiser des vrais débats entre la majorité et l opposition pour que le peuple puisse se situer et décider en conséquence telle est la vraie démocratie
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