Lettre ouverte d'un officier au président de la République par intérim, chef suprême des armées: "L'armée doit engager le combat avec les moyens disponibles et attaquer l'ennemi sans délai et sans attendre les soldats de la CEDEAO"

31 Oct 2012 - 07:16
Mis à jour: 14 ans
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Je vous écris cette lettre ouverte aujourd'hui, Monsieur le président, parce que, comme tous les soldats maliens qui ont encore une conscience, ma dignité a été violée, mon honneur amputé, ma liberté empiétée, ma fierté écorchée. Je porte aujourd'hui Monsieur le président, le fardeau de l'affront, de l'humiliation et de la honte. [caption id="attachment_101955" align="alignleft" width="307"] Le Lieutenant Colonel Seydou Moussa Diallo[/caption] J'aurais souhaité vous remettre cette lettre ouverte à mains propres, mais j'ai tenté tous les moyens sans succès. Je suis donc désolé que vous appreniez son existence par voie de presse. L'acte que je pose aujourd'hui devant le destin et l'histoire, n'est ni une incitation à la révolte, ni un appel à la violence. Je suis indigné et révolté. Mon pays est agressé et occupé dans ses deux tiers par des bandits armés, des barbares apatrides et autres mécréants qui, au nom d'un islam mal assimilé, sèment la terreur dans le septentrion du Mali. Le nord de mon pays est devenu aujourd'hui une ruche sur laquelle se ruent des abeilles assoiffées. Le nord de mon pays est aujourd'hui une zone de non droit où des exactions les plus inhumaines sont le lot quotidien des populations abandonnées, livrées à elle-même. Ces braves et innocentes populations martyrisées, violées, séquestrées, engrangées,  sont réduites au silence, réduites à la plus petite expression de leur existence. Devant cette tragédie humaine inqualifiable, Monsieur le président, le silence m'étouffe. Lieutenant-colonel de mon Etat, officier supérieur de l'armée de la République du Mali, para commando de formation, j'ai été blessé lors de ce même conflit latent et récurrent en 1994, précisément, le 5 octobre, à Temeira, entre Bourem et Tombouctou, à bord du bateau " Général Soumaré " ; j'étais alors   jeune Lieutenant et vous, Monsieur le président, ministre de la défense. Aujourd'hui, je refuse de capituler devant ce diktat et cet affront. Je dénonce l'inaction et l'immobilisme des uns et des autres, la peur de l'ennemi et le manque de volonté réelle de combattre cet ennemi avec les moyens disponibles. Un adage bambara dit, je cite : " quand un serpent sort de son trou pour vous mordre, vous l'écrasez avec le bâton disponible ". Les Maliens vivent aujourd'hui dans l'indignation et la crainte d'un lendemain incertain, ce lendemain déjà hypothéqué. Où sont donc Soundiata Kéita, Tièba Traoré, Babemba Traoré, Samory Touré, qui ont préféré la mort à la capitulation, à la honte ? Où est donc ce grand et glorieux  Mali dont nous étions tous fiers ? Où est donc l'armée malienne, cette vaillante, brave et intrépide armée malienne qui faisait notre fierté ? Aujourd'hui, Monsieur le président, comme tout soldat malien qui a encore une conscience, j'ai honte. Oui j'ai honte, Monsieur le président, j'ai honte d'être officier. Oui j'ai honte. Oui aujourd'hui j'ai honte, j'ai honte Monsieur le président, j'ai honte de porter l'uniforme et de marcher dans la rue. Dans la rue, monsieur le président, j'ai l'impression de marcher sur des braises ardentes. Oui aujourd'hui j'ai honte, Monsieur le président, j'ai honte de croiser le regard des autres, ce regard qui me transperce telles des flèches empoisonnées. Oui Monsieur le président, aujourd'hui j'ai honte d'être soldat, j'ai honte de moi-même. Mais je suis fier d'être Malien, car le Malien ne baisse jamais les bras devant l'adversité, le diktat, l'affront, l'humiliation et la honte. Le Malien ne capitule jamais. Je ne vous apprends rien par cette lettre ouverte, Monsieur le président. Mais au Mali, l'histoire est en marche, rien, nul ne peut l'arrêter. L'armée malienne a été défaite ; elle est aujourd'hui la risée du monde entier, une sorte de curiosité populaire amèrement célèbre, ses soldats jetés en pâture aux ennemis du Mali. Mais le Mali reste debout Monsieur le président. Des patriotes convaincus et engagés, civils et militaires, sont prompts à relever le défi,  à laver l'affront fait au peuple malien et à porter le danger au cœur de Gao, Tombouctou et Kidal. Depuis le début de ce conflit, l'armée malienne est restée dans une léthargie totale, ballotée entre la peur et le ridicule. Elle est aujourd'hui au bord de l'implosion, minée par de graves dissensions internes, de querelles intestines insensées, de conflits fratricides incompréhensibles, gangrénée par une profonde crise de confiance et de commandement.   Il est certain qu'aucune armée ne peut gagner la guerre dans la division, la suspicion et l'indiscipline des hommes. Il apparait aujourd'hui indispensable que l'armée malienne se réconcilie avec elle-même dans un élan de sursaut national, afin d'aller à la reconquête des territoires perdus, unie et solidaire. Il lui faut aujourd'hui engager le combat avec les moyens disponibles et attaquer l'ennemi sans délai et sans attendre les soldats de la CEDEAO. Ne nous berçons pas d'illusions. L'ennemi, chaque jour,  consolide ses positions et renforce ses capacités de combat. Il pose, chaque jour, des actes de défiance à l'Etat, viole, ampute, et tue, pendant que nous perdons notre temps dans des débats stériles interminables et honteux, débats qui se focalisent sur le manque de matériels et une éventuelle intervention de soldats étrangers. La communauté internationale tergiverse à prendre une décision courageuse. Certains de nos grands voisins jouent à l'hypocrisie, d'autres, prétendent s'en tenir au principe de la neutralité. Pendant ce temps, le Mali se consume et se meurt à petits feux. Engageons le combat avec les moyens disponibles et attaquons. Les soldats de la CEDEAO nous trouverons sur le terrain. L'armée malienne, après sa défaite,  a opéré un repli   stratégique sur le terrain, certes, mais l'armée malienne a cessé le combat ; elle a rangé le matériel et attend aujourd'hui un miracle qui ne se produit toujours pas. En terme clair, opérer un repli stratégique sur le terrain après une défaite militaire ne doit jamais signifier cesser le combat. En 1940, l'armée française a été défaite, mais l'armée française n'a jamais cessé le combat. L'armée française a même su transformer cette Depuis le début de ce conflit, l'armée malienne est restée dans une léthargie totale, ballotée entre la peur et le ridicule. Elle est aujourd'hui au bord de l'implosion, minée par de graves dissensions internes, de querelles intestines insensées, de conflits fratricides incompréhensibles, gangrénée par une profonde crise de confiance et de commandement.   Il est certain qu'aucune armée ne peut gagner la guerre dans la division, la suspicion et l'indiscipline des hommes. Il apparait aujourd'hui indispensable que l'armée malienne se réconcilie avec elle-même dans un élan de sursaut national, afin d'aller à la reconquête des territoires perdus, unie et solidaire. Il lui faut aujourd'hui engager le combat avec les moyens disponibles et attaquer l'ennemi sans délai et sans attendre les soldats de la CEDEAO défaite militaire en un véritable sursaut national et populaire, aidée en cela par des partisans, poursuivant résolument et invariablement  son idéal de liberté, de fraternité, d'égalité et de justice dans une France libre et réunifiée. Le peuple français a soutenu l'armée française, parce que l'armée française n'a pas trahi le peuple français. Et nous ? Qu'avons-nous offert à notre peuple ?  Nous lui avons offert un spectacle d'indignation, de désolation et de désespoir, dans une ambiance folklorique frisant souvent le ridicule, dont les pas de danse riment avec les larmes des désespérés. Nous avons trahi le peuple malien, nous avons trahi la confiance du peuple malien et nous lui avons asséné le coup de massue. Il faut aimer son pays pour accepter de mourir pour son pays. Il faut, Monsieur le président, aimer le Mali pour accepter de mourir pour le Mali. Depuis le début de ce conflit, Monsieur le président, aucun acte concret n'a été posé pour reprendre l'initiative du combat. La prise de la localité de Douentza devrait servir de tremplin à l'armée malienne pour engager le combat avec les moyens disponibles. Elle aurait pu ainsi redonner l'espoir au peuple malien, car le peuple malien attendait cela. Mais le peuple malien a été lamentablement déçu,   il a vécu cette journée dans l'indignation, l'humiliation et la honte."Si vous dansez avec aveugle, il faut  de temps à autre, lui donner de petits coups de pied, pour lui signifier votre présence, afin qu'il sache que vous êtes toujours là et bien là " a-t-on coutume de dire. Monsieur le président, parler de la venue ou non des soldats de la CEDEAO, spéculer sur nos matériels militaires bloqués aux ports de Conakry, Dakar, ou de je ne sais où, ne nous avancent à rien. Engageons le combat et attaquons avec les moyens disponibles. On ne peut pas travailler au four et avoir peur de la chaleur. Monsieur le président, l'histoire militaire de l'humanité est jalonnée de hauts faits qui prouvent à suffisance que ce n'est pas le matériel qui est l'élément déterminant d'une victoire militaire sur le terrain. Ce n'est pas le matériel qui fait la guerre, mais l'homme. C'est l'homme qui fait la guerre avec son courage, sa bravoure, sa détermination,  animé par l'idéal pour lequel il se bat. Pour illustrer cela, Monsieur le président, je citerais seulement deux exemples éloquents : 1-         Les soldats français ont été défaits à Dien-Bien-Phu, alors que l'armée française disposait des armes sophistiquées et modernes. Dien-Bien-Phu est resté dans la mémoire collective comme la victoire du plus faible sur le plus fort. 2-         L'armée américaine, l'armée la  plus puissante du monde, a été mise en déroute au Vietnam. L'utilisation des armes ultra modernes, les plus redoutables, souvent non conventionnelles, n'a pas entamé le moral et la détermination du peuple Vietnamien à se défaire de l'impérialisme américain. Le matériel militaire le plus sophistiqué, le plus redoutable, reste un tas de ferraille, si l'homme qui l'utilise a peur ou ne croit plus à l'idéal qu'il défend. Un Général français, lors de la deuxième guerre mondiale a dit, je cite : " une armée perd la guerre quand le Caporal mouille sa culotte ". Monsieur le président, nous avons eu peur de l'ennemi, nous avons encore et toujours peur de l'ennemi. Voilà l'amère et triste vérité. La guerre est un art. Le chef militaire qui se trouve sur le terrain est un artiste. Quatre qualités essentielles lui sont indispensables pour lui permettre de tenir toute sa place au sein de sa troupe et commander. Il s'agit entre autres : 1-         De l'esprit de sacrifice ; 2-         Du courage ; 3-         De la bravoure ; 4-         Du caractère. Il lui faut impérativement concilier ces quatre qualités pour réussir sa mission. Monsieur le président, la guerre n'a d'autre solution que la guerre. Celle-ci nous a été imposée, tramée de l'extérieur, orchestrée et manipulée par des intelligences non avouées, une agression barbare et inhumaine. Mais où sont donc les Généraux, Monsieur le président ? Où sont donc les officiers ? Nous avons tous déserté, tous disparu sur la pointe des pieds  et à présent nous sommes confinés au fond des chambres, tremblotant au moindre bruit de botte à la porte, la peur au ventre. Tous les officiers, Monsieur le président, devraient passer cette année devant une cour martiale, pour haute trahison, désertion en temps de guerre et abandon de matériels sur le terrain. Mais le peuple malien ne nous a fait aucun procès, parce que le peuple malien est un peuple indulgent, parce que le peuple malien est un grand peuple. C'est une honte pour nous cette année d'attribuer des grades et de s'entredéchirer pour des promotions, pendant que le reste du peuple croupit au bas de l'échelle. Mais comme le dit Mao, ancien président chinois : " le ridicule ne tue pas l'homme dépourvu de dignité ". Le grade se mérite, il ne se décrète pas. Qu'avons-nous fait cette année pour le mériter ? Nous avons déserté le front, nous avons fui le combat, nous avons fui devant l'ennemi, abandonnant tout le matériel sur le terrain. Toute promotion en grade cette année, au sein des forces armées et de sécurité, est une insulte à la conscience du peuple malien. Je n'engage aucun bras de fer avec l'armée qui reste ma famille et mon point d'attache. Je dis les choses telles qu'elles sont. Je mesure toute la portée de mon acte, en tant que soldat, j'en assume l'entière et pleine responsabilité. Ce pays m'a tout donné, en retour je lui dois tout. Et pour le soldat que je suis, ce pays, mon pays est au dessus de toute autre considération. Pour le Mali, nul sacrifice n'est vain. Si je ne peux continuer à vivre dans l'humiliation et la honte, la mort sera alors pour moi une véritable délivrance. Je suis un soldat, Monsieur le président, tenu par le devoir de réserve, censé obéir aux ordres de ma hiérarchie.  Mais voyez-vous, Monsieur le président, je suis d'abord au service et aux ordres de mon peuple avant d'être au service et aux ordres de l'armée. Il faut souvent choisir la désobéissance là où l'obéissance est déshonorante. Dès la diffusion de cette lettre ouverte, on m'enverra sûrement une horde de soldats pour me faire regretter mon acte. Mais les commanditaires d'une telle décision se trompent, car je vis pour un idéal, celui de servir mon pays, en tout temps, en tout lieu, en toute circonstance, sans condition aucune, au prix de ma vie s'il le faut. Aucune force au monde ne peut m'enlever cet idéal. Je suis prêt à mourir pour le Mali, dans une civière, s'il le faut, pour débarrasser définitivement et complètement mon pays de cette vermine. Donnez-moi Monsieur le président, un char, un B.T.R, un B.R.D.M.2 et un commando de 90 hommes équipés en grenades, lance-roquettes et fusils d'assaut ; donnez-moi ces moyens, Monsieur le président, et je vous donnerai 24 heures pour libérer Douentza et marcher sur Gao. Je jure sur ma lignée peuhle et sur mon honneur de soldat qu'il en sera ainsi, ou l'ennemi marchera sur mon corps. Je mets au défi tout juriste, si éminent soit-il, si émérite soit-il, de condamner mon acte. L'ennemi est-il celui qui prend les armes contre son propre pays, ou celui qui le défend au prix de sa vie ? J'invite tous les patriotes maliens, civils et militaires, convaincus et engagés, à observer une journée de jeun le lundi 5 novembre 2012 par solidarité avec nos compatriotes du nord, pour partager une journée de souffrance et de douleur avec eux. Pour ma part, j'ai décidé, à compter de lundi 29 octobre 2012, d'entamer une grève de la faim illimitée: soit l'armée se décide d'engager le combat et d'attaquer avec les moyens disponibles, sans délai et sans attendre les soldats de la CEDEAO, soit on me donne les moyens d'engager le combat tout seul et d'attaquer l'ennemi, ou je meurs sur mon lit. Ces bandits armés ne sont pas invincibles, ils ne sont pas immortels. Ces bandits armés ne sont pas des diables, ce sont des êtres humains comme nous. Pourquoi avoir peur d'eux alors ? Pourquoi avoir peur de les affronter avec les moyens disponibles ? En tout cas, moi, Seydou Moussa Diallo, lieutenant-colonel de mon état, officier supérieur de l'armée de la république du Mali, je dis non au diktat. Je refuse tout compromis tant que ces bandits armés occuperont encore un centimètre du territoire de mon pays. La guerre d'abord, la négociation ensuite. Le bateau-Mali a tangué, mais le bateau-Mali n'a pas chaviré, le bateau-Mali ne va jamais chavirer. Seuls les stupides et les imbéciles osent s'en prendre au Mali. Nous n'échangerons rien  contre notre liberté, notre dignité, notre honneur et notre patrie. L'intégrité territoriale de notre pays n'est pas négociable. Nous ne capitulerons jamais. Nous sommes jaloux de notre souveraineté et fiers d'être Maliens. Il faut aimer son pays pour accepter de mourir pour son pays ; il faut aimer le Mali, pour accepter de mourir pour le Mali. Engageons le combat et attaquons l'ennemi avec les moyens disponibles. Les soldats de la CEDEAO nous trouveront sur le terrain. Pour la gloire et la grandeur du Mali, nous vaincrons. N.B: Les propos publiés dans cette rubrique ne reflètent pas nécessairement le point de vue du journal et ne sauraient donc d’aucune façon engager sa responsabilité.                                                                        La Direction

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Commentaires (313)

User
Ramos
Ramos 14 ans
un vrai soldat pour le peuple l'histoire t'a donner raison mon petit peulh :-P
AMS-UNEEM
AMS-UNEEM 14 ans
reaction de l'AMS-UNEEM LETTRE OUVERTE AU CAMARADE SEYDOU MOUSSA DIALLO Camarade, Nous t’adressons cette lettre ouverte de soutien par ce que tu as été un des nôtres, pendant les années de braise de l’Union Nationale des Elèves et Etudiants du Mali (UNEEM). Tu étais en terminale philo – langue (PLA) au Lycée Public de Sevaré en 1979-1980. Tu y as été, pour le compte de cette année scolaire, candidat au poste de secrétaire général du comité UNEEM. Apres la sinistre année de suspension, tu fis la terminale PLA2 du lycée Dougoukolo KONARE, ou tu t’es retrouvé à la faveur de la régionalisation de l’enseignement secondaire au Mali .Tu y fus, même, secrétaire général du comité scolaire en 1982. Tu as été étudiant en droit en 1983 à l’Ecole Nationale d’Administration (ENA), avant d’opter pour une carrière militaire. Tu comprendras, donc que le Bureau de Coordination de l’Amicale des Anciens Militants et Sympathisants de l’UNEEM (AMS-UNEEM) s’adressa, plutôt, au camarade, que tu as été. Camarade, Lors de sa réunion extraordinaire, le 31 Octobre 2012, à son siège, à la Pyramide du Souvenir, le Bureau de coordination de l’AMS-UNEEM a décidé de t’adresser la présente lettre ouverte en manière de soutien à toi et d’appel à tous les patriotes. Camarade, Les membres de l’AMS-UNEEM te reconnaissent comme un des leurs et saluent ta constance dans le combat pour le Mali. Devant le Destin et l’Histoire, que tu as publié aux Editions Jamana, en Mai 2005, est, aussi, dédié à Abdoul Karim CAMARA dit CABRAL, à ta promotion de 1979-1980 du lycée public de Sevaré et à la génération Abdoul Karim CAMARA dit Cabral .Ce récit de vie (genre littéraire particulier, s’il en est), porte en manière d’épigraphe, cette pensée lumineuse : « en moi, l’espoir ne meurt jamais … ». Le Triomphe de la vérité, que tu as publié, également aux éditions Jamana, en 2006, témoigne que pour toi « la lutte continue, la victoire est certaine », comme les militants de l’UNEEM l’ont toujours chanté. Ce poème est dédié, entre autres, à la jeunesse du Mali et d’Afrique et à des militants de la révolution démocratique du 26 Mars 1991, comme feu le professeur Mamadou Lamine TRAORE, le cinéaste Cheick Oumar SISSOKO et à notre camarade Salikou TOURE de Sikasso etc... Tu as écrit, dans le Triomphe de la vérité ;( p.42): Mon souffle est flamme dévorante. Incendie est ma parole. Ma parole est justice. Foudre est ma colère. Ma colère ne tolère point. » Ou encore, « Je lancerai le javelot peuple. Javelot de mon Ancêtre Soundjata, bâtisseur du Mali » (p.43) Camarade, le combattant et le soldat patriote d’aujourd’hui continuent et bonifient le militant de l’UNEEM d’hier. Ton condisciple et camarade, Feu Adama COULIBALY, philosophe et critique littéraire, a soutenu dans la préface, qu’il a rédigée pour Devant l’Histoire et le Destin, qu’élève déjà, « ta voix s’élevait persuasive, haute » dans les discussions philosophiques au lycée Dougoukolo KONARE .Il ajouta que tu as été un ‘’observateur attentif’’ mais aussi, ’’ un acteur ‘’ de la grève de 1979-1980. Ton autre condisciple et camarade Moussa BAMBA, actuel secrétaire à l’organisation du Bureau de coordination de l’AMS-UNEEM, nous a rapporté, que déjà, au lycée Public de Sevaré, tu étais un bon militant et un élève très studieux , salué comme poète en herbe . Camarade, Tu as décidé de te mettre en grève de la faim illimitée depuis le Lundi 29 octobre 2012 et invité « tous les patriotes maliens, civils et militaires, convaincus et engagés, à observer une journée de jeûn le lundi 05 Novembre 2012 par solidarité avec les compatriotes du Nord, pour partager une journée de souffrance et de douleur avec eux » (cf ta lettre ouverte au président de la république par intérim, l’INDEPENDANT, n°3133 du Mercredi 31 octobre 2012 (pp.4-5). Ta seule exigence, d’une noblesse, à nul autre pareil est que « soit l’armée se décide d’engager le combat et d’attaquer avec les moyens disponibles, sans délai et sans attendre les soldats de la CEDEAO, soit on me donne les moyens d’engager le combat tout seul et d’attaquer l’ennemi, ou je meurs sur mon lit ». Tes camarades de l’UNEEM saluent ton patriotisme et soutiennent ton (notre) combat. Tu ne mourras pas dans ton lit de grève de la faim parce que le Président de la République par intérim, le Premier Ministre, le Capitaine SANOGO et tous les patriotes civils et militaires ne te laisseront pas mourir L’AMS-UNEEM, en ce qui la concerne, fera tout pour qu’il en soit ainsi .Aussi, a-t-elle décidé, entre autres : - publier cette lettre ouverte de soutien à ton combat, - T’envoyer une très forte délégation pour te la remettre, - Créer un comité de soutien et de sensibilisation, autour de ton combat ; - Soutenir et observer ton initiative de jeûn patriotique du 05 novembre 2012. Car, camarade, ton initiative est symbolique à l’image de Tiramakan TRAORE s’inhumant pour être désigné à la direction de l’expédition punitive du Mandé contre
MAMADOUN1
MAMADOUN1 14 ans
JE CONSEILLE AUX MALIENS CET AVION A LA PLACE DES HELICOS IL COUT 9 MILLIONS DE DOLLARS PIECE ET EST PLUS EFFICACE CAR SINON VOUS N AUREZ PAS ASSEZ DE FORCE Un A-10 en vol en Allemagne dans les années 1990 ——————————————————————————– Constructeur Fairchild Rôle Avion d’attaque au sol Statut En service Premier vol 10 mai 1972 Mise en service Octobre 1975 Date de retrait prévu pour 2028[1] Coût unitaire 9,8 millions de dollars en 1998 Nombre construits 715 Équipage 1 pilote Motorisation Moteur General Electric TF34-GE-100 (en) Nombre 2 Type Turboréacteur à double flux Poussée unitaire 40 kN Dimensions Envergure 17,42 m Longueur 16,16 m Hauteur 4,42 m Surface alaire 47 m2 Masses À vide 11 321 kg Avec armement 14 846 kg Maximale 22 950 kg Performances Vitesse de croisière 560 km/h Vitesse maximale 706 km/h (Mach 0,58) Vitesse de décrochage 220 km/h Plafond 13 636 m Vitesse ascensionnelle 1 828 m/min Rayon d’action mission anti-char ( 75 km à très basse altitude en pénétration et sortie, 30 minutes de combat) 467 km Charge alaire 482 kg/m2 Rapport poussée/poids 0,36 Armement Interne 1 canon Gatling de 30 mm GAU-8 Avenger Externe 7257 kg répartis sur 11 points d’ancrage dont 8 sous les ailes et 3 sous le fuselage pour un maximum de 8392 kg d’armement Avionique Pod laser Pave Penny, HUD modifier Le Fairchild A-10 Thunderbolt II, également connu sous le nom de « Warthog » ou « Hog » (phacochère en français) est le premier avion américain spécialement conçu pour l’appui aérien rapproché des forces terrestres. L’A-10 est un avion simple, solide et efficace, muni de deux turboréacteurs à double flux. Il est capable d’attaquer tout type de cible au sol, en particulier, les chars d’assaut et les véhicules blindés. On peut voir dans l’A-10 un descendant moderne du Hs 129 de la Luftwaffe, dont il reprend l’architecture autour du canon massif. Sommaire [masquer] 1 Conception et développement 2 Engagements 3 Variantes 4 Autres caractéristiques 5 Armement 5.1 Le canon 5.2 Armement 6 Apparitions 7 Notes et références 7.1 Bibliographie 8 Voir aussi Conception et développement[modifier]Le 6 mars 1967, l’USAF proposa à 21 constructeurs aéronautiques de lancer une étude pour son programme Attack-Experimental ou AX d’avion d’attaque au sol peu coûteux. Six compagnies répondirent à l’appel, dont Fairchild et Northrop, qui reçurent des contrats pour construire des prototypes. En 1969, l’ingénieur français Pierre Sprey précisa les caractéristiques voulues de l’appareil qui devaient tirer pleinement les leçons de la guerre du Vietnam, durant laquelle les avions, en particulier les chasseurs-bombardiers AD Skyraider, avaient été durement touchés par les canons de DCA et les missiles sol-air nord-vietnamiens. L’objectif était de concevoir un avion robuste, capable de revenir à sa base même très endommagé, tout en délivrant une forte charge offensive. Le premier vol du prototype YA-10A de Fairchild a eu lieu le 10 mai 1972. Le 10 janvier 1973, le A-10 est déclaré vainqueur de la compétition face au Northrop A-9. Les premiers A-10A ont été livrés en octobre 1975 à la base aérienne Davis-Monthan, dans l’Arizona. 715 appareils (dont un biplace) furent construits pour l’USAF entre 1975 et 1984. L’A-10 Thunderbolt II a cependant été assez mal accueilli dans les forces aériennes américaines ; les autorités avaient plus confiance dans les F-15 et F-16 et préféraient donne
KARABINTA
KARABINTA 14 ans
MERCI A TOI COLONNEL DIALLO. NE VOUS PRIVEZ PAS DE NOURRITURE SVP! CE SERAIT UN IMMENSE GÂCHIS DE VOUS VOIR PHYSIQUEMENT IMPUISSANT. LE MALI A PLUS QUE BESOIN DE SOLDATS ET IL N'Y EN PLUS SAUF VOUS. INCHALLAH COMME L'AVAIT DIT LE PERE FONDATEUR MODIBO KEÏTA "LE MOT MALI VA SONNER COMME UN GONG..." et moi j'ajoute que LE MALI VA PLUS QUE BRILLER QUE PRECEDEMMENT. VOUS ÊTES LE FILS DU MALI QUE MODIBO ET TOUT BON MALIEN A VOULU ET VOUDRA. LE "CLAN DES BRUTES ET IGNARES KATOIS DONT LE CHEF DE FILE SANOGO" EST SERA Jugé ET Exécuté POUR HAUTE TRAHISON ET DE TOUS LES ACTES QU'ILS ONT COMMIS COUTE QUE COUTE. BRAVE A VOUS ET TOUS MES ENCOURAGEMENTS POUR LE FAIT D'AVOIR OSE PARMI TANT QUI GARDENT LA LANGUE DE BOIS AU DETRIMENT DE LEUR PATRIE QUI LEUR DONNE TOUT. SALAM
Nkdi
Nkdi 14 ans
Merci très cher office que dieu nous protège amen
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