Intervention militaire au nord-Mali : La France est partante, mais l’ONU crée le blocage

14 Août 2012 - 16:59
Mis à jour: 14 ans
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Une intervention militaire africaine dans le Nord du Mali pour y restaurer la souveraineté du pays est inévitable, et la France est prête à la soutenir. Mais pour tous ceux qui attendaient le visa du Conseil de sécurité de l’ONU pour l’envoi d’une force armée africaine dans le Nord malien, la déception est grande  après le recul de l’organisation qui semble plutôt se complaire dans un « flou artistique », tant ses atermoiements sont incompréhensibles. « La France n’a pas à prendre d’initiative militaire au Mali. Elle souhaite que les pays africains prennent l’initiative à la fois pour assurer la stabilité politique à Bamako, assurer un gouvernement d’union nationale, lui donner la souveraineté nécessaire et étendre cette souveraineté au Nord Mali ». C’est par ces mots que le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, donne le point de vue de son pays sur une sortie de crise au Mali avant d’ajouter  que cela passera inévitablement  par une « intervention armée que la France pourra soutenir, mais dont elle ne prendra pas l’initiative ». Le  mercredi dernier, lors d’une rencontre à New York avec la CEDEAO et l’Union africaine, le Conseil de sécurité de l’ONU a une fois de plus différé son aval en demandant à l’organisation sous-régionale des précisions sur son plan d’intervention au Mali, des précisions sur les troupes, les effectifs, les moyens d’intervention et la composition du commandement. Une dérobade de plus qui sonne comme une rebuffade de trop ? Le Conseil de sécurité de l’ONU, le cauchemar En effet, ce jeu de l’ONU a de quoi exaspérer les plus placides. A entendre leurs membres dire que le Conseil attend que la CEDEAO ou le gouvernement malien formulent une demande d’intervention, on a l’impression de revenir à la case départ. En effet, on croyait le principe de l’intervention acquis et qu’il suffisait que la Communauté sous-régionale soumette un bon plan d’Etat-major au Conseil de sécurité de l’ONU pour que celui-ci « ouvre les portes de la guerre » et accorde à celle-ci les moyens de faire « pleuvoir l’enfer » sur la tête des djihadistes qui occupent le Nord du pays. Hélas, ce qu’on croyait  bien noué se défait du tic au tac, et cette expédition militaire ressemble de plus en plus  à « de la poudre aux yeux » des Maliens. Aussi, les 3 300 soldats que la CEDEAO tenait prêts à appuyer l’armée malienne risquent d’attendre longtemps. A condition que la rencontre des Chefs d’Etat-major de l’Organisation ne sorte l’artillerie lourde. On croyait que le Conseil de sécurité de l’ONU voulait s’assurer de la fiabilité de la stratégie militaire avant de donner une légitimité à celle-ci. Que le Conseil de sécurité attende une demande expresse du gouvernement malien plongé dans des querelles de strapontins et otage d’une armée en déroute qui, au nom d’un nationalisme inconséquent, refuse l’aide militaire de la communauté internationale, peut être lu comme une façon de renvoyer cette intervention aux calendes grecques. Paradoxalement, sous d’autres cieux, en Afghanistan, en Libye, on a vu le Conseil de sécurité moins attentiste et même pousser à la roue pour y faire débarquer les forces internationales ou les légionnaires français au nom de son « droit d’ingérence dans des affaires du monde ». L’occupation du Nord-Mali ne suscite certainement pas l’émoi de la Communauté internationale parce que le Mali ne produit pas de pétrole, et  sa descente aux enfers, ne perturberait pas les places boursières. Toutefois, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, exclue l’envoi de troupes françaises au sol en cas d’intervention militaire africaine pour déloger les islamistes du Nord. Mais il  indique que son rôle pouvait être celui d’un « facilitateur » pour obtenir un feu vert international à une telle intervention. La France est en position d’autant plus délicate dans cette région du Sahel que les islamistes détiennent 6 de ses ressortissants enlevés depuis septembre 2010 au Niger et au Mali. Et les activistes d’AQMI menaçaient de les exécuter en cas d’attaque : c’était avant le coup d’Etat du 22 mars dernier. Cependant, les intentions du ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, de soutenir une intervention au Mali sont sans doute empreintes de bons sentiments, elles n’en sont pas moins révélatrices de l’hypocrisie du Président français sortant, Nicolas Sarkozy. Selon Jean-Yves Le Drian, le Mali paye aujourd’hui les conséquences de l’intervention française en Libye initiée par Sarkozy, mais très largement cautionnée par les socialistes. « Il est criminel de rajouter de l’instabilité à l’instabilité dans une région déjà menacée par les juntes, le tribalisme et le fondamentalisme religieux ». La réunion de la CEDEAO, qui  a débuté le  9 août dernier dans notre capitale et qui prend fin ce lundi 13 août 2012, vise à parachever la stratégie du débarquement des armées africaines au Mali. Si le Conseil de sécurité de l’ONU incriminait des détails dans la stratégie proposée, on pourra difficilement empêcher les va-t-en-guerre de l’armée malienne et  les brigades d’autodéfense regroupés au sein de la  Coordination des forces patriotiques de résistance de prendre les armes. Certes, ils ne libéreront pas les territoires occupés du Nord car en matière de combat, tout ce que cette armée a donné à voir est une rapide débandade face aux rebelles touaregs et la fuite loin du front. Mais une tentative solitaire de l’armée malienne peut précipiter dans le désordre la région, voire le pays entier. Le Conseil de sécurité a donc tout intérêt à reconsidérer son attitude. Jean Pierre James

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Commentaires (16)

User
demba
demba 14 ans
xa do lelle, o wa xa kuuñini, kuuñinde dangiyen falle, o maarenmu beeni ga kinbakka nwa i tanpi xasu naxati dullen do daqu, ken do diyakuwa ,golle an wo ,an ma donwe ,i ga ti keebe an xa roono ken ya noxo C E D A O LEELE BURU, yaali ke wucce su i ñi manne dukku
... le + 1000000 s'adressait à Koumba Sacko !
D
D 14 ans
Ce que nous savons, c'est que le Mali était une trahison de la plupart de l'histoire des êtres humains par certains pays arabes voisins de la République du Mali, ainsi que les pays de l'hypocrite du golfe Persique. Et que Amadou Toumani Touré a commis une trahison contre le peuple osseuses pacifiques du Mali, et devrait également exterminer tous les rebelles touaregs devraient également être menées dans chacun des Faso Mauritanie et au Burkina et d'autres pays qui hébergent ces chiens touaregs rebelles sur la souveraineté de la République du Mali. Nous savons que l'Amérique et ses alliés ne pas intervenir militairement dans le nord du Mali. Parce que le Mali ne dispose pas de pétrole et de gaz et des ressources humaines. Et je conseille aux gens du Mali. Et les dirigeants de la République du Mali étant appelés dans toute la Russie, la Chine, Israël et la Corée du Nord et la Corée du Sud.
foudkg
foudkg 14 ans
asterix=foudkg= sanene ba kulé fa kulé merci à maliweb de donner un sens à ma miserable vie de kul de babouin.
Observateur1
Observateur1 14 ans
hahahahahahaha. mission accomplie apparemment!!!!
yiromi
yiromi 14 ans
AG IBRAHIM 18 Juin 2012 ETAT AZAWAD, PERIL DU PEUPLE TOUAREG PEUPLE TOUAREG, ON NOUS MENT. CEUX QUI PRETENDENT ETRE NOS LEADERS NE NOUS DISENT PAS LA VERITE ET NOUS CACHENT LA REALITE. LE COMBAT QU'ILS PRETENDENT MENER AU NOM DE L'EDIFICATION D'UN ETAT AZAWAD EST UN COMBAT ILEGITIME, ILLEGAL ET SANS AVENIR PUISQU'IL NE REPOSE SUR AUCUN FONDEMENT. L'AZAWAD N'EXITE PAS GEOGRAPHIQUEMENT (EN TOUT CAS PAS TEL QU'IL NOUS EST PRESENTE) ET IL NE PEUT EXITER NI EN TANT QU'ETAT ENCORE MOINS EN TANT QUE NATION. NOUS SOMMES DES MALIENS, NOUS AVONS TOUJOURS VECU EN PAIX ET EN HARMONIE AVEC CEUX AVEC QUI NOUS PARTAGEONS L'APPARTENANCE ET L'ATTACHEMENT A CE TERRITOIRE C'EST A DIRE LES SONHRAI, LES ARABES, LES PEUHLS, LES BOZOS, BELLAH ETC...A SUPPOSER MEME QUE NOUS PARVENIONS A ARRACHER CETTE INDEPENDANCE ET QUE CELA SOIT ACCEPTEE PAR LE MALI ET LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE COMME UNE SITUATION DE FAIT, IL FAUT S'ATTENDRE A CE QUE LES SONHRAI, LES PEUHLS, LES BOZOS ETC... EUX AUSSI SE SOULEVENT POUR NOUS COMBATTRE ET NOUS CHASSER DE CES TERRES CAR, ILS SONT AUSSI ORIGINAIRE DE CES ZONES ET AUJOURD'HUI PRET DE 20 FOIS PLUS NOMBREUX QUE NOUS LES TOUAREGS; SI NOUS AVONS EU NOS ARMES, ILS PEUVENT AUSSI AVOIR LEURS ARMES. SI NOUS AVONS DES AMIS, ILS AURONT AUSSI LEURS AMIS. SI NOUS AVONS NOTRE MOTIVATION ET NOTRE COURAGE, ILS AURONT AUSSI LES LEURS ETC... AU FINISH, NE NOUS VOILONS PAS LA FACE, NOUS SERONS EXTERMINES ET LE TEMPS QUE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE INTERVIENNE, CE SERA TROP TARD ET MEME SI ELLE INTERVIENT, NOUS SERIONS PAR LA SUITE CONTRAINTS DE RENONCER DEFINITIVEMENT A CE TERRITOIRE. NOUS SERONS ALORS DES EXILES, DES APATRIDES. NOUS NE POURRIONS PLUS JAMAIS CONSTRUIRE, EN TOUT CAS SUR PLUSIEURS GENERATIONS. MON DERNIER MOT EST QUE TOUT CE QUE NOUS GAGNERONS AVEC "AZAWAD" NE SERA QUE MASSACRE, BAINS DE SANG, RUINES, DESOLATION, EXODE MASSIVE ET MISERE HUMAINE POUR NOUS MEMES ET NOS VOISINS DE TOUT TEMPS, MAIS AVEC LE MALI, NOUS AVONS TOUT A GAGNER, A CONDITION QUE NOUS ACCEPTIONS DE FAIRE PARTIE DE CETTE GRANDE NATION ET QUE NOUS ACCORDIONS NOTRE MODE DE VIE AUX EXIGENCES DU MONDE MODERNE A BON ENTENDEUR, SALUT
Bukuri Takala
Bukuri Takala 14 ans
Très bons conseils aux prétendus indépendantistes. Si l'Azawad est ce qu'ils prétendent, un tiers seulememnt se trouve au Mali, le reste en Algérie et au Niger. Un petit morceau est au Burkina.
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